RARISSIME : l’état des congrégations catholiques de France en 1904

Voici les 40 premières pages d’un magnifique ouvrage (contenant une lettre, l’introduction et le premier chapitre concernant les Filles de la Charité de saint Vincent de Paul ainsi que la conclusion du livre), devenu pratiquement introuvable en France, sur le courage des sœurs des congrégations catholiques de France en 1904 et avant cette période. Il rétablit tous les mensonges contemporains que l’on peut entendre ou lire dans ce XXIe siècle si sombre. Les autres pages ne peuvent pas être publiées par manque de temps car le travail serait titanesque. J’essayerai toutefois de publier ponctuellement une partie des autres chapitres de ce fabuleux ouvrage, surtout si les lecteurs le souhaitent (il suffit de le demander à travers un commentaire).

Lettre de Mr François COPPÉE (1842-1908) de l’académie française à l’auteur

Paris, 14 juin 1904.

Cher Monsieur,

Je vous remercie pour le plaisir que vous m’avez donné en me faisant lire « en épreuves » votre beau travail sur nos religieuses dans les missions lointaines.

Vous nous les montrez animées d’un sublime esprit de sacrifice, s’exilant sans espoir de retour, prêtes à braver tous les dangers, donnant partout et toujours l’exemple de la bonté, du dévouement, du courage, des plus hautes vertus. Chrétiennes, elles répandent leur foi ; Françaises, elles font aimer leur patrie.

Les odieux sectaires qui sont, en ce moment, les maîtres dans notre malheureux pays, tourmentent et persécutent ces admirables femmes, les chassent de leurs maisons, ferment leurs écoles. À tant d’injustice et d’ingratitude, celles qui sont à l’étranger répondent en redoublant d’efforts pour honorer le nom français. Jamais il ne fut donc plus nécessaire de dire leurs travaux, de rendre hommage à leur persévérance dans le bien, que rien ne lasse et ne décourage.

C’est la tâche excellente que vous avez accomplie dans votre livre si fortement documenté et d’une lecture si attachante. Chez tous les gens de cœur, il fera naître, pour les religieuses françaises dans les missions, deux sentiments profonds et durables, la fierté et la reconnaissance.

Cordialement à vous, François COPPÉE.

À Monsieur A. A. FAUVEL, PARIS.

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