Connaître les ruses des écrivains diaboliques

Les ennemis du vrai, du bien et du beau, abreuvés de multiples théories fallacieuses, déversent de verbeux flots alambiqués sur un papier de bonne qualité pour attirer à eux les curieux. Au premier abord, leur style est aguichant et semble convaincant aux yeux d’un lecteur qui n’a pour lui qu’une douce simplicité naïve.

Un livre ne s’ouvre jamais sans ces recommandations : lisons d’un œil critique chaque phrase. Si nous n’en comprenons pas le sens, c’est qu’il y a une subtile volonté de tromper par l’emploi d’un vocabulaire à la fois complexe et ésotérique qui mêle le vrai et le faux, le laid et le beau, le bien et le mal.

Bien souvent, les écrivains ayant la volonté d’induire en erreur utilisent la stratégie qui consiste à affirmer que leurs lecteurs ne sont pas assez intelligents pour comprendre leurs propos. C’est pourquoi ceux-ci sont, bien souvent, obligés d’accepter le point de vue final de l’écrivain puisqu’ils ne peuvent pas comprendre, à juste titre, son raisonnement. L’écrivain obtient les faveurs de ses lecteurs en utilisant la stratégie de bonneteau, ce jeu d’argent qui consiste à escroquer par la ruse des joueurs et des badauds naïfs.

Les loups ravisseurs se servent avant-tout de leur plume ravageuse comme d’une épée aiguisée d’un seul côté, celui du machiavélisme (le glaive de la Parole de Dieu, à l’inverse, est tranchant des deux côtés, c’est-à-dire du bien et du mal afin de rester dans la Vérité). Pour réussir leur entreprise de destruction, ces écrivains doivent employer des mots qui vont accentuer les mauvais penchants de leurs lecteurs, afin de les damner, au lieu de les pousser à la vertu qui seule pourrait leur offrir la Grâce salvatrice.

Nous devons reconnaître notre tendance à la négligence afin de pouvoir corriger ce défaut naturel qui découle de la faute originelle. Dorénavant, avant d’ouvrir un livre, nous devons nous armer des vertus cardinales (tempérance, force, prudence et justice) et théologales (foi, espérance et charité). C’est le strict minimum pour être en mesure de détecter rapidement les archétypes sous-jacents qui donnent au texte son sens profond. Nous avons alors la possibilité d’accéder à une grille de lecture correcte puisque notre œil écarte tout ce qui est contraire au vrai, au bien et au beau.

Les écrits diaboliques s’appuyent sur de nombreuses techniques ou doctrines fallacieuses. Voici une petite liste non exhaustive à enrichir :
– Utilisation des doctrines économiques (flux financiers, volonté de s’enrichir, amour de l’argent, etc…)
– Volonté entêtée de jouir au détriment d’autrui par l’intermédiaire des cinq sens (sensualité, luxure, emploi de psychotropes, gourmandise, enrichissement, vanité, coquetterie, etc…)
– Mythes de la réincarnation, de l’alchimie ou de l’immortalité (compte de saint germain, hermès trismégiste, etc…)
– Chimère selon laquelle de mauvais extraterrestres gouverneraient secrètement le monde (si c’était le cas, l’humanité serait déjà détruite, envahie ou réduite à l’esclavage)
– Théorie d’une grande loge blanche composée d’être sages qui seraient très proches des doctrines révolutionnaires…
– Imitation maladroite, grossière ou alambiquée du Christianisme (Jésus-Christ ne serait pas mort sur la Croix, Jésus-Christ aurait été remplacé par un hypothétique frère jumeau (le frère jumeau en question est en réalité saint Jean-Baptiste représenté enfant aux côtés de Jésus-Christ au même âge), etc…)
– Mise en avant des religions différentes du Christianisme ou rabaissement du Christianisme au même rang que les autres religions
– Emploi de la langue des oiseaux, de contrepèteries, de jeux de mots ou d’un vocabulaire complexe
– Soutien des doctrines protestantes, communistes, socialistes, athées ou lucifériennes selon le style de l’auteur
– Négation de l’existence de Jésus-Christ (afin de nier la Grâce elle-même, maintenir les lecteurs dans l’athéisme, pousser les individus vers de mauvais penchants, volonté tyrannique de pervertir, etc…) ou déformation des écrits bibliques pour transformer Jésus-Christ en autre chose (un Logos ou un Christ luciférien par exemple)
– Utilisation intempestive de majuscules appliquées à certains mots-clés de leur jargon (Ego, Petit roi, Grand Roi, Maître, etc…)
– Emploi de mots ou de croyances empruntés aux religions orientales (soufisme, indianisme, chamanisme, bouddhisme, hindouisme, etc…)
– Déformation des écrits de saint Augustin ou d’autres saints écrivains majeurs (les défunts n’étant plus là pour défendre leurs magnifiques écrits)
– Affirmations ou locutions mensongères qui déforme le sens de la Charité (trop bon trop c…, charité bien ordonnée commence par soi-même, l’homme est un loup pour l’homme, etc…)
– Négation de la beauté du monde et de sa perfection
– Refus du libre-arbitre (choix du bien ou du mal)
– Inversion des valeurs (le saint devient un homme cruel sous la plume de l’écrivain diabolique et le tyran se transforme en un homme parfait)
– Refus du surnaturel au profit d’un naturalisme abscons
– Négation de la loi naturelle (Dieu a implanté la notion de bien et de mal dans l’homme)
À vous de compléter cette liste !

Stéphane, 17 mai 2017
Blog la France Chrétienne

Lien vers le fichier PDF : https://lafrancechretienne.files.wordpress.com/2017/08/connaitre_les_ruses_des_ecrivains_diaboliques.pdf

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Une réflexion sur “Connaître les ruses des écrivains diaboliques

  1. – Utilisation de tous les moyens modernes afin que la majorité puisse davantage fonctionner selon le tout relativisme, l’enfer n’existe pas, le progrès continuera sans cesse à illusionner.

    – Puis comme les gens ne lisent plus, inciter davantage les masses à fonctionner selon
    la norme ou venant de l’image de la bête, pour le meilleur des mondes.

    – Acceptation pour certains de l’effondrement éventuel de notre civilisation, mais toujours à partir de faits cartésiens, de tableaux plus flatteurs aux oreilles, mais jamais pour le salut des âmes. Les anciens n’étaient pas plus sages qu’eux, comme dans une conduite pas si courante afin de pouvoir toujours rendre la parole de l’écriture plus inaudible.

    – Les hommes n’ont jamais comploté contre Jérémie, car la loi ne périra jamais avec le mal.

    – Les anciennes routes ne sont plus bonnes à suivre, d’ailleurs où est l’éternel ?

    – Les quatre cent cinquante prophètes de Baal étaient tous plus sages qu’Élie.

    – Leur pays ne sera jamais dans le deuil ou les lamentations qui viennent.

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