Résistance ! Non à « l’âge d’or »

Chers amis, seul un homme fut divin : Jésus-Christ. Quant aux autres, quant à nous, quant à moi, nous ne le sommes nullement puisque nous sommes mortels : nous étions poussières et nous retournerons à la poussière. Gloire à Dieu au plus haut des cieux. Ceux qui se prétendent supérieurs au commun des mortels n’ont certainement pas conscience qu’ils sont dominés par un ego démesuré.

La théorie des loges stipule que l’homme contiendrait en lui-même une puissance qui lui permettrait de dérouler le scénario temporel selon sa propre volonté. Et cela au plus grand mépris du vrai Dieu créateur qui est situé hors du temps. Car leur dieu n’est pas le nôtre. En réalité, l’homme est une créature soumise à la temporalité. Vouloir défier ces principes indépassables prouve que l’orgueil humain a atteint son apogée au XXIe siècle. L’homme tend à se fourvoyer dans les affres du progrès au point d’engendrer des inventions destructrices qui se cachent sous le masque de la bienveillance.

Les forces spirituelles sont invisibles, tout comme les ondes ou le vent. L’homme est mortel par nature et c’est le sacrifice de Jésus-Christ qui nous a sauvé du péché. Si nous refusons de Le suivre, nous tombons dans le piège de la vanité : l’homme est bien souvent victime de lui-même en se prenant pour un demi-dieu. Il peut parfois être la proie de puissances maléfiques qui le dépassent complètement.

L’hérésie contemporaine consiste à tout ramener à l’intelligence artificielle. L’homme serait une bête stupide qu’il faudrait dominer par une force supérieure. La machine deviendrait alors le nouveau dieu païen : « ils construisirent un veau d’or et se mirent à l’adorer. » Voilà la tentation du siècle. Confier aveuglément le pouvoir politique à une machine gouvernée par des algorithmes reviendrait à ouvrir la cage aux lions en se prosternant devant leur force physique. L’ordinateur est un prédateur gouverné par des principes non maîtrisables. L’homme est incapable de comprendre les algorithmes qu’il a engendrés puisque la puissance de calcul des machines est gigantesque. L’intelligence artificielle peut produire des résultats inattendus pour le plus grand malheur de tous. S’en remettre aveuglément à ce genre de logiciel autonome relève de la folie ! L’homme peut seulement contrôler les programmes qu’il rédige lui-même grâce à une pensée de type linéaire : je peux vous en parler en tant que développeur informatique depuis une vingtaine d’années.

Cette civilisation de l’algorithme tend à engendrer une civilisation divinisée par l’ordinateur et par l’homme soi-disant supérieur. Ainsi, dans cet horrible « âge d’or », l’ingénieur qui serait capable de contrôler une partie du processus d’entraînement de la machine pourrait être considéré comme un « demi-dieu ». Celui-ci mériterait de régner sur des masses abruties grâce à ses capacités intellectuelles, tandis que les autres connaîtraient une mort lente dans les bidonvilles. Ainsi, les malheureux qui n’auraient pas de connaissances suffisantes seraient des insectes nuisibles potentiellement comparables à des « bugs » du système. Dans le nouveau monde gouverné par un eugénisme sous-jacent, l’homme qui serait né d’un père et d’une mère biologiques serait imparfait. Il faudrait donc le réformer par l’implant d’une puce cérébrale afin de le rendre plus intelligent, ou, éventuellement, le faire disparaître.

Les nazis auraient certainement apprécié ce genre de procédés. Eh bien, chers amis, nous y voilà. Les affreux ne sont pas morts en 1945. À force de rire de Hitler, le système a banalisé l’horreur au point de la rendre acceptable. C’est pourquoi les propos des transhumanistes n’engendrent pas de contestation. Les jeunes informaticiens risquent de se faire flatter à la manière de leurs prédécesseurs allemands des années 30 : « vous êtes des êtres supérieurs grâce à votre intelligence et vous serez en mesure de contrôler les masses inutiles, les gilets jaunes, les surnuméraires, les bons à rien. » J’aurais aimé inventer ces propos, hélas, ceux-ci ont été prononcés en 2019.

La majorité des gens sont plongés dans l’illusion à l’aide de l’individualisme et de la puissance médiatique. La foule se moque de tout à la manière d’un Voltaire idiot. Hélas ! La sagesse a fui notre siècle. L’idiocratie règne à tous les étages. Les politiciens abrutis sont les meilleurs collaborateurs de la nouvelle doctrine : leur médiocrité permettra aux pompiers pyromanes de se présenter comme les sauveurs du monde grâce à l’intelligence artificielle. Le nouvel Adolf risque bel et bien d’être habillé à la manière d’un jeune boutonneux passionné d’informatique. La liberté contemporaine sert à faire avancer les pions noirs sur l’échiquier de la mort. Et, à ce jour, il n’y a pas beaucoup de résistants. Les collaborateurs sont légions et la plupart des consommateurs risqueraient de devenir les adorateurs zélés du Veau d’or.

Chers amis, nous n’aurons bientôt plus le choix. Nous devrons nous soulever contre cette idéologie infernale pour anéantir, dans les esprits, ses œuvres maléfiques : « vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libre ». Nous aurons besoin de chaque homme, femme, enfant, vieillard, aveugle, handicapé, pauvre, riche, borgne, éclopé, malheureux, souffrant, orphelin, malade, faible, fort, petit, grand, gros, noir, jaune, rouge, blanc et pourquoi pas, pourpre ou beige. Vous aurez compris dans ce trait d’humour que chacun d’entre nous sera indispensable pour anéantir la bête immonde. La résistance doit être en mesure de former une armée composée d’hommes de bonne volonté. Sans cela, cette guerre pourrait très certainement être définitivement perdue aux alentours de 2030. Vous pouvez prendre ces propos à la légère et préférer en rire. Malheureusement, la Bête risque de lancer le début des offensives d’ici quelques mois. L’ère de la robotique commencera dans la douleur et le sang.

La Bête est en train de se régénérer grâce à ces collaborateurs d’un nouveau genre : les jeunes informaticiens zélés. Imaginez un monde dominé par le culte de « l’homme régénéré » qui piétinerait fièrement l’enfant malade et le pauvre. Si nous ne faisons rien, demain il sera trop tard. Nous devrons briser le mythe qui stipule que la « Connaissance » est la valeur du succès, afin que l’homme retrouve la voie de l’humilité.

Si nous refusons de participer à la libération, nos enfants seront les esclaves d’un système immonde. La victoire pourra nous être donnée en nous plaçant sous la bannière du Sacré-Cœur. Sans Dieu nous ne pourrons pas obtenir le Salut, puisque nous ne pouvons pas compter sur nos propres forces humaines. Peu importe ce que nous croyons ou ce que nous ne voulons pas croire. Dieu n’a pas besoin de nous pour être puisqu’Il existe déjà par lui-même.

Nous devrons renouer avec la foi catholique, réapprendre le latin, restaurer le trône et l’autel pour que le vrai Dieu soit de nouveau adoré. Nous devrons reprendre le cours de l’histoire de France, là où elle a été guillotinée par la gueuze. Peu importe ceux qui hurlent et blasphèment puisque Dieu seul nous suffit. Nous nous prosternerons devant le Christ-Roi pour proclamer et mettre en œuvre ses Paroles : « tu aimeras Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit » et « tu aimeras ton prochain comme toi-même » afin de chasser le démon. Vive Jésus !

Lien vers le fichier PDF : https://lafrancechretienne.files.wordpress.com/2019/02/resistance_non_a_l_age_d_or_v0.2.pdf

La mort de l’athéisme

Chers amis, je me permets de vous livrer un petit conte catholique à diffuser librement.

« Je rentrai dans l’ancienne chambre. Une vieille commode, sur laquelle une statuette brisée y était couchée, trônait au fond de la pièce. Je m’approchai doucement et je vis avec stupéfaction un buste cassé de la sainte Vierge Marie. Ses morceaux étaient éparpillés comme si un méchant enfant les avaient jetés de colère. Une odeur de vieux livres m’entraîna vers l’ancienne bibliothèque qui siégeait sur ma gauche. J’ouvris délicatement la porte vitrée pour m’emparer du premier livre qui se présenta. Je vis sur la couverture « œuvres principales de Jean-Paul Sartre ». Sans vraiment connaître cet auteur, j’ouvris l’ouvrage au hasard et lus les premières lignes qui se présentèrent :

« J’ai tué Dieu parce qu’il me séparait des hommes et voici que sa mort m’isole encore plus sûrement. Je ne souffrirai pas que ce grand cadavre empoisonne mes amitiés humaines : je lâcherai le paquet s’il le faut. »

Ennuyé par ces étranges propos, je décidai de lire d’autres passages en feuilletant rapidement ce bouquin :

« Nous n’irons pas au ciel, Goetz, et même si nous y entrions, tous les deux, nous n’aurions pas d’yeux pour nous voir, pas de mains pour nous toucher. Là-haut, on ne s’occupe que de Dieu. (Elle vient de le toucher) Tu es là : un peu de chair usée, rugueuse, misérable ; une vie – une pauvre vie. C’est cette chair et cette vie que j’aime. On ne peut aimer que sur terre et contre Dieu. »

Ou encore :

« Prie, va, prie ! s’écrie-t-elle, agacée par la vieille qui a perdu son chapelet. Mieux vaut la prière que les pleurs, ça fait moins de bruit. »

Agacé par ces propos, je donnais une dernière chance à ce Jean-Paul Sartre en attaquant la fin du livre :

« Moi seul. Je suppliais, je quémandais un signe, j’envoyais au Ciel des messages : pas de réponse. Le Ciel ignore jusqu’à mon nom. Je me demandais à chaque minute ce que je pouvais être aux yeux de Dieu. À présent je connais la réponse : rien. Dieu ne me voit pas, Dieu ne m’entend pas, Dieu ne me connaît pas. Tu vois ce vide au-dessus de nos têtes ? C’est Dieu. Tu vois cette brèche dans la porte ? C’est Dieu. Tu vois ce trou dans la terre ? C’est Dieu encore. Le silence, c’est Dieu. L’absence, c’est Dieu. Dieu, c’est la solitude des hommes. Il n’y avait que moi : j’ai décidé seul du Mal ; seul j’ai inventé le Bien. C’est moi qui ai triché, moi qui ai fait des miracles, c’est moi qui m’accuse aujourd’hui, moi seul qui peux m’absoudre ; moi, l’homme. Si Dieu existe, l’homme est néant ; si l’homme existe… Où cours-tu ? »

C’en était trop. Ce Jean-Paul Sartre, comme les autres auteurs que j’essayais de lire depuis quelque temps, c’est-à-dire Ludwig Feuerbach, Karl Marx, Sigmund Freud et Friedrich Nietzsche, voulaient me planter leurs clous empoisonnés dans la tête.

« Ah les coquins ! dis-je à voix haute en regardant la statue brisée de la Vierge Marie. Heureusement que je connais un bon réparateur catholique. Il saura restaurer, d’un point de vue matériel, cette magnifique statuette de notre Bonne Mère, comme nous restaurerons, d’un point de vue spirituel, ce que nos ennemis ont essayé de détruire au XXe siècle. Faut-il encore que ceux-ci aient conscience que nous allons leur faire subir l’oubli. Mon ami Vincent prit le livre et le jeta dans un sac rempli de ce genre de bouquins.

– Les ennemis se sont attaqués au catholicisme pendant de nombreux siècles, répondit Vincent. Il va bien falloir qu’ils disparaissent à leur tour. La coquinerie démoniaque doit prendre fin un jour et celui-ci est proche.

– Effectivement, dis-je, nous sommes venus pour anéantir leurs œuvres. Ils pourront toujours nous envoyer leurs milices et leurs drones avec les milliards qu’ils ont volés aux peuples. Maintenant, la guerre est déclarée. Ils ont ouvert leur bouche pour maudire le nom de Dieu et nous allons la leur faire refermer. Est-ce que le tonneau est prêt, Vincent ?

– Oui, Michel, répondit-il en souriant gentiment. J’ai apporté une bouteille d’alcool et les allumettes. S’ils savaient que leurs livres allaient finir en autodafé, ils seraient fous de rage.

– J’espère que c’est une blague, Vincent. Tu sais très bien que ce sont eux-mêmes qui brûlent, dans les couvents désaffectés, les nobles ouvrages catholiques pour que la jeunesse ne puisse jamais découvrir la vérité sur notre si beau passé. Je les ai vu de mes yeux jeter des centaines de livres dans de grandes cuves pour les faire brûler. J’aimerais mieux ne jamais avoir vu ça. Maintenant, nous devons brûler les ouvrages que leurs amis ont écrit. Il faut qu’il n’en reste rien. Nous sommes venus pour rendre Justice. Nous ne disons pas : « œil pour œil et dents pour dents » puisque nous obéissons au Maître qui nous a « ordonné de pardonner ceux qui nous ont offensé ». Toutefois nous avons le devoir de détruire leurs mauvaises œuvres envers Dieu puisque « tu aimeras Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. ». Si nous pardonnons aux hommes, nous ne tolérons pas l’hérésie.

– Tu te rends compte, Michel, dit Vincent, que nous allons passer pour des tyrans.

– Non, répondis-je. Nous rendons justice pour le mépris de Dieu. Ceux qui aiment le Tout-Puissant nous approuverons. Mais tu as raison de dire que les athées nous haïrons. Ils ont suivi les conseils de ce Jean-Paul Sartre en prenant le parti de détester Dieu pour s’adorer eux-mêmes. Se rendent-ils comptent qu’ils sont en train de dériver vers la folie et le néant ? Regarde où cela nous mène. Certains d’entre eux vont se servir de la technologie pour se rendre supérieurs aux autres. Ils voudront devenir des « demi-dieux » pour diriger la masse. Ils n’ont aucune considération pour leurs frères. Ils méprisent les hommes, les femmes et les enfants de toutes origines, de toutes régions du monde, de toutes couleurs de peau. Ils détestent les gens qui n’ont pas de connaissances scientifiques parce qu’ils ne pourront pas leur être utile. Pour eux ce sont des surnuméraires, des inutiles qui ne leur apporteront aucune richesse matérielle.

– Seigneur ! répondit Vincent.

– Tu sais très bien, Vincent, que Jésus-Christ ne reviendra que lors du Jugement Dernier. Pour l’instant, nous devons continuer l’œuvre de saint Michel Archange en chassant le démon de notre terre. Oui, les athées percevront nos œuvres comme celles d’un « antéchrist » puisque nous rendrons la foi catholique à la civilisation en détruisant intégralement le mal. Mais « antéchrist » veut dire « avant le Christ » et non « contre le Christ ». Nous chasserons les péchés, nous renverserons leurs machines infernales, nous anéantirons toutes leurs œuvres démoniaques. Ils diront : « ils parlent comme des agneaux et ils agissent comme des dragons ». Ils nous feront la guerre et nous les anéantiront grâce à la Parole de Dieu. Les juifs et les musulmans se convertiront à la foi catholique lorsqu’ils auront compris que notre but est rendre le bien pour le mal, et, de les protéger de ceux qui souhaitent anéantir la religion. Ceux-là mêmes qui promeuvent une civilisation basée, comme ils aiment le dire, sur la Connaissance avec un grand C, l’élitisme et le mépris des pauvres gens.

– Oui, répondit Vincent. Les hommes ont été aveuglés par ceux qui ont juré de tuer Dieu dans les esprits. Ils ne se rendent pas compte qu’ils vont bientôt être les esclaves d’un système tyrannique. Le mythe du surhomme, qui est basé sur l’amour de soi et le refus de Dieu, considère que le progrès mène, de génération en génération, à la construction de cet être soi-disant supérieur. La technologie œuvre pour la création d’une nouvelle tour de Babel qui, hélas, est bien plus laide et méprisable que l’ancienne.

– Tu as raison, répondis-je. « Malheur à celui par qui le scandale arrive ! » Nous allons devoir anéantir leurs œuvres. J’aurais mieux aimé être seulement venu pour annoncer la Bonne Parole. Nous ne pourrons relever l’Église qu’après avoir mené cette lutte jusqu’au bout. Nous ferons la guerre aux hommes de mauvaise volonté pour l’amour spirituel de Dieu tandis qu’eux l’ont conduit contre Dieu pour l’amour de leur confort matériel. Nous sommes leur antithèse, leur pire cauchemar. Nous aurons également comme alliés des musulmans qui voudront en découdre. Toutefois il faudra bien leur faire comprendre qu’ils ne devront pas tuer les hommes mais seulement détruire leurs œuvres. Je souris tout de même en sachant que nous allons être traités de « fondamentalistes » par certains.

– Ne sont-ils pas aveugles au point de se conduire eux-mêmes vers le précipice de la perdition en chantant les louanges de leur mauvais berger ? répondit Vincent en souriant.

– Je suis triste à mourir en pensant à la Crucifixion de Notre Seigneur, mais je me réjouis à la pensée de cette lutte que nous menons pour Lui qui a déjà vaincu le monde. Nous sommes l’antithèse de Hitler et Staline. Nous mènerons cette guerre, non pas contre les religions, mais, pour le Maître. Nous rappellerons que les catholiques sont morts en martyrs pour préserver jusqu’au bout leur amour de Dieu, que les derniers juifs ont été exterminés dans les camps de concentration pour leur foi, que les musulmans ont été exploités pour mener les guerres matérielles d’autrui. Ce sera l’union sacrée, cette chose que nos ennemis ne voudront jamais entendre. Le monde n’est pas prêt pour cela, mais peu importe puisqu’il s’agit de notre mission.

– Oui, répondit Vincent. Pour les athées, c’est de la pure folie.

– Ils n’ont pas conscience qu’ils ont perdu ou n’ont jamais connu la foi, à cause de la propagation des écrits de ceux qui ont mené une guerre littéraire, au départ, et finalement médiatique, contre Dieu. La destruction de la vraie foi a rendu possible la promotion de l’individualisme qui est l’indispensable support des thèses eugénistes et racialistes. La gloire individuelle a amorcé la dissolution de l’Église, des institutions et des nations. La technologie s’est mise au service de ceux qui souhaitent pervertir et détruire l’œuvre de Dieu. Le progrès et la liberté conduisent à la haine de tous contre tous. Satan est rusé mais nous allons l’enchaîner lui et ses démons pendant une génération. Il nous enverra alors son fils maudit qui séduira les nations par ses miracles et ses prodiges. Nous aurons au moins contribué à une ère de paix catholique malgré la puissance matérielle de nos ennemis.

– Quand je t’écoute, si je ne te connaissais pas, je dirais que tu es fou, répondit Vincent en lançant un clin d’œil.

– C’est pour cela que nous devons imiter le Maître en parlant sous forme de paraboles afin que les hommes entendent seulement ce qu’ils peuvent supporter. Ils sont si vite outrés lorsqu’on leur parle de notre amour pour Dieu…

– Et si vite enthousiasmés lorsque les ennemis pondent leurs diableries de livres, films, séries et jeux, continua Vincent.

– Si nous étions venus avant le XXe siècle, nous n’aurions eu qu’une petite guerre à mener, répondis-je. Hélas, la résistance contre la foi est si vive aujourd’hui. Nous allons devoir lutter à la mesure de la puissance de l’athéisme. Personne ne voudra de nous jusqu’au jour où ceux qui veulent établir leur nouvel ordre mondial ne déclarent ouvertement la guerre. Nous entrerons alors de plein fouet dans la lutte pour mener à la victoire en vue de la gloire de Dieu. Le reste n’est que néant.

– L’année deux mille vingt est à nos portes, répondit Vincent.

– Oui. Hélas, la plupart des gens n’ont pas conscience de tout cela. Ils ont été diminués par l’individualisme et préfèrent, pour la plupart, passer leur temps à fumer, à boire, à jouer, à mépriser leur voisin ou à lire d’affreux livres. Mais nos ennemis les plus dangereux sont ceux qui, en ce moment même, travaillent d’arrache-pied sur les logiciels d’intelligence artificielle. Les plus fortunés arriveront en pompiers pyromanes au moment du chaos. Ils annonceront que les garants du rétablissement de l’ordre sont ceux qui possèdent des connaissances en ingénierie informatique. Ces séducteurs, si doués pour exploiter leurs collaborateurs, entraîneront dans leur piège, et ce, dès la première heure, de nombreux miliciens. Leurs nouveaux maîtres les pousseront à devenir meilleurs les uns que les autres afin d’entraîner la création d’une civilisation basée sur la force et le mépris des plus faibles.

– Ils vont avoir bonne mine ceux qui, jusqu’à ce jour encore, criaient « ni Dieu ni maîtres », répondit Vincent d’un air gentiment moqueur.

– Effectivement, ils n’auront plus de Dieu, mais ils auront trouvé leurs maîtres, lançai-je. L’enfer ce n’est pas les autres comme disait ce Jean-Paul Sartre.

– En réalité, l’enfer est le produit de Jean-Paul Sartre et de ses amis, lança Vincent en jetant un rapide coup d’œil au sac rempli de livres. »

Pendant que je ramassais méticuleusement chaque morceau de la statuette de la Vierge Marie, Vincent sortit avec l’énorme sac. Tandis que je rangeais amoureusement la petite statue dans une bourse de cuir, je sentais déjà l’agréable odeur du papier brûlé. Les livres crépitaient dans un dernier sursaut. On aurait dit que leurs écrivains cherchaient à s’extraire de ces pages maudites. Peut-être cherchaient-ils seulement à s’échapper de l’enfer dans lequel ils s’étaient jetés aveuglément.

« Adieu Jean-Paul Sartre et bonjour Dieu », dis-je en saluant, en pensée, notre Maître Jésus-Christ. Je fis un dernier signe de croix avant de refermer la porte. Je sortis sans me retourner.

Une épaisse fumée noire s’élevait dans le ciel, tandis que nous rangions soigneusement dans le coffre de la voiture un second sac rempli de vieux livres catholiques. Nous allions les distribuer charitablement dans les villages alentours lorsque le feu aurait fini son œuvre. Il fallait que le vrai Dieu d’amour soit de nouveau connu des hommes. Comme aurait-dit notre Maître : « Quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? (Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 18:8) »

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