Axe de réflexion : la Justice dans la Nouvelle France

Une Justice équitable se base sur la rétribution individuelle selon les comportements de chacun. L’homme qui perdure dans le péché doit être sanctionné afin qu’il retrouve le chemin de la vertu, tandis que l’homme de bonne volonté doit être récompensé. Or, la Justice contemporaine ne répond plus à ces préceptes chrétiens. Elle est au service d’intérêts politiques et financiers. Il y a donc un gigantesque travail de réforme à effectuer afin qu’elle puisse redevenir une Justice au service des commandements de Jésus-Christ.

Questions générales et pragmatiques

Quels sont les dommages engendrés par l’iniquité ?
L’injustice entraîne de graves maux dans la civilisation. Elle pervertit les cœurs et les âmes. La victime se sent lésée et le coupable voit sa peine diminuée. Toutefois la prison est un terrible lieu de règlements de comptes.

Quelles solutions pour les prisons ?
L’évangélisation auprès des prisonniers est indispensable. Saint Vincent de Paul envoyait ses missionnaires auprès des galériens et des prisonniers afin de les édifier. Ainsi, il a pu obtenir la conversion de nombreux condamnés. Un homme édifié par le Christianisme est en mesure de changer de comportement : il souhaite se conformer au bien afin de ne plus faire le mal.

Est-ce que l’homme est en mesure de faire le bien selon sa volonté seule ?
Bien sûr que non. L’homme a besoin des sacrements de l’Église, de la morale et d’une justice équitable. Il a également besoin d’un environnement sain. Or, la civilisation contemporaine ne répond plus à ces exigences. Il faut, entre autre, rétablir la peur de la Justice pour ceux qui persévèrent dans le péché. Les hommes de bonne volonté, quant à eux, doivent être récompensés selon les bienfaits qu’ils ont prodigués.

Quel doit être le rôle de la Justice ?
La Justice doit ressembler à saint Michel Archange : une réelle douceur pour encourager les hommes de bonne volonté et une rigueur sévère pour décourager les hommes qui souhaitent persévérer dans le mal. Ainsi, chacun, sans aucune exception, doit recevoir ce qui lui est dû : un châtiment pour le mal qu’il a fait volontairement et une récompense pour le bien effectué. Pour que cela puisse se faire, il faut que la Nouvelle France proclame le Christ-Roi, sans cela, ce serait peine perdue.

Comment stopper le mal dans la société ?
L’homme qui agit volontairement de manière abominable doit être sévèrement sanctionné selon ce qu’il a semé. Tout d’abord, si c’est possible, il doit réparer le mal qu’il a fait par des travaux d’intérêts publics tout en méditant quotidiennement sur ses actes. Il doit prendre conscience des dangers de son comportement pour les autres et se souvenir de faire du bien à autrui comme il aimerait que les autres le lui fassent. Ensuite, il faut réfléchir à un enfermement dans un centre de production chrétien afin que son travail soit profitable à la civilisation : les travaux manuels couplés à une catéchisation transformeraient l’homme mauvais en un bon chrétien.

Qu’en est-il des élus de la vie politique ?
Les sanctions doivent être encore plus sévères envers ceux qui exercent une fonction importante. Toute infraction grave envers les commandements de Jésus-Christ doit être sanctionnée par une destitution et des travaux d’intérêts généraux avec une mise à disposition populaire. L’élu devrait par exemple nettoyer les toilettes publiques, assister les grands brûlés dans les hôpitaux, effectuer des travaux dans les égouts, nettoyer les places de marché, etc. Son identité serait bien évidemment dévoilée afin que la honte lui retombe dessus : il devrait racheter son innocence par un travail plus ou moins long selon les fautes commises. Il devrait ensuite faire le serment de ne plus pécher et devrait prouver sa bonne volonté.

Est-ce que la peine de mort est une bonne solution ?
La peine de mort implique la suppression pure et simple de l’individu. Ne serait-il pas souhaitable que la honte le suive de nombreuses années ? Des travaux forcés effectués avec un boulet au pied dans un centre pénitentiaire dédié aux crimes pourraient être une solution. Il faudrait évangéliser ces lieux, surtout les gardiens et ensuite les prisonniers afin que l’endroit ne devienne pas irrespirable. Il faut réfléchir à une organisation intérieure qui permettrait aux hommes de se réconcilier avec Dieu. Ainsi, la construction d’une église au cœur de la prison pourrait être une bonne réponse. Une rigueur chrétienne et un rappel quotidien de la morale est indispensable : lecture de l’évangile au cours des repas, appel au bien commun, prise de responsabilité.

La réforme de la civilisation selon les principes chrétiens permettrait-elle une réelle amélioration ?
Oui, je le crois sincèrement. Saint Vincent de Paul en est un excellent exemple. La douceur (notion de droit) doit être couplée à la rigueur (notion de devoir) afin que la civilisation soit équilibrée. Jésus-Christ a dit : « Vous avez appris qu’il a été dit : œil pour œil et dent pour dent. Et moi, je vous dis de ne pas tenir tête au méchant ; mais si quelqu’un te frappe sur la joue droite, tends-lui encore l’autre ». Cela signifie clairement que la peine de mort n’est pas la bonne réponse. Cela ne veut pas dire non plus qu’il faille accepter le péché : il faut le corriger. Jésus-Christ nous appelle à nous améliorer nous-mêmes afin d’être en mesure de perfectionner le monde par la suite. Il faut donc coupler la douceur à la sévérité pour adoucir la civilisation et la rendre plus consciente du péché sans créer le rejet du Christianisme. Une peine de travaux forcés (ou de travaux publics) couplée à l’évangélisation semble être une bonne solution pour la civilisation. Tout le monde en serait édifié : imaginez la tête d’un ancien ministre condamné à laver les toilettes publiques tandis qu’il porterait une étiquette avec son nom et sa fonction. La honte l’obligerait à réparer ses fautes le plus rapidement possible. Or, à ce jour, personne n’a encore mis en pratique les principes élémentaires du Christianisme. La peine de mort est un crime et un piège pour l’humanité.

Est-ce que la Nouvelle France est une magnifique utopie ?
Non. Tout cela pourra être réalisé après l’effondrement de la France républicaine. Les châtiments à venir sont un espoir pour l’apparition de la Nouvelle France qui saura rendre gloire à la miséricorde de Dieu. Le travail est incommensurable mais rien n’est impossible à ceux qui sont brûlants d’amour. L’avenir nous le dira. Vive Jésus !

Stéphane, 5 juin 2017
Blog la France Chrétienne

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