Catéchisme en images du père Vincent Paul Bailly – Tableau 6

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Une réflexion sur “Catéchisme en images du père Vincent Paul Bailly – Tableau 6

  1. Et hoc vobis signum : voilà le signe que je vous donne  » venez à l’étable , à la crèche , à la misère , à la pauvreté de ce Dieu naissant .

    Ce ne sont point ses paroles c’est son état qui vous prêche et vous enseigne …

    Jésus-Christ est pauvre . Un Dieu est pauvre ?

    Et hoc vobis signum : c’est la crèche , c’est la misère , c’est la pauvreté de ce Dieu enfant qu’il n’est rien de plus méprisable que ce que les hommes admirent si fort .

    Mais voulez – vous que je vous dise au contraire ce que je trouve de grand , d’admirable , ce qui me paraît vraiment digne d’un Dieu conversant avec les hommes ?
    C’est qu’il semble n’être paru sur terre que pour fouler aux pieds cette vaine pompe , et braver , pour ainsi dire , par la pauvreté de sa crèche , notre faste ridicule et nos vanités extravagantes !
    Il a vu , du plus haut des cieux que les hommes n’etaient touchés que des biens sensibles et des pompes extérieures .

    Touché de compassion , il vient , en personne , les désabuser , non par sa doctrine , mais par ses exemples , de ces opinions non moins moins fausses et dangereuses , qu’elles sont établies et invétérées .

    Car voyez où va son mépris : non seulement il ne veut point de grandeurs humaines mais pour montrer le peu d’état qu’il en fait , il se jette aux extrémités opposées ; il a peine à trouver un lieu assez bas par où il fasse son entrée au monde : il rencontre une étable à demi ruinée ; c’est la qu’il descend . Il prend tout ce que les hommes évitent , tout ce qu’ils craignent , tout ce s’ils méprisent , tout ce qui fait horreur à leurs sens ; pour faire voir combien les grandeurs du siècle lui semblent vaines et imaginaires .
    Si bien que je me représente sa crèche , non point comme un berceau indigne d’un Dieu , mais comme un char de triomphe où il traîne après lui le monde vaincu .
    Là sont les terreurs surmontées et là les douceurs méprisées ; là les plaisirs rejetés et ici les tourments soufferts ; rien n’y manque . Tout est complet .
    Et il me semble qu’au milieu d’un si beau triomphe , il me dit avec une contenance assurée :  » Prenez confiance , j’ai vaincu le monde « .
    Confidite : ego vinci mundun ; parce que par la bassesse de sa naissance , par l’obscurité de sa vie , par la cruauté et l’ignominie de sa mort , il a effacé tout ce que les hommes estiment et désarmé tout ce qu’ils redoutent .
    Et hoc vinci signum : voilà le signe que l’on nous donne pour reconnaître notre Sauveur !

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