Les derniers temps avant Jésus-Christ

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« Les derniers temps avant Jésus-Christ » extrait de « les principaux faits de l’histoire sainte » de l’abbé L. Bataille. Page 161 à 163

« Après la mort du pieux et héroïque Judas, ses frères se mirent tour à tour à la tête du peuple et remportèrent de nouvelles et décisives victoires sur leurs ennemis. Les Syriens furent définitivement chassés et la Judée reconnue indépendante. Alors une assemblée générale de la nation déclara le souverain pouvoir héréditaire dans la famille des Machabées « jusqu’au jour où s’élèverait le Prophète véritable ».

Mais les descendants des Machabées ne furent pas dignes de leurs ancêtres : ils ne tardèrent pas à s’amollir et insensiblement, ils laissèrent tomber la nation Juive dans les désordres de l’irréligion et de l’anarchie.

C’est alors qu’on vit apparaître les deux grandes sectes religieuses des Pharisiens et des Sadducéens. Les premiers étaient des Juifs orgueilleux et hypocrites qui n’avaient qu’une religion purement extérieure et pleine de superstitions. Les Sadducéens, eux, niaient l’immortalité de l’âme, la résurrection des corps et, par conséquent, les peines de l’autre monde ; ils menaient une vie très corrompue. Ces deux sectes comptaient des membres nombreux parmi les riches et les puissants de la société. Elles dominaient absolument le peuple et faisaient peser sur lui une tyrannie qui, plus tard, provoqua fréquemment l’indignation de Jésus-Christ. La nation juive était donc tombée bien bas et elle soupirait avec ardeur après l’arrivée du Libérateur promis.

Chez les autres peuples, c’était pis encore : partout l’idolâtrie avec son cortège ordinaire de mœurs dissolues et de misères indicibles. Tout était Dieu, sauf Dieu lui-même. Rome, devenue maîtresse du monde, adorait jusque 30 000 divinités ! Et quelles divinités ! Loin de recommander la vertu, elles étaient regardées comme des protectrices des vices les plus dégradants. De plus, les deux tiers de la société vivaient sous l’esclavage des riches et des puissants du jour. Ces esclaves étaient considérés comme la propriété de leurs maîtres, qui avaient sur eux droit de vie ou de mort. On les achetait dans les marchés publics comme des animaux, et, on les traitait de même. Quand ils étaient hors de service, on les laissait mourir de faim. La vieillesse était méprisée ; l’enfance n’était élevée qu’en vue du bénéfice qu’on pourrait en retirer plus tard ; la femme était regardée comme un être de second rang, sans dignités et sans droits.

Cependant, au milieu de cette dégradation universelle, les peuples avaient conservé le souvenir des promesses faites à l’humanité après la chute d’Adam. Les Juifs, dispersés de toutes parts par les persécutions, avaient ravivé ce souvenir et fait connaître les prédictions des prophètes au sujet du Messie promis. Chez les Romains, chez les Grecs, chez les Germains, chez tous les peuples enfin, on attendait l’arrivée « d’un enfant extraordinaire, d’un Docteur inconnu, d’un Sauveur, d’un roi sage et puissant, d’une origine céleste, qui devait écraser l’esprit mauvais et ramener le bonheur sur la terre ».

De plus, tout était prêt pour l’avènement du Messie. L’empire Romain avait étendu sa puissance partout ; les barrières des nations rivales étaient détruites ; tous les chemins étaient ouverts pour la prédication de la bonne nouvelle ; une paix générale, inconnue jusque-là, tenait les peuples dans l’attention de ce qui allait arriver, et l’abjection profonde où le monde croupissait, excitait dans les cœurs le désir de voir se lever l’aurore de la délivrance.

Toutefois, il fallait auparavant qu’une dernière condition reçût son accomplissement : la prophétie de Jacob concernant le sceptre de Juda. Voici comment elle se réalisa. Deux frères se disputaient le pouvoir royal à Jérusalem et toute la Judée était bouleversée par suite de cette querelle. Les Romains, qui étendaient de plus en plus leur puissance dans le monde, profitèrent de la circonstance : sous prétexte d’apaiser la dispute, ils intervinrent et finirent par rendre la Judée tributaire de Rome. Quelque temps après (l’an 40 avant J.-C.), afin de consolider leur autorité à Jérusalem, ils disposèrent de la couronne royale et la donnèrent à un prince étranger qui leur était particulièrement dévoué, Hérode l’Iduméen. Cette fois le sceptre était sorti de la maison de Juda : c’était l’heure de l’arrivée du Messie, Jésus-Christ, Notre-Seigneur, Loué et Béni à jamais. »

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