Chrétiens ou non-chrétiens, telle est la question

Voici un édifiant conte chrétien, rédigé par un ami, que je souhaitais publier.

***

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Un homme qui n’était alors qu’un jeune adolescent lorsque ses parents émigrèrent, revint tout joyeux dans son pays natal bien des années plus tard. Or, ce royaume était dirigé par un Roi puissant et juste.

Il s’avançait donc vers les marches du palais royal, heureux de revoir à nouveau le roi, car ils avaient été d’inséparables amis durant leur jeunesse. Mais un garde royal l’arrêtât.

« Qui êtes-vous ?

– Je me nomme Cornélius, dit l’homme. Faites savoir à notre bon roi que son ami d’enfance est de retour et a une faveur à lui demander.

– Avez-vous un titre d’entrée délivré par la Reine-mère ? questionna le garde.

– Je n’ai aucun titre d’entrée de qui que ce soit, répondit-il excédé par le zèle du garde. Je suis de noble famille, qui plus est, ami personnel du roi. Je n’ai besoin d’aucun document officiel pour visiter mon ami. Demandez au roi lui-même si vous ne me croyez pas !!!

– Si vous n’avez pas de titre d’entrée délivré par la Reine-mère, comme le veut la loi, je ne peux pas vous laisser entrer. »

Cornélius bouscula le garde, et entra de lui-même dans le palais, tandis que le serviteur sonnait l’alerte. Il parcourut plusieurs couloirs, reconnu le bureau royal, frappa, et y entra sans attendre la réponse. Le Roi était en train d’écrire, et lorsqu’il leva les yeux, un sourire illumina son visage. « Mon ami Cornélius !!! Comme je suis enfin heureux de te revoir. Viens donc dans mes bras mon vieux frère. Mais qu’est-ce qui t’amène donc ici ? » Et ils s’embrassèrent chaudement.

« Je reviens m’installer au pays, et j’aurais besoin d’une de tes faveurs.

– Parle donc mon ami ! répondit le roi, que pourrais-je donc te refuser à toi ? »

À ce moment, le garde de l’entrée du palais parut à la porte du bureau du roi escorté d’une douzaine d’autres hommes armés et dit au roi.

« Votre Majesté. Je vous prie de bien vouloir m’excuser de vous interrompre, mais cet homme qui se prétend votre ami est entré illégalement dans le palais. Il n’avait aucun titre d’entrée signé de la main de votre mère, et a forcé le passage.

– Ah ! fit le roi surpris et attristé. Tu as bien fait ton travail garde. Maintenant qu’on nous laisse seuls, Cornélius et moi. Je ne crains rien. »

Une fois que la porte du bureau royal fut refermée, le roi s’adressa à Cornélius.
« Dis-moi mon ami. Suis-je pour toi le roi ou un ami ?

– Hum…difficile à répondre » dit Cornélius « Tu es à la fois mon roi et mon ami.

– Précise davantage.

– Tu es mon roi pour la justice, et mon ami pour l’affection qui nous est réciproque.

– Certes ! Mais si je suis ton roi, pourquoi outrepasses-tu mes lois ? D’autant plus que comme ami privilégié tu devrais montrer l’exemple au peuple. Et si tu m’aimes comme ami, pourquoi n’exécutes-tu pas par amour pour moi ce qui m’est plaisant ?

– Je n’avais pas le temps ni l’envie de passer par ta mère pour obtenir un titre d’entrée.

– Mais sais-tu Cornélius, qu’un titre d’entrée est justement nécessaire pour me protéger de tout attentat ? Donc, tu te dis mon ami, mais pour ton confort personnel tu ne veux pas te soumettre aux lois qui protègent celui que tu aimes…en outre, tu fais grand affront à ma mère qui aurait été joyeuse de te revoir. Et qui, à cause de cette joie de revoir l’ami d’enfance de son fils bien aimé, t’aurait fait passer en priorité. N’aimes donc-tu pas ma mère ?

– Si bien sûr…mais…ce n’est pas elle qui est reine, c’est toi ! C’est toi l’oint de Dieu, toi le consacré !

– Et d’après toi, qui est donc la mère d’un roi, sinon une reine ? Si tu la méprises elle, tu me méprises moi. Car tu te dis mon ami, mais tu n’aimes pas ceux que j’aime. Tu te dis avec moi, mais tu n’es pas de moi. Car aimer vraiment quelqu’un, c’est aussi aimer ceux qui l’ont conçu, aidé, protégé, aimé. Aimer quelqu’un, c’est obéir à ses désirs même s’ils sont contraignants pour nous. Or, tu as méprisé la signature de ma mère, tu as méprisé ma loi, tu as bousculé les gardes qui me protègent, alors que je t’ai fait bon accueil. Bref, tu es passé de toi-même au-dessus de toutes les conventions que j’ai établies, et tu prétends m’aimer ? À peine es-tu de retour au pays que tu piétines déjà mes ordres et mes lois édictées pour le bien-être du peuple. Pourquoi aurais-tu des droits privilégiés, alors que les fils du royaume qui sont mes enfants s’y soumettent ? Si un des fils du royaume s’était conduit comme toi, que crois-tu qu’il lui serait arrivé ?

– Certainement, tu l’aurais fait mettre au cachot, et ta police l’aurait sévèrement questionné !

– Tu le dis toi-même ! Mais à cause de mon amour pour toi, je te renvoie présentement sans rien t’accorder. Si tu veux me rencontrer, tu devras auparavant apprendre à m’aimer vraiment, c’est-à-dire à me respecter jusque dans ce que j’ai établi. Tu passeras donc par ma mère, et tu attendras ton tour. »

Dans cette parabole, nous touchons du doigt le problème de la Chrétienté. Un individu qui croit au Christ mais ne respecte pas ses règles peut-il être appelé Chrétien ?

NON.

Car reconnaître, c’est aimer. Et Aimer, c’est être UN avec l’objet de l’amour.
Il ne faut pas être POUR le Christ, mais DU Christ.
Le Christ n’est pas un homme politique pour lequel on vote, ou une sorte de star qu’on admire. Le Christ n’est pas une idole, IL est DIEU et Fils de Dieu. Et à ce titre nous ne devrions faire qu’un avec LUI. Or la totalité du Christ se révèle dans la fusion avec Lui donc la Communion.

Or, qui dit communion, dit symbiose des cœurs. Comment peut-on se dire Chrétien si on rejette la mère du Christ en la rabaissant au rang de simple créature sans pour autant faire AFFRONT à Dieu en enseignant que Lui qui est Lumière aurait mélangé son essence glorieuse avec l’obscurité et les ténèbres d’une femme pécheresse, d’une simple fille d’Adam.

Si Dieu a choisi cette femme, elle devait (puisque le fils est le NOUVEL ADAM) être à son tour la NOUVELLE ÈVE, la CO-RÉDEMPTRICE, pure et sans tâche. Car de l’homme (Adam) est sorti la femme, et de la femme (Marie) est sorti le nouvel Adam.
Le Christ a établi l’Église UNE, SAINTE, CATHOLIQUE et APOSTOLIQUE. Et parce qu’elle est une (même si elle porte plusieurs noms : Catholique Romaine ; Catholique Orthodoxe ; Catholique orientale Copte, Catholique orientale Maronite, ainsi que chaldéenne, syrienne, libanaise), il n’y a donc qu’elle qui puisse se définir comme Chrétienne.

Frère Séraphin de Marie

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