Décryptage du nouvel âge d’or, une ère tyrannique et esclavagiste

Avant de commencer cet article, il nous faut savoir ce qu’est la gnose. Nous donnerons ici une petite introduction à l’aide des écrits de Jean Vaquié dans le document « occultisme et foi catholique ».

Introduction à la gnose selon Jean Vaquié

« Un mot sur la gnose historique

Dès le premier siècle, l’Église s’est trouvée en opposition avec deux adversaires de types différents : le paganisme et la gnose.

Le paganisme représente pour l’Église l’ennemi déclaré dont elle était séparée par une ligne de démarcation précise et sensible. Les chrétiens refusaient de sacrifier aux idoles parce que, derrière chaque idole, résidait et opérait un démon.

Saint Paul, l’Apôtre des Gentils, c’est-à-dire des nations chrétiennes, avait interdit tout commerce spirituel avec les païens, précisément pour cette raison : « Je dis que ce que les païens offrent en sacrifice, ils l’immolent à des démons et non à Dieu ; or je ne veux pas que vous soyez en communication avec les démons. Vous ne pouvez boire à la fois au calice du Seigneur et au calice des démons ; vous ne pouvez prendre part à la table du Seigneur et à la table des démons » (I Cor. X, 20-21).

L’incompatibilité des deux religions, chrétienne et païenne, était nette et reconnue par les deux camps. Elle aboutit à une guerre ouverte. Les chrétiens refusaient les honneurs divins aux idoles et les païens s’efforçaient d’extirper la nouvelle religion par les moyens physiques.

Les gnostiques agissaient tout autrement. Ils ne rejetaient pas absolument le christianisme dont ils admettaient au contraire certains apports originaux. Ils prétendaient seulement combiner ces nouveaux apports avec le vieux polythéisme et avec la philosophie des païens, pour réaliser une religion syncrétique. La synthèse qu’ils élaboraient présentait certes des variantes parce que chaque école gnostique préconisait des emprunts au christianisme plus ou moins importants. Ce qui variait, d’une école à l’autre, c’était la composition du mélange. Mais le principe de la synthèse pagano-chrétienne reste la caractéristique commune de toutes les écoles gnostiques des trois premiers siècles.

Il y eut néanmoins la guerre entre la gnose et l’Église parce que l’Église veut préserver la pureté de sa doctrine et qu’elle repousse toute idée de compromis. Cependant la guerre que les gnostiques voulurent entretenir contre l’Église ne fut pas physique mais doctrinale ; il n’y eut pas entre elles la frontière visible des idoles. La gnose fomenta contre l’Église une foule d’hérésies ; elle est la mère des hérésies.

Cette première gnose, dite historique, a totalement disparu. Elle a laissé seulement quelques traces livresques qui durent attendre la période de l’humanisme pour être exhumées et ranimées.

La gnose moderne

La gnose moderne opère exactement comme l’ancienne. Elle ne combat pas l’Église de front. Elle ne désire pas son abolition. Elle veut seulement se la subordonner. Elle travaille à une synthèse du christianisme et de toutes les autres confessions, même les plus éloignées, pour réaliser une religion universelle. Aujourd’hui, comme autrefois, les gnostiques (ou néo-gnostiques) élaborent des versions diverses de la gnose selon le taux des éléments qui entrent dans la constitution de la synthèse ; les uns par exemple majorent les apports de l’hindouisme ; les autres ceux de l’islam ; les autres encore ceux de la kabbale.

D’autres enseignent, avec élégance et autorité, une gnose extrêmement proche du christianisme, proche au point qu’ils peuvent la présenter, avec une certaine vraisemblance, comme compatible avec le catholicisme le plus traditionnel. Les éléments gnostiques qu’ils apportent sont tellement bien noyés dans la terminologie chrétienne, leurs angles sont si bien limés, que leur hétérogénéité est très difficile à percevoir. Et cependant ces éléments gnostiques figurent bel et bien dans le mélange et ne peuvent pas manquer d’y produire les fruits que produisent toujours les erreurs de doctrine.

Ces doctrinaires, à moitié chrétiens, à moitié gnostiques, donnent eux-mêmes à leur entreprise le nom d’ésotérisme chrétien. Notre travail va donc consister à projeter, sur ces corps étrangers gnostiques, la lumière de la foi, pour les identifier, les isoler et les définir comme tels ; et cela afin d’éviter aux catholiques sincères de se laisser abuser.

Les définitions de la gnose

La gnose n’est pas définie de la même façon par ses amis et par ses ennemis.

Les ésotéro-occultistes lui donnent traditionnellement la double définition de « science » et de « connaissance ».

La gnose, nous disent-ils, est une science. C’est la science des choses divines. C’est une spéculation de l’intelligence qui associe la théologie et la métaphysique et qui tend à élucider les mystères divins. Le gnostique ne contemple pas les mystères, il a l’ambition de les éclaircir, de les expliquer. C’est en cela qu’il est « savant » (gnostique veut dire « savant »). Mais alors les explications qu’il donne, dans un pareil domaine, sont celles de la simple raison humaine. En tant que science, la gnose met en œuvre un véritable rationalisme religieux.

Mais la gnose, nous dit-on, est aussi une connaissance intuitive des choses divines. Le gnostique entretient des contacts personnels et expérimentaux avec la divinité, ou ce qu’il croit être la divinité. La gnose est donc, en dernière analyse, une mystique. Le gnostique parle comme un homme qui a des révélations. Mais disons tout de suite que c’est une mystique qui ne sait pas « discerner les esprits » et, par conséquent, prend des inspirations démoniaques pour des inspirations divines.

Pour nous qui sommes ses ennemis parce que nous constatons le subtil empoisonnement du catholicisme auquel elle se livre, nous voyons cette même gnose sous un autre aspect et nous la définissons comme la théologie de la religion universelle que les congrégations initiatiques mettent progressivement en place. Plus précisément, pour un chrétien, la gnose apparaît comme un christianisme inversé, dans lequel Lucifer prend la place de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Peut-on espérer extirper totalement la gnose ? Certainement pas. Elle est l’ivraie dans le champ. Personne n’empêchera jamais qu’à chaque génération un certain nombre d’esprits faux se construisent eux-mêmes leur propre religion, à force de lectures hétéroclites et de fréquentations sulfureuses. C’est un phénomène de religiosité qui est inhérent à la nature déchue et qui ne prendra fin qu’avec elle.

Pour la génération qui monte, il y a une passionnante aventure à courir : l’aventure de l’orthodoxie catholique. Il faut la faire triompher. Il faut l’expliquer en montrant à la fois sa logique surnaturelle et son majestueux mystère. Aventure passionnante pour deux raisons : d’abord parce que la bataille sera rude, ce qui est déjà un attrait pour des esprits pugnaces ; et ensuite parce que la victoire est acquise d’avance du fait de l’incomparable solidité du dogme. C’est le propre de la vérité que de triompher.

« Ayez confiance, j’ai vaincu le monde », a dit Jésus (Jn., XVI 33).
« Je suis la Voie, la Vérité et la Vie » (Jn., XIV, 6). »

Qu’est-ce que la gnose ?

La gnose est comparable à une maladie contagieuse dans le sens qu’elle contamine l’esprit de ceux qu’elle subjugue. La gnose s’invite dans l’esprit de l’hôte en le poussant à découvrir des mystères cachés qui n’existent que dans son esprit. Cela lui donne une illusoire sensation d’orgueil et de puissance en oubliant qu’il n’est rien d’autre qu’un simple mortel. L’individu contaminé par la gnose s’enfonce chaque jour davantage dans l’apprentissage de l’ésotérisme (alchimie, astrologie, hermétisme, kabbale, magie, magnétisme, sorcellerie, spiritisme, théosophie, etc.). Le risque est qu’il tombe dans toutes sortes de pièges liés à l’orgueil : la libération de l’instinct bestial, la participation à des groupes occultes, la perversion, le suicide, l’homicide, la débauche, etc.

Dans tous les cas, l’orgueil, le culte du secret et l’attrait pour les mystères poussent la victime de la gnose à haïr le Christianisme pour de mauvaises raisons. Toutefois, il n’y a aucune raison de détester le catholicisme puisque la religion purifie et élève l’âme. La gnose enseigne que l’homme n’est pas responsable de ses actes parce qu’il serait divin par nature. Selon cette doctrine fallacieuse, l’homme serait une infime partie de la divinité qui se serait dispersée lors de la création du monde. C’est en rassemblant les pensées des hommes que le Grand-Tout serait reconstitué ; ce qui explique peut-être la volonté de se réunir en loges. Le démiurge, créateur de l’univers, serait mauvais et imparfait. Par conséquent, le corps serait le tombeau de l’âme. Attention à ne pas prendre ces axiomes pour des vérités.

La gnose est l’ennemi du catholicisme puisque Jésus-Christ, lumière du monde, nous invite à l’imiter en cultivant, selon nos possibilités, dans l’ordre alphabétique, l’ascèse, l’austérité, la charité, l’espérance, la foi, la force, l’humilité, la justice, la morale, la prudence, le pardon, la rigueur et la tempérance. Notre Seigneur est la voie, la vérité et la vie. Or, la gnose est l’antonyme de Ses enseignements : partout où elle s’insinue, elle répand le culte du serpent, c’est-à-dire l’esprit de mort.

La gnose est en train d’intoxiquer le monde de ses écrits, de ses films, de ses émissions, de son idéologie : la contamination se veut de plus en plus forte et répandue, plus particulièrement, au sein de la civilisation occidentale parce qu’elle était encore catholique dans un passé récent. Il y a donc deux mondes qui luttent l’un contre l’autre. On peut assimiler cette guerre au combat que Satan mène pour détruire l’œuvre de Dieu sur terre. Dans cette bataille qui nous dépasse, Dieu intervient plus particulièrement lorsque Sa création est en grave péril afin de prouver Son ineffable grandeur. Comme dirait saint Michel à Satan : « Quis ut Deus ? », c’est-à-dire « qui est comme Dieu ? ». La réponse est, bien évidemment, personne.

Ceux qui ne se sentent pas concernés par cette infection mortelle se trompent lourdement : la gnose a imprégné l’ensemble de notre civilisation. Sans s’en rendre compte, on risque d’entretenir le culte du péché avec toutes ses dommageables conséquences : avarice, colère, envie, gourmandise, incrédulité, luxure, orgueil, paresse, raillerie, etc. (les deux mots en italiques étant ajoutés aux sept péchés capitaux afin de mieux décrire notre siècle)

La gnose est donc une maladie qui se veut mortelle si l’on ne prend pas conscience de cette intoxication démoniaque : le salut de l’âme est alors perdu à moins qu’il n’y ait un véritable repentir suivi d’une pénitence religieuse.

Le transhumanisme

Il faudrait faire le lien entre les travaux de Jean Vaquié, Étienne Couvert, Alain Pascal, Roland Huraux et ceux du Père Jean Boboc : le transhumanisme est la suite logique de la contamination gnostique. Les personnes malades de la gnose rêvent d’améliorer le corps humain en exploitant les découvertes de la science. Ce corps, qu’ils considèrent imparfait, devrait être l’objet d’une marchandisation mondiale. La vente d’embryons génétiquement modifiés permettrait de tirer un maximum de profit et succéderait à l’apparition des robots, dès 2020. Les robots prendraient la majorité du travail. Les charges des machines étant fixe, le coût du travail diminuerait d’autant pour les entreprises. De plus, les hommes perdraient la possibilité d’influencer favorablement la société puisqu’il n’y aurait plus d’emploi pour eux.

Pour empêcher d’inévitables contestations populaires, il serait nécessaire de verser de manière inconditionnelle un salaire universel. Dès lors, chaque individu aurait droit de percevoir mensuellement une somme dès sa naissance. L’homme, devenu passif, pourrait s’occuper davantage de ses intérêts personnels et cesserait de participer à la construction de la civilisation. Les hommes désœuvrés retourneraient rapidement à la barbarie. Ces êtres cruels pourraient être cantonnés à certains secteurs isolés à l’aide de robots militaires et/ou d’une armée mondiale spécialisée dans les émeutes. Ainsi, ceux qui se considèrent comme les maîtres de la société pourraient travailler sans aucune entrave. Les multinationales pourraient produire de manière débrider et breveter davantage leurs « découvertes ».

L’« âge d’or »

Auparavant, le chaos doit régner dans la civilisation pour accélérer son effondrement en favorisant les hérésies radicales terminant par « isme ». Il faut également charmer les individus par des pages internet au ton racoleur qui couvre le mensonge gnostique par des explications alambiquées où l’atrocité deviendrait presque belle sous la plume des gourous.

Il faudrait ensuite que la société occidentale se réforme en profondeur par la négation du Judaïsme (ancêtre du Christianisme), l’abandon des règles du Christianisme (refus définitif des Lois de Dieu) et l’utilisation de l’Islam comme d’un mercenaire (bouc-émissaire chargé de l’anéantissement du Judaïsme et du Christianisme) pour tendre vers le « Nouvel Age ».

Bien évidemment, ce « nouvel âge d’or » serait celui de la tyrannie absolue :

– Apparition d’une religion technologique asservissante d’origine gnostique
– Bidonvilles pour les hommes ayant refusé le transhumanisme
– Commerce des êtres vivants
– Création d’une ou de plusieurs cités réservées aux élites
– Dépravation totale de l’humanité
– Implants cérébraux pour contrôler les intentions des individus
– Interdiction des naissances naturelles
– Mise en esclavage pour tous sauf pour les élites et leurs serviteurs zélés
– Manipulations génétiques sur les êtres vivants
– Pouvoir absolu de ceux qui détiennent les richesses financières
– Production intensive d’êtres humains génétiquement modifiés en laboratoire
– Surveillance technologique massive et sans limite

Solution

Hélas, il n’y aucune solution humaine à l’émergence de la bête technologique. La plupart des hommes se contentent de vaquer à leurs affaires personnelles en feignant d’ignorer ce qui est en train d’arriver. L’égoïsme empêche toute construction chrétienne de la civilisation. La divergence des opinions aussi multiple que le nombre d’individus empêche toute prise de conscience collective. La population se contente par défaut de subir l’influence des lobbies. Les hérésies maintiennent l’humanité dans l’aveuglement, le déni et l’impossibilité de se dégager des filets tendus par l’ennemi.

Conclusion

Dieu veille. La destruction de notre civilisation semble pratiquement inévitable : le vrai Dieu (le Père annoncé par Jésus-Christ) devrait raccourcir les jours de souffrance pour éviter que les justes ne périssent tous. Sans ce secours divin rendant la justice à chacun, l’humanité serait d’emblée condamnée à l’anéantissement.

Après la destruction de cette civilisation, il sera nécessaire d’en reconstruire une nouvelle qui respecte et honore les lois de Dieu. Chaque être humain participera alors à la restauration de la France en privilégiant l’artisanat et les productions locales.

Gardons toujours espoir puisque nous avons Jésus-Christ, le Christ-Roi, à nos côtés. Dieu vous bénisse chers amis.

Stéphane
10 novembre 2017 pour le blog la France Chrétienne

Lien vers le fichier PDF : https://lafrancechretienne.files.wordpress.com/2017/11/decryptage_du_nouvel_age_d_or.pdf

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2 réflexions sur “Décryptage du nouvel âge d’or, une ère tyrannique et esclavagiste

  1. Merci pour cette introduction , j attends la suite de cette présentation générale avec impatience . Un dossier à remettre entre toutes les mains et sans modération .
    Plus ça va mal , plus je me sens bien , pas par l acceptation de ce monde tyrannique et esclavagiste ( apres tout , il faut régler la note de tous nos pêchers , passés , présents et à venir , question de Haute Justice divine ) mais parce que l on sent que c est le début de la fin de ce monde honni et qu’ apres arrivera celui du Christ-Roi. Les meilleures armes de construction massive pour nos âmes : la foi catholique , faire le bien , réciter le saint Rosaire et sourire devant l Espérance , même si nous ne verrons pas de notre vivant, l épilogue ! Quoique , pourquoi pas ! Pardon mais je suis un indécrottable optimiste !

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