Le plancher de verre

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Une multitude d’êtres vivants habitaient sur une planète dont le sol était constitué d’une mince épaisseur de verre. L’endroit était fragile. Les minéraux et les végétaux poussaient paisiblement. Les animaux, quant à eux, par nature, marchaient le plus habilement possible afin de ne pas abîmer le sol. Les premiers êtres humains suivaient des codes comportementaux très stricts afin de garantir la paix sur l’ensemble de la planète. Chaque individu pleurait sur ses fautes pour chercher à s’améliorer tout en faisant le bien autour de lui. La planète resplendissait tout comme le verre qui recouvrait le sol.

Un beau jour, un enfant qui estimait que ces règles étaient trop strictes décida de se rebeller. Au lieu de marcher prudemment, il sautillait en s’esclaffant. Au bout de quelque temps, un grand nombre d’enfants dansotaient par effet d’imitation. Arrivés à l’âge adulte, ces individus rebelles mirent au monde des enfants qui se conformèrent à ces règles plus souples. Ainsi, en grandissant, leurs enfants ne sautillaient plus mais sautaient le plus loin possible. De génération en génération, les hommes modifiaient de manière imperceptible leur comportement.

Quelques siècles plus tard, les lointains descendants de ces premières générations rebelles sautaient de tout leur poids en hurlant le plus fort possible. Ils s’insultaient les uns les autres, buvaient, fumaient, volaient les biens appartenant à leurs frères. La plupart des adultes étaient totalement corrompus et abrutis. C’est par un matin de pluie qu’un grondement sourd se fit entendre. Le verre qui recouvrait le sol se fissura. Les hommes, surpris par cet étrange événement, se mirent en colère et sautèrent de plus en plus fort sur le verre afin de manifester leur mécontentement.

Les oiseaux, pris de panique, s’envolèrent. Ces mouvements soudains effrayèrent les meutes de chiens qui détalèrent le plus loin possible. Leurs jappements dérangèrent les vaches qui broutaient paisiblement. La frayeur les fit se déplacer, à leur tour, en direction du désert. C’est à cet endroit que vivaient les éléphants. Étonnés par l’exode des vaches, les pachydermes barrirent avant de détaler. Le déplacement de ces gros animaux accentua la fissure. Une complainte terrifiante s’éleva dans les airs. Tant et si bien qu’une peur générale entraîna des mouvements de panique de plus en plus violents sur l’ensemble de la planète.

Les arbres commencèrent à jaunir, les oiseaux moururent, les chiens se dévorèrent les uns les autres et les hommes se frappèrent à coups de massue tout en sautant sur la fissure. Le comportement absurde des êtres humains entraîna la brisure du verre qui tapissait le sol. Soudainement, l’immense partie du verre vola en éclat. La plupart des arbres, des animaux et des hommes disparurent dans les abysses qui se trouvaient sous le sol.

Un calme assourdissant envahit la planète. Quelque temps plus tard, le plancher de verre se reconstitua sous l’impulsion divine. Lorsque le sol fut stabilisé, quelques êtres humains qui s’étaient cachés en emportant avec eux des minéraux et des animaux sortirent de leur cachette. Ils rédigèrent des règles sur des morceaux d’écorces afin qu’elles ne se perdent plus. Sans ces lois de silence et de prière, les hommes étaient amenés à agir de manière insensée. La rébellion entraînait des catastrophes terrifiantes tandis que le respect des lois de Dieu garantissait l’harmonie sur la planète. Lorsque les hommes acceptaient d’aimer Dieu et de faire preuve de charité les uns envers les autres, en plus de garantir la paix, ils permettaient aux arbres et aux animaux de s’épanouir. Plus la charité débordait, plus la planète resplendissait.

Moralité, lorsque les hommes perdent le sens de la bonté, piétinant les lois du Père que le Fils, Jésus-Christ, a annoncées aux hommes, foulant aux pieds les grâces du Saint-Esprit, refusant les commandements du Dieu Trinitaire, le mal se répand sur la planète au point d’entraîner une incommensurable destruction. Lorsque les hommes perdent le sens du sacré, les cataclysmes finissent par accomplir la Justice divine. Le comportement effronté des hommes finit par se retourner contre eux. Gardons à l’esprit que l’animal n’est pas responsable de ses actes contrairement à l’être humain.

Nous sommes, en ce début de XXIe siècle, à la veille de grands bouleversements puisque beaucoup d’individus ont décidé de refuser Dieu et Ses commandements. L’orgueil, l’avarice, l’avidité et l’individualisme ont fait reculer la charité. Or, sans abnégation, c’est la loi du plus fort qui s’applique. Par un effet de cause à effet, tel un jeu de domino qui s’effondre, ces principes de plus en plus malsains entraînent les guerres et les châtiments. Nous sommes prévenus. Il est temps d’en prendre conscience et de se ressaisir avant qu’il ne soit trop tard.

Étienne de Calade

Lien vers le fichier PDF : http://www.fichier-pdf.fr/2016/04/08/le-plancher-de-verre/

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Une réflexion sur “Le plancher de verre

  1. La Charité débordante .

    Je tâcherai de me dire dans les occasions : il faut faire déborder la mesure de la charité .

    Si l’amour – propre dit : il faut défendre son droit , je répondrai : il faut faire déborder la mesure de la charité .
    Si la paresse dit : j’ai besoin de repos , je répondrai : il faut faire déborder la mesure
    de la charité .
    Si la prudence de la chair prétend qu’il ne faut pas se prodiguer pour ne pas perdre
    de sa valeur , je répondrai : il faut faire déborder la mesure de la charité.
    Si je suis gêné, dérangé , fatigué , je me dirais encore : courage !
    Il faut faire déborder la mesure de la charité.

    Puis , à mon tour , quand j’aurai besoin d’un aide , d’un conseil , d’une correction , d’une consolation , peut-être d’un pardon , d’un secours pour le corps ou pour l’âme ,
    pour moi – même ou pour mes frères , j’irais à Jésus :
    Bon Maître , vous avez promis de nous rendre la même mesure : il faut faire déborder ,
    vous aussi , la mesure de la charité .
    (Père André Prévot , S.C.J.)

    « Je vous donne un commandement nouveau , celui de vous aimer les uns les autres comme Je vous ai aimés … A cela on vous reconnaîtra pour Mes disciples .
    Tout ce que vous aurez fait ou négligé de faire au moindre et au plus petit , c’est à Moi que vous l’aurez fait ou refusé . »

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