L’échelle de Jacob selon Saint François de Sales

Pour la jeunesse, l’échelle de Jacob est un film. Voilà l’esprit du monde à l’oeuvre dans le but de désacraliser, de déchristianiser la civilisation contemporaine. Maintenir la population dans l’ignorance d’une spiritualité authentique est le moyen utilisé par ceux qui se disent « lumineux ». En vérité, ceux-ci oeuvrent pour Lucifer. La vie n’est pas telle qu’on se l’imagine. A notre mort, il y a ceux qui tombent dans les flammes de la géhenne et ceux qui s’élèvent vers notre Seigneur Jésus-Christ. Oeuvrons de toutes nos forces pour retrouver cet élan d’Amour qui nous garantira, dans le pire des cas, le purgatoire, et, dans le meilleur, le paradis.

Retrouvons une belle explication offerte par le vénérable Saint François de Sales à propos de la peinture de Nicolas Dipre, l’échelle de Jacob.

« Contemplez l’échelle de Jacob, car c’est une fidèle peinture de la vie dévote : les deux côtés de cette échelle nous représentent l’oraison, qui demande l’amour de Dieu, et les sacrements, qui le confèrent; les échelons sont les divers degrés de la charité, par lesquels on va de vertu en vertu, soit en descendant, par l’action, jusqu’à servir le prochain et à souffrir ses faiblesses, soit en s’élevant, par la contemplation, jusqu’à l’union amoureuse de Dieu. Or considérez, je vous prie, quels sont ceux qui sont sur l’échelle : ce sont des hommes qui ont des coeurs angéliques, ou des Anges qui ont des coeurs humains. Ils ne sont pas jeunes, mais ils le paraissent, parce qu’ils sont pleins de vigueur, et d’agilité spirituelle ; ils ont des ailes pour voler et s’élancer en Dieu par la sainte oraison, mais ils ont aussi des pieds pour marcher avec les hommes dans une sainte et paisible société ; leur beauté et la joie peinte sur leurs visages nous indiquent qu’ils reçoivent tout avec une douce tranquilité; et leur tête nue, aussi bien que leurs bras et leurs jambes, nous montrent que leurs pensées, leurs affections et leurs oeuvres n’ont d’autre but que de plaire à Dieu. Le reste de leur corps est couvert, mais d’une tunique légère, pour nous apprendre que, s’ils se servent du monde et des biens du monde, c’est en toute pureté et simplicité, sobrement, et autant seulement qu’il est nécessaire. Telles sont les personnes dévotes. Croyez-moi donc, Philothée, la dévotion est la douceur des douceurs et la reine des vertus ; c’est la perfection de la charité ; elle est à la charité ce que la crème est au lait, la fleure à une plante, l’éclat à une pierre précieuse, et l’odeur du baume, odeur de suavité qui fortifie l’esprit des hommes et réjouit les Anges. »

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