Axe de réflexion : l’éducation dans la Nouvelle France

L’éducation de la jeunesse est l’un des socles primordiaux d’une civilisation chrétienne. Les enfants symbolisent le futur avant de former une génération d’adultes responsables. Or, dans la France du XXIe siècle, les enfants ont perdu les repères ancestraux qui conduisaient autrefois la jeunesse vers un âge adulte baigné de moralité et de spiritualité. Lorsqu’on détruit l’enfance, on interdit un futur radieux à toute nation. La médiocrité est prônée au nom d’une égalité perverse. Au lieu d’édifier les écoliers, on tire vers le bas les meilleurs d’entre eux afin de leur faire rejoindre le clan majoritaire des médiocres. L’éducation républicaine est en train de signer son propre arrêt de mort en sabotant la formation de nos enfants. Ceci afin de faire émerger le transhumanisme technologique qui se nourrit de l’anéantissement des lois ancestrales. La théorie du genre sera certainement enseignée, comme à l’étranger, par la promotion de la sodomie, véritable crime contre l’humanité, afin de faire croire que le rectum est le point commun entre tous les êtres vivants, et ce, afin d’effacer la notion de sexe masculin et féminin. Le mensonge va trop loin pour ne pas être vivement combattu. Il faut, dès aujourd’hui, réfléchir et se poser les bonnes questions. Nous devons être capables de proposer des solutions pour la Nouvelle France. C’est pourquoi cet article se présente sous forme de questions/réponses afin de faire émerger une saine réflexion. Les solutions viendront naturellement après avoir soulevé les enjeux primordiaux.

Questions générales

Tout d’abord, qu’est-ce que la morale ?
La morale découle naturellement du Christianisme : elle provient des commandements de Dieu. Le bien et le mal sont des notions qui ont été héritées des prophètes, de la Loi et des enseignements si purs de Jésus-Christ.

Est-ce que le bien et le mal sont des notions importantes pour la civilisation ?
Lorsqu’un individu refuse ou perd toute notion de bien ou de mal, il se laisse dominer par toutes sortes de pulsions et de tentations qui finissent par l’entraîner vers sa propre perte, au risque d’emmener avec lui d’autres personnes.

Qu’est-ce que le relativisme ?
Le relativisme c’est le fait de relier la notion de bien et de mal à une action contextuelle afin d’en réduire la portée. Ainsi, le flou s’installe dans les esprits et réduit le champ de conscience. Par exemple, d’un point de vue relatif, tuer un animal blessé peut être perçu comme un bien, alors, que d’un point de vue absolu, c’est certainement une mauvaise solution.

Quelle est la conséquence du relativisme ?
Le relativisme s’appuie sur l’égoïsme. Ainsi, les notions de bien et de mal sont cantonnées aux actes d’un individu dans un certain contexte. Cela interdit une lecture collective des événements puisque le bien et le mal n’existent plus en tant qu’axe primordial de réflexion.

Pourquoi, alors, avoir imposé le relativisme ?
Le relativisme est une tactique de guerre qui permet de faire adopter n’importe quelle loi favorable à l’émergence d’une civilisation dystopique, c’est-à-dire dans laquelle il y aurait des tyrans et des esclaves. Le bien et le mal découlent des commandements de Jésus-Christ. Par conséquent, lorsque la morale est appliquée, elle agit comme un bouclier qui protège des funestes conséquences du mal. La morale est un précieux rempart contre toute dystopie ou hérésie.

Est-ce que la morale est une matière importante pour l’enfant ?
La morale est la colonne vertébrale de l’enfant. Elle lui permet de prendre conscience de ses devoirs envers Dieu et envers la civilisation. Elle lui offre un support de réflexion rassurant parce qu’elle lui permet de former un jugement cohérent face aux événements qui surviennent autour de lui. Sans morale, la régression de l’enfant est inéluctable à, plus ou moins, long terme.

Pourquoi ne parle-t-on jamais des devoirs de l’enfant ?
La notion de devoir oblige l’enfant à réfléchir sur ses propres comportements au sein de la civilisation. Les devoirs recentrent l’enfant par rapport à son environnement et lui garantissent une saine raison. Cela lui ouvre la conscience du bien et du mal, favorise la notion de Dieu et l’enracine dans la réalité. Dans une époque où l’égoïsme et le relativisme sont rois, la notion de devoir est leur principal ennemi puisqu’elle est la source de tout bien.

Pourquoi parle-t-on seulement de droits ?
La notion de droit est fallacieuse dès lors qu’elle n’est plus couplée à la notion de devoir. Le droit de tuer a un sens pour le relativiste, tandis que le devoir commanderait de sauver. Si l’on a le devoir de sauver, on n’a pas le droit de tuer. Dès lors que le droit est orphelin du devoir, le droit se transforme en bourreau.

Pourquoi est-ce qu’il n’y a aucune réflexion sur ces sujets pourtant si simples ?
La réflexion différencie l’homme de l’animal. Un homme qui ne réfléchit plus plonge progressivement vers la bestialité. La société du spectacle et des loisirs empêchent les individus de réfléchir collectivement. La plupart des adultes sont plongés dans une torpeur égoïste composée de consommation et de jeu. Un tel sujet de réflexion condamnerait le mal à reculer et ouvrirait la conscience de nombreux individus, qui, dès lors, n’hésiteraient pas à se rebeller contre ce système tyrannique. Le mal a besoin du mensonge pour survivre puisque celui-ci en est le terreau.

Quel est le rôle de la simplicité ?
Souvenons-nous des paroles de Jésus-Christ : « soyez simples comme la colombe et prudents comme le serpent ». La simplicité est intimement liée à la loi naturelle : le bien et le mal transparaissent grâce à la simplicité. Un individu qui recherche la complexité se perd rapidement dans le relativisme tandis qu’un homme simple se contente d’obéir aux règles millénaires. La rébellion pousse l’individu au mal tandis que l’obéissance le stabilise pour faire de lui une pierre angulaire. La prudence du serpent permet de conserver un regard éclairé sur le monde.

Est-ce que la complexité est ennemie du bien ?
Comme le dit l’adage, « le mieux est l’ennemi du bien ». Or, le transhumanisme est « un mieux ». Le transhumanisme découle logiquement d’une société dominée par la technologie. La technologie est composée de briques superposées. Chaque brique est complexe puisqu’elle est soumise à des règles algorithmiques, c’est-à-dire à une suite d’instructions précises permettant de résoudre un problème. La complexité d’une civilisation technologique empêche l’individu de se réaliser à l’intérieur de celle-ci puisqu’il n’en est plus le centre. Une civilisation complexe a besoin de robots et d’esclaves, pas d’êtres humains libres et réfléchis. Les multinationales, par exemple, s’opposent à l’artisanat. Ce n’est pas une multinationale qui peut répondre à des problématiques intelligibles. Au contraire, la multinationale sait répondre à des besoins complexes et industrialisés, bien loin de la simplicité, et, donc, du bien. L’artisanat, par conséquent, sait répondre à des besoins réalistes et limités dans le temps. La France d’autrefois était composée d’artisans. Cela permettait de nourrir la population locale et favorisait la construction cohésive du pays.

Questions pragmatiques

Que doit-on réformer dans l’éducation nationale ?
Absolument tout. Il faut former des professeurs responsables qui soient capables d’appréhender la morale chrétienne, les devoirs et les droits, le bien et le mal. À partir de là, ces professeurs agiront pour le bien des enfants et non pour répondre à un cahier des charges relativiste.

Est-ce un projet irréaliste ?
C’est un projet qui n’est pas utopique. Il est seulement impossible à mettre en œuvre dans une civilisation dominée par une technologie immorale. Les professeurs doivent être les artisans de la réussite. Une éducation saine peut être mise en œuvre dans un pays dominé par la simplicité.

Que doit enseigner le professeur ?
Le professeur doit enseigner le savoir-être avant le savoir-faire. Un enfant cadré est rassuré. Il peut ainsi donner le meilleur de lui-même puisqu’il perçoit que son entourage est sain. Le professeur doit être un modèle pour l’enfant et non un conteur d’histoires. La simplicité guérit une civilisation rongée par la complexité. Enseigner la morale, la grammaire, l’orthographe, la dictée et les mathématiques dans les écoles permettrait déjà de résoudre 90 % des problèmes actuels. Les matières pourraient se permettre d’être de plus en plus complexes au fil des classes puisque l’enseignement de base serait sain. La promotion des meilleurs se ferait au bénéfice de tous puisque chaque élève bénéficierait des avancées communes.

Comment gérer le recrutement des professeurs ?
Cette responsabilité incomberait aux communes. Il faudrait donner des règles globales qui pourraient être adaptées en fonction des besoins particuliers. Cela pourra se faire au moment opportun, lorsqu’il y aura suffisamment d’hommes capables de répondre aux besoins de la nation.

Comment garantir la réussite de l’enseignement avec peu de moyens ?
Il suffit de connaître l’histoire de France. Les missionnaires de saint Vincent de Paul, par exemple, n’avaient rien (« nous n’avons rien mais nous possédons tout en Dieu ») et pourtant ils parcouraient la France entière, avec peu de moyens matériels. Ils connaissent par cœur leurs itinéraires et possédaient l’intelligence du cœur. Ceci combiné à la foi, leurs missions d’évangélisation des travailleurs pauvres des champs furent une véritable réussite dans un siècle agricole. Il faut donner aux enseignants la même intelligence. Le confort endort la conscience et empêche toute activité qui demande des sacrifices. Le dépassement de soi ainsi qu’une saine réflexion collective sont une nécessité dans un pays pauvre ou ruiné. Les épreuves favorisent toujours une belle réussite lorsque l’on garde foi en Dieu.

Comment former de bons professeurs ?
C’est certainement un point crucial. Il faut qu’un gouvernement sincère et protecteur du Christianisme instaure la création d’une école de professeurs chrétiens. Les méthodes d’enseignement des professeurs ressembleraient certainement à celles de la France du XVIIe siècle. Contrairement à ce que l’on croit, à cette époque, l’enseignement était strict, encadré et de haut niveau. Le Christianisme élevait les âmes même si le niveau de vie général était plutôt bas et soumis aux aléas de la nature. L’inexistence de la technologie n’était pas un frein. Bien au contraire, chacun devait faire du mieux que possible avec le peu de moyen à sa disposition. La prière permettait d’obtenir de saintes inspirations. Saint Vincent de Paul ainsi que les saints en général en sont la preuve vivante.

Stéphane, 30 mai 2017
Blog la France Chrétienne

Lien vers le fichier PDF : https://lafrancechretienne.files.wordpress.com/2017/08/axe_de_reflexion_l_education_dans_la_nouvelle_france.pdf

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