Axe de réflexion : la vieillesse dans la Nouvelle France

Après avoir travaillé toute une vie, le vieillard peut mettre son savoir-être ou son savoir-faire au service du bien commun. Hélas, dans ce XXIe siècle, les personnes âgées sont trop souvent reléguées dans des maisons de retraite. Au lieu de partager les souvenirs de leur vie, de mettre à profit leur savoir-être et leur savoir-faire, elles se voient dépérir lentement dans ces endroits sordides. Ces lieux où la vieillesse est si exposée reflètent en permanence l’idée de la mort et de l’abandon. Pourtant, les personnes âgées représentent un véritable vivier qui reste injustement inexploité. La jeunesse aurait besoin d’être encadrée par des personnes mûres. Le partage intergénérationnel permettrait de faire profiter les jeunes générations de l’expérience des plus anciens : la jeunesse serait édifiée et admirative devant les témoignages de ses aînés, tandis que les personnes âgées se sentiraient utiles.

Questions générales

Que représentent les maisons de retraite ?
Ces lieux sont le reflet de la civilisation : le refus d’intégrer les personnes âgées au sein de la civilisation, le déclassement de la vieillesse, l’incompréhension face à la mort, le rejet du Christianisme qui considère la vieillesse comme l’âge de la sagesse, la punition de l’improductivité. L’inversion des valeurs y est clairement exprimée puisque les personnes hébergées doivent payer des frais élevés pour être maintenues en vie. Or, la charité chrétienne implique la gratuité des soins et le financement des frais grâce à la générosité publique.

Le refus du Christianisme serait donc la cause des maux actuels ?
Bien sûr. Il suffit de connaître l’histoire de France pour s’en rendre compte. Saint Vincent de Paul, par exemple, a créé d’innombrables centres charitables où les personnes en situation d’exclusion étaient soignées et prises en considération : on leur enseignait charitablement les valeurs chrétiennes et on les nourrissait aimablement puisqu’on voyait en eux le visage du Christ souffrant. Or, notre civilisation contemporaine a transféré les responsabilités financières au niveau de la famille afin de se débarrasser de la charité publique. Il s’agit d’un subtil archétype anti-chrétien.

Quelles sont les solutions à de tels problèmes civilisationnels ?
Hélas, il n’y en a qu’une seule : l’écroulement des nations qui ont refusé de protéger leurs ancestrales valeurs chrétiennes. C’est dans la souffrance, et non dans le confort, que les gens seraient en mesure de se souvenir des commandements de Jésus-Christ vis-à-vis de Dieu et des hommes. Toute civilisation, religieuse par essence, qui bannit le Christianisme ouvre la porte à d’autres religions. Il s’agit d’un phénomène parfaitement décrit dans la tradition chrétienne : le refus de la perfection spirituelle entraîne de nombres châtiments destinés à la compréhension des erreurs passées. Hélas, l’homme, si fragile et si faible dans le bien, a besoin de souffrir pour se remettre en cause.

Que produit l’exclusion des personnes âgées ?
Cela entraîne un cloisonnement générationnel : la séparation des générations entraînent plusieurs effets néfastes. La jeunesse méprise les générations plus âgées à cause du jeunisme qui est savamment distillé dans la civilisation, et ce, à cause de l’absence de charité chrétienne. Le communautarisme est également générationnel, mais, ce phénomène passe inaperçu à cause de la prédominance matérialiste : le système est savamment conçu pour décupler le péché, le mal-être et les tensions.

Est-ce que la pauvreté joue un rôle dans cette dégradation généralisée ?
Bien sûr. La pauvreté s’insinue dans toutes les failles du système. C’est un redoutable facteur d’exclusion puisque cela favorise la dépendance aux psychotropes, engendre énormément de violence, de dégradation de l’hygiène et de la santé publique.

Comment peut-on résumer la situation ?
Le cloisonnement des générations, couplé au communautarisme, à la pauvreté, à l’égoïsme et à l’effondrement moral engendrent une perte de repères à grande échelle et un redoutable isolement des individus. La situation est dramatique mais le brouhaha des médias étouffent la réalité. Une saine réflexion est indispensable pour prendre conscience de l’ampleur des dégâts.

Quel serait le futur probable de notre civilisation ?
S’il n’y avait pas de châtiments divins, cette civilisation se scinderait en deux parties. D’un côté il y aurait les pauvres et de l’autre les riches. Les pauvres seraient destinés à vivre dans des bidonvilles insalubres tandis que les riches vivraient une vie luxueuse grâce à l’avancée technologique. Le transhumanisme se nourrit de cette scission : la civilisation à deux vitesses accélère la paupérisation d’une partie de la population et l’enrichissement de l’autre. Les flux financiers se concentrent exclusivement sur la progression de la technologie dans le but d’améliorer la nature humaine des collaborateurs de la dystopie transhumaniste pour les faire passer au stade de cyborg. Ceci est une odieuse chimère diabolique.

Questions pragmatiques

Comment la Nouvelle France s’y prendra pour sauver les personnes âgées ?
Notre histoire est suffisamment riche pour cela. Saint Vincent de Paul nous a donné les clefs du bonheur chrétien et cela passe forcément par la charité. Les personnes âgées valides seront réincorporées dans la civilisation : « tu honoreras ton père et ta mère ». Par conséquent, les familles réapprendront à aimer leurs aïeux. Les personnes âgées souffrantes seront hébergées dans des lieux de charité chrétienne : la Nouvelle France recrutera des vocations féminines afin de les faire redevenir les filles de la charité publique. Ceci passe bien évidemment par un redressement de l’Église catholique qui est actuellement éclipsée par la décadence, symbole du péché.

Pourquoi privilégier les femmes pour les travaux de charité ?
La femme chrétienne est à l’image de la sainte Vierge. Elle est le symbole de la maternité et de l’amour maternel. Elle porte en elle les instincts primordiaux de protection. Le féminisme est un mouvement situé à l’exact opposé de cet amour maternel : c’est le refus de servir par excellence, l’égoïsme élevé sur un piédestal, un autre archétype de l’esprit antichrist. Le Christianisme distingue l’homme de la femme dans leur nature et dans les fonctions qui en découlent : l’homme est à l’image de Jésus-Christ ce que la femme est à l’image de la sainte Vierge. La civilisation contemporaine s’acharne à vouloir anéantir des symboles si parfaits parce qu’elle sait qu’elle vit sur le mensonge et la cupidité. Sa plus grande peur est de voir l’usure disparaître : la Nouvelle France interdira en priorité le crédit. Il faudra réapprendre à vivre selon la réalité de nos moyens : les pauvres seront assistés par une véritable charité et les riches participeront à celle-ci. Le Christianisme sait répondre à tous nos besoins.

La Nouvelle France redeviendra donc chrétienne ?
Absolument. La Nouvelle France sera le royaume restauré du Christ-Roi, du Sacré-Cœur. Il y a suffisamment d’ouvrages chrétiens des siècles passés pour permettre à la France de s’élever au sommet de la charité. Cela implique un travail énorme de restauration de la part du futur gouvernement très-chrétien. Mais sa devise ne sera-t-elle pas : « chacun pour tous et tous pour la Suprême Gloire de Dieu ? »

Stéphane, 5 juin 2017
Blog la France Chrétienne

Lien vers le fichier PDF : https://lafrancechretienne.files.wordpress.com/2017/08/axe_de_reflexion_la_vieillesse_dans_la_nouvelle_france.pdf

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