[VIDEO] La république a menti

Cette magnifique vidéo de 10mn explique en grandes lignes les mensonges de la république avec un retour sur l’histoire de France.

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L’échelle de Jacob selon Saint François de Sales

Pour la jeunesse, l’échelle de Jacob est un film. Voilà l’esprit du monde à l’oeuvre dans le but de désacraliser, de déchristianiser la civilisation contemporaine. Maintenir la population dans l’ignorance d’une spiritualité authentique est le moyen utilisé par ceux qui se disent « lumineux ». En vérité, ceux-ci oeuvrent pour Lucifer. La vie n’est pas telle qu’on se l’imagine. A notre mort, il y a ceux qui tombent dans les flammes de la géhenne et ceux qui s’élèvent vers notre Seigneur Jésus-Christ. Oeuvrons de toutes nos forces pour retrouver cet élan d’Amour qui nous garantira, dans le pire des cas, le purgatoire, et, dans le meilleur, le paradis.

Retrouvons une belle explication offerte par le vénérable Saint François de Sales à propos de la peinture de Nicolas Dipre, l’échelle de Jacob.

« Contemplez l’échelle de Jacob, car c’est une fidèle peinture de la vie dévote : les deux côtés de cette échelle nous représentent l’oraison, qui demande l’amour de Dieu, et les sacrements, qui le confèrent; les échelons sont les divers degrés de la charité, par lesquels on va de vertu en vertu, soit en descendant, par l’action, jusqu’à servir le prochain et à souffrir ses faiblesses, soit en s’élevant, par la contemplation, jusqu’à l’union amoureuse de Dieu. Or considérez, je vous prie, quels sont ceux qui sont sur l’échelle : ce sont des hommes qui ont des coeurs angéliques, ou des Anges qui ont des coeurs humains. Ils ne sont pas jeunes, mais ils le paraissent, parce qu’ils sont pleins de vigueur, et d’agilité spirituelle ; ils ont des ailes pour voler et s’élancer en Dieu par la sainte oraison, mais ils ont aussi des pieds pour marcher avec les hommes dans une sainte et paisible société ; leur beauté et la joie peinte sur leurs visages nous indiquent qu’ils reçoivent tout avec une douce tranquilité; et leur tête nue, aussi bien que leurs bras et leurs jambes, nous montrent que leurs pensées, leurs affections et leurs oeuvres n’ont d’autre but que de plaire à Dieu. Le reste de leur corps est couvert, mais d’une tunique légère, pour nous apprendre que, s’ils se servent du monde et des biens du monde, c’est en toute pureté et simplicité, sobrement, et autant seulement qu’il est nécessaire. Telles sont les personnes dévotes. Croyez-moi donc, Philothée, la dévotion est la douceur des douceurs et la reine des vertus ; c’est la perfection de la charité ; elle est à la charité ce que la crème est au lait, la fleure à une plante, l’éclat à une pierre précieuse, et l’odeur du baume, odeur de suavité qui fortifie l’esprit des hommes et réjouit les Anges. »

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L’imposture spirituelle des dirigeants contemporains

L’imposture spirituelle est facilement démasquable lorsqu’on se plonge dans les écrits d’autrefois. Saint François de Sales nous enseigne, en seulement quelques lignes, comment procédaient les injustes pour tromper les Israélites qui souhaitent entrer en terre promise.

Nous assistons aujourd’hui à la même tromperie : les « élus » s’acharnent à faire croire à une population docile, et, malheureusement, trop souvent bétaillère, que le Christianisme est une monstruosité trompeuse alors qu’en vérité, le Christianisme est une douceur suave qui transcende l’être humain pour en faire un dévot, c’est-à-dire un saint.

Ce qu’il faut en déduire, c’est que ceux qui dirigent la civilisation contemporaine souhaitent radicaliser les individus afin que ceux-ci s’opposent par les armes dans des combats fratricides. Il y a une volonté surnaturelle d’imposer le mal au sein même de la civilisation humaine. C’est bien là l’oeuvre de Satan. Le seul moyen de repousser ses assauts est de lui opposer de l’Amour ainsi que le Nom de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Retrouvons un extrait de la vie dévote de Saint François de Sales, fabuleux ouvrage rédigé en 1609. La sagesse peut être contemplée dans un passé résolument royaliste et Chrétien. La cruauté se reflète dans cette époque impie abreuvée de matérialisme, de finance qui finira, comme Babylone, dans la géhenne.

L’ouvrage « la vie dévote » peut être téléchargé au format PDF ici : La vie dévote

« Ceux qui voulaient détourner les Israélites d’entrer dans la terre promise leur disaient que cette terre dévorait ses habitants, c’est-à-dire que l’air y était si corrompu qu’on ne pouvait y vivre longtemps, et qu’en outre les naturels du pays étaient des hommes monstrueux qui mangeaient les autres hommes comme des sauterelles. C’est ainsi, Philotée, que le monde décrie tous les jours la sainte dévotion, en peignant les personnes dévotes avec un visage fâcheux, triste et chagrin, et en publiant que la dévotion rend l’humeur mélancolique et le caractère insupportable. Mais comme Josué et Caleb assuraient que non-seulement la terre promise était bonne et belle, mais que la possession en serait douce et agréable; de même le Saint-Esprit nous assure par la bouche de tous les saints, et Notre-Seigneur-Jésus-Christ nous atteste que la vie dévote est une vie douce, heureuse et aimable.

Le monde voit les personnes dévotes jeuner, prier, souffrir les injures, servir les malades, donner aux pauvres, veiller et réprimer leur colère, faire violence à leurs passions, se priver des plaisirs sensuels, et faire beaucoup d’autres choses qui sont de leur nature très-pénibles et très-rigoureuses ; mais le monde ne voit pas la dévotion intérieure qui rend toutes ces actions agréables, douces et faciles. »

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Qu’est-ce que la dévotion selon le vénérable Saint François de Sales ?

Saint François de Sales, nous enseigne, à travers « la vie dévote », ce qu’est la dévotion et une vie pieuse. Son ouvrage, rédigé en 1609, est un trésor spirituel. La plupart de nos contemporains ignorent tout de la spiritualité. Ils préfèrent se perdre dans les méandres du matérialisme, en désacralisant à chaque instant de leur vie ce qui aurait pu leur apporter le véritable bonheur. Lisons un extrait de « la vie dévote ».

« Celui-là tient toujours sa bourse ouverte aux pauvres, mais il a le coeur toujours fermé à l’amour de son prochain, à qui il ne veut pas pardonner. Celui-ci pardonne de bon coeur à ses ennemis; mais payer ses créanciers, c’est ce qu’il ne fait jamais, s’il n’y est contraint. Toutes ces personnes passent pour fortes dévotes, et ne le sont pourtant nullement. Les officiers de Saül étant allés chez David avec ordre de l’arrêter, Michol, son épouse, mit une statue dans son lit, la couvrit des habits de David, et leur fit accroire que c’était David lui-même qui était malade et qui dormait. Voilà l’erreur de beaucoup de personnes qui se couvrent de certaines pratiques extérieurs de dévotions, et que l’on prend pour très-spirituelles et très-dévotes; mais, au fond ce ne sont que des statues et des fantômes de dévotion.

La vraie et solide dévotion, Philothée, présuppose l’amour de Dieu; ou plutôt elle n’est autre chose qu’un vrai amour de Dieu, cet amour qui s’appelle grâce, parce qu’il embellit notre âme et nous rend agréables à la divine Majesté; qui s’appelle charité, parce qu’il nous donne la force de faire le bien, et qu’il s’appelle dévotion quand, parvenu jusqu’à sa perfection, il nous fait opérer le bien avec soin, avec promptitude et fréquemment. J’explique ceci par une comparaison fort simple et bien naturelle : les autruches ont des ailes, et ne volent jamais : les poules volent, mais pesamment, rarement et fort bas ; les aigles, les colombes et les hirondelles ont le vol rapide, élevé et presque continuel. Ainsi les pécheurs ne volent point en Dieu, mais rampent toujours sur la terre; les justes qui sont encore imparfaits volent en Dieu par leurs bonnes actions, mais rarement, lentement et pesamment ; il n’y a que les âmes solidement dévotes qui s’élèvent en Dieu d’un vol rapide, élevé et presque continuel. En un mot, la dévotion n’est autre chose qu’une certaine agilité et vivacité spirituelle, par laquelle ou la charité agit en nous, ou nous agissons par elle promptement et avec affection. …/…

Celui qui n’observe pas tous les commandements de Dieu n’est ni juste ni dévot ; car pour être juste il faut avoir la charité, et pour être dévot il faut avoir, outre la charité, un grand zèle et une grande promptitude à faire des actions charitables. »

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