Le triomphe de Judas Machabée

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« Matathias et Judas Machabée » extrait de « les principaux faits de l’histoire sainte » de l’abbé L. Bataille. Page 158 à 160

« La persécution d’Antiochus ne donna pas seulement des martyrs à la Judée, elle y suscita des héros qui, les armes à la main, revendiquèrent l’indépendance de leur patrie. Un saint prêtre, nommé Matathias, donna le signal de la révolte contre l’infâme tyran. Sollicité de se soumettre aux décrets et de sacrifier aux idoles, il tua l’officier Syrien qui présidait au sacrifice, renversa l’autel, et, brandissant son arme ensanglantée, il s’écria :

« Que celui qui veut rester fidèle au Seigneur me suive ! »

Et il s’enfuit dans les montagnes avec ses cinq fils Jean, Simon, Judas, Éléazar et Jonathan. Beaucoup de Juifs fidèles répondirent à sa voix et, au bout de peu de temps, il se vit à la tête d’une armée assez forte pour prendre l’offensive. Il se mit donc à parcourir le pays, chassant les étrangers, renversant les autels idolâtriques et rétablissant partout le culte du vrai Dieu. Mais la mort vint le surprendre au milieu de ses succès.

Son fils Judas reprit l’œuvre de la délivrance et la poursuivit avec une vaillance telle qu’il mérita le surnom de Machabée, c’est-à-dire qui frappe avec le marteau. Semblable à un lion, il se rendit redoutable aux ennemis de son pays et de son Dieu ; il défit les généraux d’Antiochus dans quatre combats successifs et finit par se rendre maître de Jérusalem. Son premier soin, alors, fut de purifier le temple profané par les païens et d’y rétablir le culte du vrai Dieu. Le sanctuaire fut restauré et de nouveau consacré au Seigneur, par une dédicace solennelle qui dura huit jours.

En apprenant les revers de ses généraux, Antiochus résolut de se venger. Il monta sur un char et donna l’ordre de précipiter la marche vers Jérusalem, afin, disait-il d’en faire le tombeau de tous les Juifs. Mais la main de Dieu l’arrêta. Soudain, il fut pris d’une violente douleur aux entrailles et tomba de son char. Il se fit de fortes blessures ; peu après, des plaies immondes se formèrent et une gangrène infecte dévora ses chairs. L’orgueilleux tyran comprit que Dieu même le frappait et voulut apaiser sa justice par des prières et des promesses de réparation. Mais son repentir n’était pas sincère : Dieu ne l’exauça pas, et il mourut dans le désespoir et des souffrances inexprimables.

Cependant son fils et son successeur Antiochus Eupator, reprit les hostilités et envoya en Judée un de ses meilleurs généraux avec une brillante armée. Machabée invoqua le Seigneur, et, confiant dans son secours il engagea le combat. Tout à coup, au plus fort de la mêlée, cinq cavaliers apparurent dans les airs à côté de Judas, lançant contre les Syriens des traits foudroyants. À cette vue, le trouble se jeta dans les rangs ennemis et 20 000 hommes d’infanterie et 6 000 cavaliers furent tués ; le reste prit la fuite.

Avec le secours de Dieu, Judas vainquit encore les Syriens et leurs alliés dans plusieurs autres combats. Une fois, un certain nombre de Juifs étaient restés sur le champ de bataille. Quand on voulut les ensevelir, on trouva sous leurs vêtements des objets idolâtriques dont le contact était défendu aux Hébreux. On comprit alors pourquoi ils avaient péri et l’on supplia le Seigneur de leur pardonner ce péché. Ce fut à cette occasion que Judas Machabée envoya 12 000 drachmes d’argent à Jérusalem, afin qu’on offrit un sacrifice d’expiation pour ces morts, « car c’est une sainte et salutaire pensée de prier pour les morts, afin qu’ils soient rachetés de leurs péchés. »

La mort de Judas fut aussi glorieuse que sa vie. Attaqué un jour à l’improviste par des forces vingt fois supérieures aux siennes, il se vit abandonné de la plupart de ses soldats, et resta avec 800 hommes. Ceux-ci l’engageaient à fuir.

« Non ! Non ! s’écria le héros ; Dieu nous garde de fuir devant l’ennemi ! Si notre dernière heure est arrivée, mourons pour la patrie et ne souillons pas notre gloire d’une tache ineffaçable. »

Il dit et s’élança dans les rangs ennemis ; il fit des prodiges de valeur ; mais enfin, accablé sous le nombre, il tomba frappé de mille coups. Sa petite troupe prit alors la fuite, en emportant le cadavre de son chef magnanime. Tout Israël pleura pendant plusieurs jours la mort de son libérateur.

Réflexions. Quand la patrie est en danger, on dit que tout citoyen doit se faire soldat pour la défendre ; de même, quand l’Église est attaquée, comme elle l’est de nos jours, tout chrétien doit se faire le véritable soldat de Jésus-Christ. Comment ? En priant pour le triomphe de l’Église et l’humiliation de ses ennemis ; en donnant toujours l’exemple d’une inviolable fidélité à ses lois ; en fuyant ceux qui conspirent contre elle ; en soutenant sa cause par une parole convaincue et dévouée, quand elle est calomniée en notre présence. Un bon enfant ne peut laisser insulter sa mère sans rien dire. Et nous le voyons par l’exemple des Machabées : si les bons étaient plus vaillants, combien les méchants seraient moins audacieux et moins forts ! »

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Le martyr d’Éléazar et des sept jeunes Machabées

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« Persécution d’Antiochus-Épiphane » extrait de « les principaux faits de l’histoire sainte » de l’abbé L. Bataille. Page 156 à 158

« L’orgueilleux et cruel Antiochus-Épiphane, roi de Syrie, persécuta le peuple Juif avec un infernal acharnement dans le but de le contraindre à abandonner sa religion et à embrasser le paganisme. Le temple de Jérusalem fut profané et dédié à Jupiter, le père des dieux ; le Sabbat et les fêtes nationales supprimés ; les Juifs sommés de sacrifier aux idoles. Beaucoup cédèrent devant les menaces ; mais un grand nombre aussi préféra la mort à l’apostasie. Les plus illustres martyrs de cette persécution furent Éléazar et les Machabées d’Antioche.

Éléazar était un vieillard de 99 ans et l’un des premiers parmi les docteurs Juifs. On voulait le forcer à manger de la viande de porc immolé aux idoles ; il refusa et se déclara prêt à mourir plutôt qu’à se souiller. D’anciens amis essayèrent de le sauver et l’exhortèrent à tromper le roi, en mangeant d’une viande qu’ils avaient apportée et qui n’était pas défendue par la loi de Moïse.

« Non, non ! répondit-il d’une voix forte ; plutôt la mort ! Une telle dissimulation serait le déshonneur de ma vieillesse. Tous ces jeunes diraient : Éléazar s’est fait apostat à 99 ans ! Mon exemple les pervertirait et j’emporterais au tombeau, avec la malédiction de Dieu, une mémoire chargée de mépris. D’ailleurs, mort ou vif, ne suis-je pas toujours sous la main du juste Juge ? En mourant fidèle à mon Dieu, je couronne glorieusement mes cheveux blancs ; et je lègue à mes jeunes concitoyens, l’exemple d’une inviolable fidélité aux lois du Seigneur. »

Il dit et reprit sa marche vers le lieu du supplice. L’héroïsme de sa réponse avait irrité les soldats qui le conduisaient. Ils l’accablèrent de coups et prolongèrent à plaisir les tortures de son agonie.

« Ô mon Dieu ! dit la noble victime en expirant, vous savez que je pouvais éviter cette mort cruelle ; mais vous savez aussi que je suis heureux de souffrir et de mourir pour vous. »

La jeunesse eut aussi ses martyrs. Une famille juive d’Antioche, surnommée les Machabées, et composée d’une mère avec ses sept enfants, fut conduite devant le roi et sommée de manger des viandes défendues par la loi de Moïse : tous refusèrent. On déchira leur chair à coups de fouets ; tous persistèrent dans leur refus et se déclarèrent prêts à mourir pour leur Dieu. Alors on les prit un à un et on leur coupa successivement la langue, puis les pieds, puis les mains ; ensuite on leur arracha la peau de la tête ; enfin on les jeta dans une chaudière d’eau bouillante. Rien ne les ébranla et les six aînés des fils subirent ainsi le martyre, sous les yeux de leur mère, avec un courage invincible.

Restait le plus jeune avec sa mère. Antiochus attira l’enfant près de lui et lui fit les plus séduisantes promesses pour l’engager à sacrifier aux idoles. Mais le jeune Machabée ne se laissa point ébranler. Alors le roi appela la mère et la conjura d’avoir pitié de son dernier enfant et de l’exhorter à obéir aux lois, afin de sauver sa vie. La mère alla près de son fils et lui dit à voix basse :

« Mon enfant, je t’en supplie ; prends pitié de celle qui t’a donné le jour. Élève tes regards vers le Ciel et ne crains pas les menaces de ce tyran. Sois digne de tes frères et reçois la mort de bon cœur, afin que je te retrouve avec eux dans la ville éternelle… »

Fortifié par cette héroïque exhortation, l’enfant dit aux bourreaux :

« Qu’attendez-vous ? Je ne connais qu’une loi : celle de Moïse ! Je n’obéirai point à l’ordre du roi !… »

En entendant ces paroles, Antiochus entra dans une véritable fureur et fit mourir la mère et l’enfant dans les plus affreuses tortures.

Ce fut ainsi qu’Antiochus mérita d’être appelé le Néron des Juifs. Mais nous verrons comment Dieu exerça son jugement sur ce cruel tyran.

Réflexions. Éléazar meurt martyr, plutôt que de manger de la viande contre la loi de Dieu ; les jeunes Machabées et leur mère, meurent pour le même motif, dans les plus affreux tourments. Quelle foi et quel courage ! Chrétiens, avons-nous une foi vaillante et indomptable ? Y en a-t-il beaucoup parmi nous qui ont le courage d’observer les commandements de Dieu et de l’Église, en toutes occasions, malgré les rires de l’impiété ou les menaces des puissants du jour ? Hélas ! Les vrais chrétiens sont rares ! Beaucoup ne sont plus chrétiens que de nom. Dominés par le souci des intérêts temporels, ils sont indifférents et prêts à apostasier à la première sommation. Pourtant, celui qui veut se sauver doit être digne de Jésus-Christ, pratiquer la religion au péril même de sa vie, aimer Dieu par dessus toutes choses et préférer mourir que de l’offenser. »

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Héliodore chassé du temple et Alexandre-le-Grand

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« Alexandre-le-Grand. Héliodore » extrait de « les principaux faits de l’histoire sainte » de l’abbé L. Bataille. Page 153 à 156

« Après avoir vécu environ 250 ans sous la douce autorité des Perses, les Juifs passèrent sous celle du roi des Grecs, Alexandre-le-Grand, qui devint maître de l’Orient et forma le troisième empire prédit par Daniel (332 avant J.-C.).

Alexandre-le-Grand, ayant vaincu l’armée des Perses et fait la conquête de l’Asie-Mineure, était entré en Palestine avec l’intention de détruire Jérusalem qui avait refusé de se soumettre à ses envoyés. En apprenant cela, le grand-prêtre Jaddus prescrivit des prières publiques pour invoquer le secours du Seigneur. Une vision lui fit connaître ce qu’il devait faire. Le jour de l’arrivée du conquérant Macédonien, il se porta à sa rencontre, revêtu de ses habits pontificaux, accompagné de tous les prêtres et suivi du peuple Juif tout entier, marchant dans un ordre parfait. Alexandre, en apercevant cet admirable cortège, se sentit ému, et quand il vit le Pontife s’avancer majestueusement vers lui, portant écrit sur son front le nom de Jéhowa, il se prosterna et adora le Dieu d’Israël. Ses officiers crurent qu’il perdait l’esprit, mais il leur dit que ce même Pontife lui avait apparu en rêve pendant qu’il était encore en Macédoine, et qu’il lui avait promis que son Dieu le rendrait victorieux des Perses (Josèphe).

Arrivé à Jérusalem, le jeune conquérant se rendit au temple et sacrifia au Seigneur. On lui montra alors les prophéties de Daniel qui avait prédit ses rapides victoires et la fondation de son empire, sonore et éclatant comme l’airain. Il fut tellement touché de toutes ces révélations qu’il accorda aux Juifs tout ce qu’ils demandèrent. Et il quitta Jérusalem pour continuer le cours de ses conquêtes. « La terre se tut devant lui », dit l’Écriture ; mais bientôt la mort l’arrêta et le brisa à Babylone, à l’âge de 32 ans, au milieu de ses merveilleux triomphes (323).

Réflexions. Quel spectacle admirable que ce vieillard Jaddus, arrêtant par le seul nom de Jéhovah, le terrible conquérant Macédonien qui jetait l’effroi par toute la terre. Ainsi, nous pouvons défier toutes les puissances de la terre et des enfers, si Dieu est avec nous.

Les généraux d’Alexandre se disputèrent son héritage et la Judée tomba au pouvoir des Ptolémées, rois d’Égypte. Ceux-ci laissèrent aux Juifs leurs lois sacrées, leur magistrature et leur grand-prêtre, comme au temps des Perses. Ptolémée Philopator les traita même avec égards. Voulant placer dans la bibliothèque d’Alexandrie, dont il était le fondateur, les livres saints des Juifs, il demanda au grand-prêtre de lui envoyer le livre de la loi et un certain nombre de docteurs pour le traduire de l’Hébreu en langue Grecque. Ces docteurs, au nombre de septante-deux, se mirent à l’œuvre et leur travail reçut le nom de Version des Septante.

Réflexions. La traduction de la Bible en langue grecque fut toute providentielle. Cette langue étant devenue la langue universelle par suite des conquêtes d’Alexandre, la connaissance des Écritures se répandit partout et prépara la voie à la prédication de l’Évangile.

L’an 203, la Judée fut enlevée aux rois d’Égypte par Antiochus-le-Grand, roi de Syrie.

Sous Séleucus, successeur de celui-ci, il se passa à Jérusalem un fait remarquable. Séleucus avait été informé par un traître, ennemi du grand-prêtre, qu’il y avait de grandes sommes d’argent dans le temple de Jérusalem. Aussitôt, il y envoya un de ses généraux, Héliodore, pour s’emparer du trésor. Le grand-prêtre représenta que le trésor du temple, d’ailleurs peu fourni, servait à l’entretien des veuves et des orphelins ; mais tout fut inutile, le général Syrien entra dans le saint lieu. Au même instant, la puissance de Dieu se manifesta. Un cavalier mystérieux, revêtu d’armes étincelantes, fondit sur Héliodore, tandis que deux jeunes guerriers, entourés d’une auréole de lumière, le frappèrent violemment à coups de verges et l’étendirent à demi-mort sur le pavé du temple. Il ne dut son salut qu’à l’intervention du grand-prêtre qui demanda au Seigneur de lui conserver la vie, afin qu’il put lui-même annoncer à son maître la puissance du Dieu d’Israël. En effet, Héliodore retourna en Syrie et après avoir raconté au roi les terribles événements dont il avait été la victime, il ajouta : « Si vous avez un ennemi à punir, envoyez-le au temple de Jérusalem. »

Réflexions. Héliodore, flagellé par des Anges, est une nouvelle preuve que les profanateurs des choses saintes sont toujours châtiés comme ils le méritent. »

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Esther, figure de la Bénie Vierge Marie

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« Esther » extrait de « les principaux faits de l’histoire sainte » de l’abbé L. Bataille. Page 150 à 153

« La domination des Perses étant fort douce, il arriva que beaucoup de Juifs restèrent dans les provinces Persanes au lieu de retourner en Judée. De ce nombre fut une jeune orpheline du nom d’Esther, qui demeurait à Suse, avec son oncle Mardochée.

Cette jeune fille avait une grâce et une beauté sans égale. Ayant été remarquée par les officiers du roi Assuérus (c’est-à-dire Xercès-le-Grand), qui cherchaient une épouse pour remplacer la reine Vasthi, qui avait été congédiée, elle fut amenée à la cour royale. Suivant le conseil de son oncle, elle eut soin de cacher son origine juive. Son amabilité et ses grâces extraordinaires ravirent le cœur d’Assuérus ; elle devint son épouse et reçut le titre de reine. En même temps, Mardochée eut le bonheur d’entrer au service du roi et de pouvoir ainsi continuer à veiller sur cette enfant qui lui était si chère.

Un jour, Mardochée découvrit une conspiration secrète, tramée contre la vie du roi. Il s’empressa d’en informer Esther qui prévint Assuérus. Les deux principaux conjurés furent condamnés à mort et le fait fut inscrit, avec le nom de Mardochée, dans les annales de l’empire.

Cependant Assuérus avait pour favori un étranger nommé Aman. Il lui plut un jour de s’élever au-dessus de tous les princes de la Perse et ordonna que chacun de ses sujets fléchît le genou sur son passage. Mardochée refusa de se prêter à une adoration qu’il réservait à Dieu seul. Irrité de cet affront public, Aman rêva d’une vengeance digne de sa grandeur et résolut d’envelopper tout le peuple Juif dans la ruine de Mardochée. Il représentera donc au roi que les Juifs formaient dans l’empire une race à part, indépendante, dangereuse et il obtint un édit qui ordonnait de les massacrer tous, à un jour indiqué. La publication de cet édit répandit la consternation parmi les enfants d’Israël.

Dans cette extrémité, Mardochée fit dire à Esther qu’elle devait avouer à Assuérus son origine juive et implorer le salut de son peuple. Mais une loi sévère défendait, sous peine de mort, même à la reine, de paraître devant le roi sans y être appelée. Esther n’hésita pas cependant à braver le péril. Après avoir passé trois jours dans la prière et le jeûne, elle revêtit ses plus riches ornements et se présenta devant Assuérus. Mais le regard menaçant du monarque pénétra jusqu’au fond de son cœur et elle tomba en défaillance. À cette vue, Assuérus s’élança de son trône et courut relever son épouse évanouie. Quand elle fut revenue à elle, il la rassura en s’engageant à lui accorder tout ce qu’elle demanderait, fût-ce même, disait-il, la moitié de son royaume.

« Ô roi, dit Esther, je ne souhaite qu’une chose, c’est que vous me fassiez l’honneur de venir, avec le ministre Aman, au festin que j’ai fait préparer. »

Le roi le lui promit.

Le soir, Assuérus se rendit donc chez la reine avec Aman. À la fin du repas, il demanda à Esther ce qu’elle désirait. Mais Esther crut le moment inopportun pour faire sa demande, elle pria seulement le roi de vouloir encore revenir le lendemain, avec Aman, dîner chez elle. Aman se retira fier de l’insigne honneur que la reine lui faisait. Mais en sortant, il aperçut Mardochée qui refusait, comme de coutume, de s’agenouiller devant lui : il entra dans une violente fureur et ordonna sur-le-champ de dresser une potence gigantesque pour y pendre le Juif obstiné.

Or, la nuit suivante, Assuérus ne put dormir et il se fit lire les annales de son règne. Le lecteur tomba sur l’épisode de la conjuration découverte par Mardochée.

« Mais quelle récompense, interrompit le roi, ce Mardochée a-t-il reçue pour cet éminent service ?
– Aucune, répondirent les serviteurs. »

Le roi fit aussitôt appeler Aman et lui dit :

« Aman, que doit-on faire pour un homme que le roi veut honorer ? »

Le favori pensa qu’il ne pouvait s’agir que de lui et il répondit :

« Il faut que cet homme soit revêtu des habits royaux ; qu’il monte le cheval du roi, portant le diadème au front, et que le premier des princes de l’empire marche devant lui, tenant la bride de son cheval et criant : C’est ainsi que le roi traite celui qu’il veut honorer.
– Eh bien ! répondit Assuérus, hâte-toi de faire cela pour Mardochée ; c’est lui que je veux ainsi honorer. »

Aman sortit atterré : mais il lui fallut dissimuler son dépit et obéir.

Le soir venu, Assuérus se rendit au festin d’Esther avec Aman. Après le repas, il dit :

« Esther, parle maintenant et dis-moi ce que tu désires !
– Grand roi, répondit Esther, puisque j’ai trouvé grâce à vos yeux, je vous conjure de m’accorder la vie, à moi, et à mon peuple ; car, vous nous avez tous condamnés à périr… Encore si l’on se contentait de nous vendre comme esclaves… mais non, notre ennemi est aussi votre ennemi !
– Et quel est ce misérable, interrompit le roi : dénonce-le ! »

Esther étendit la main du côté d’Aman et dit :

« Cet ennemi pervers, le voilà !… »

Foudroyé par ces paroles, Aman demeura immobile de stupeur. Dans sa colère, Assuérus s’était levé et marchait à pas précipités. Aman se jeta aux pieds de la reine et voulut implorer sa grâce. Mais le roi, en le voyant aux genoux d’Esther, fut indigné et dit :

« Comment, le misérable ! Il ose, en ma présence, manquer d’égard à la reine !… Qu’il meure ! »

Et un des serviteurs dit au roi :

« Il y a devant la maison d’Aman, une potence qui était préparée pour Mardochée.
– Que lui-même y soit pendu, dit le roi. »

Et Aman subit le supplice qu’il réservait à Mardochée.

Après cela, Esther avoua au roi que Mardochée était son Oncle. Assuérus le fit venir aussitôt et le combla d’honneurs. Il lui donna tous les biens et toute la puissance d’Aman et fit immédiatement révoquer les ordres donnés pour le massacre des Juifs. C’est en mémoire de cette délivrance inespérée, que les Juifs célèbrent encore aujourd’hui la fête solennelle du Purim ou des sorts.

Réflexions. La vertueuse Esther, qui est choisie entre mille pour être l’épouse d’Assuérus et qui obtient le salut de son peuple, est une figure de la Bénie Vierge Marie qui mérita, par son humilité, d’être choisie pour être la Mère de Dieu, qui sauva l’humanité en nous donnant le divin Rédempteur et ne cesse d’intercéder en notre faveur auprès du Roi du Ciel.

Dieu tient le cœur des rois entre ses mains puissantes ;
Il fait que tout prospère aux âmes innocentes…
J’ai vu l’impie adoré sur la terre ;
Pareil au cèdre, il cachait dans les cieux,
Son front audacieux ;
Il semblait, à son gré, gouverner le tonnerre,
Foulait aux pieds ses ennemis vaincus ;
Je n’ai fait que passer, il n’était déjà plus.
(Racine. Esther) »

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Les derniers prophètes au temps de Cyrus

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« Retour de la captivité – les derniers prophètes » extrait de « les principaux faits de l’histoire sainte » de l’abbé L. Bataille. Page 148 à 150

« Après deux ans de règne, Darius mourut et son neveu Cyrus, roi des Perses, devint maître de tout l’Orient. Aussitôt qu’il fut monté sur le trône (536), il publia ce fameux édit qui permettait aux Juifs de retourner dans leur patrie et d’y rebâtir la ville et le temple de Jérusalem. Il leur remit en même temps les vases sacrés de Nabuchodonosor avait enlevés au sanctuaire. Cet édit mit fin à la captivité de Babylone qui avait duré 70 ans, ainsi que Jérémie et Ézéchiel l’avaient prédit (606-536).

Sous la conduite de Zorobabel, prince de la maison de David, 50 000 Juifs environ retournèrent immédiatement en Judée et se mirent à l’œuvre pour rebâtir le temple du Seigneur. Mais, ayant refusé le concours des Samaritains idolâtres qui s’étaient offerts à travailler avec eux, ils furent sans cesse entravés par leurs jalouses tracasseries et ils ne purent terminer leurs travaux qu’au bout de 21 ans. Mais, d’un autre côté, ils furent puissamment encouragés et stimulés au travail par les prophètes Aggée et Zacharie, qui leur prédisaient que « la gloire du nouveau temple serait plus grande que celle du premier, parce qu’il recevrait la visite du Désiré des nations. » On en fit la dédicace au milieu des plus vifs transports de joie (Ce second temple fut loin d’égaler, en splendeur, celui de Salomon. On y replaça encore la table d’or pour les 12 pains des tribus, le chandelier à sept branches et l’autel des parfums ; mais le Saint des saints resta vide, car l’Arche d’alliance, soustraite par Jérémie au pillage des soldats de Nabuchodonosor, n’avait pu être retrouvée).

Les Samaritains, voyant qu’ils n’avaient pas réussi dans leur opposition, bâtirent un temple rival de celui de Jérusalem, sur la montagne de Garizim, voisine de Samarie, et la haine entre les deux peuples ne fit que s’accroître.

Quelques années plus tard, un successeur de Cyrus, Artaxercès longue main, permit successivement à Esdras et à Néhémie, deux des principaux Juifs restés jusqu’alors en Perse, de rentrer en Judée avec tous ceux qui voudraient les suivre, et il autorisa en particulier Néhémie à relever les remparts de Jérusalem, pour le mettre à couvert contre les attaques des peuples voisins (454). Les Juifs se mirent donc à l’œuvre, ayant la truelle d’une main et l’épée de l’autre pour se défendre contre les Samaritains, et, merveilleusement secondés par le Seigneur, ils relevèrent en 52 jours les murailles de la cité sainte.

Après cela, Esdras, prêtre et docteur de la Loi, fit la lecture publique des livres saints qu’il avait collectionnés et remis en ordre ; et le peuple, ému jusqu’aux larmes, renouvela son alliance avec le Seigneur et signa une promesse solennelle de fidélité à la loi de Moïse.

Esdras et Néhémie s’appliquèrent à rassembler les débris épars du peuple Juif et à le reconstituer en nation, avec un gouvernement stable et régulier. La distinction des tribus disparut pour faire place à une division en 4 provinces : la Judée, la Samarie, la Galilée et la Pérée. Et la nouvelle nation Juive, tout en restant soumise aux rois des Perses, fut gouvernée en république par le Grand-Prêtre, assisté d’un conseil de 72 Anciens appelé Sanhédrin.

Ce fut pendant ce temps de réorganisation sociale que parurent les prophètes Zacharie et Malachie.

Le premier fit plusieurs prédictions très précises concernant le Messie, entre autres : son entrée à Jérusalem, monté sur l’ânon de l’ânesse ; la trahison de Judas pour 30 pièces d’argent ; la fuite des Apôtres ; le coup de lance donné à Jésus sur la croix ; l’institution des Sacrements et l’abolition de l’idolâtrie.

Malachie, le dernier des prophètes (vers l’an 450), annonça spécialement l’institution du sacrifice de la loi nouvelle, sacrifice pur, parfait, abolissant tous les sacrifices anciens, et devant être offert à Dieu en tous lieux et sans interruption.

Réflexions. Entre les mains de Dieu, tout devient moyen pour arriver à ses fins. Le plus souvent ce sont les hommes qui pensent le moins agir pour lui, qui font son œuvre. Ainsi Cyrus ne songeait guère à réaliser les prophéties et à reconstituer la nation de laquelle devait naître le Messie. Cependant il le fait et il devient l’instrument indirect de Dieu pour établir les Juifs dans une fidélité religieuse qui ne devait plus se démentir jusqu’à l’arrivée du Christ. C’est pour ne pas se laisser corrompre par des alliances pernicieuses que les Juifs refusèrent le concours des Samaritains idolâtres ; ainsi, devons-nous fuir la société des idolâtres et des païens, si nombreux de nos jours, si nous voulons conserver intact le trésor de notre foi catholique. »

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Daniel dans la fosse aux lions

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« Daniel dans la fosse aux lions » extrait de « les principaux faits de l’histoire sainte » de l’abbé L. Bataille. Page 145 à 147

« Charmé de sa haute intelligence, Darius associa Daniel à son gouvernement et voulut même lui confier la suprême direction de ses États. Mais les Satrapes ou gouverneurs du pays, jaloux de cette faveur accordée à un étranger, concertèrent un plan pour le perdre. Ils allèrent tous ensemble trouver Darius et lui firent cette proposition qui était de nature à flatter son orgueil.

« Roi Darius, vivez à jamais ! Tous les princes de l’empire vous demandent de publier un édit par lequel il sera prescrit, pendant 30 jours, à vos sujets quels qu’ils soient, de ne faire aucune demande ni à un homme, ni à un Dieu ; mais d’avoir uniquement recours à votre autorité souveraine. »

Sans soupçonner le piège, Darius publia l’Édit.

Or, Daniel avait coutume, trois fois le jour, de se prosterner, la face tournée vers Jérusalem, et d’adorer le Dieu de ses pères. Ainsi que ses ennemis l’avaient prévu, les promulgations de l’édit ne changèrent rien à ses habitudes ordinaires. Il fut donc surpris dans l’attitude de la prière et dénoncé au roi. Cruellement affligé de cette accusation imprévue, Darius chercha un moyen de soustraire le sage Hébreu aux rigueurs de la loi. Mais les Satrapes, devinant sa pensée, lui dirent :

« Songe, ô roi, que les décrets des Mèdes et des Perses sont irrévocables ! »

Darius se crut obligé de céder et Daniel fut jeté dans la fosse aux lions.

« Ô Daniel, lui dit le roi, puisse ton Dieu, ce Dieu que tu sers avec tant de constance, te préserver de la mort ! »

La fosse fut ensuite refermée par une pierre et scellée de l’anneau royal.

Darius rentra au palais le cœur plein d’amertume ; il refusa toute nourriture et, la nuit, il ne put dormir. Le lendemain, dès l’aube, il se leva et courut à la fosse aux lions.

« Daniel ! s’écria-t-il d’une voix pleine de sanglots ; Daniel ! le Dieu auquel tu es si fidèle, n’a-t-il point sauvé ta vie de la dent des lions ? »

Et Daniel, du fond de la fosse, répondit :

« Ô roi, vivez à jamais ! Le Dieu que j’adore m’a envoyé son ange protecteur : il a fermé la gueule des lions qui ne m’ont fait aucun mal. »

Darius, transporté de joie, fit immédiatement retirer Daniel, et l’on constata avec admiration que son corps ne portait aucune trace de blessure. Les Satrapes furent alors condamnés au même supplice qu’ils avaient voulu faire subir à un innocent. Ils furent jetés dans la fosse avec leurs femmes et leurs enfants et, aussitôt, ils furent tous étranglés par les lions. Ensuite le roi renouvela l’ordonnance de Nabuchodonosor qui prescrivait à tous les sujets de révérer le Dieu des Juifs, comme étant le Dieu vivant, éternel et tout-puissant. Quant à Daniel, il continua à jouir des faveurs du roi et à servir fidèlement son Dieu jusqu’à sa mort.

Daniel fit, au sujet du Messie, deux prophéties principales : la première, donnée à l’occasion du songe de Nabuchodonosor, détermine la succession des quatre grands empires et l’avènement du Christ qui doit établir un royaume universel et éternel.

La seconde fait connaître l’époque précise de la venue du Messie.

« L’ange Gabriel m’a révélé, dit-il, que depuis le jour où l’ordre sera donné de rebâtir Jérusalem jusqu’à l’avènement du Christ-Roi, il y aura sept semaines et soixante-deux semaines (69 années * 7 c’est-à-dire 483 années * 360 jours = 173 880 jours prophétiques). Et après ces soixante-neuf semaines, le Christ sera mis à mort ; et alors son peuple sera répudié ; et une nation victorieuse détruira la cité et le sanctuaire ; et ce sera une désolation et une ruine entière. »

Cette dernière prophétie fut accomplie à la lettre. Car l’autorisation de rebâtir les murs de Jérusalem fut donnée par le roi Persan Artaxercès, l’an 454 avant Jésus-Christ. Et depuis ce temps jusqu’au baptême de Notre-Seigneur (l’an 29), il y a exactement 483 ans. Et au milieu de la semaine (en années) qui suivit, Jésus-Christ fut mis à mort et les sacrifices de la loi ancienne cessèrent définitivement. L’an 70 après Jésus-Christ, Jérusalem et le temple furent détruits par les Romains et la nation Juive dispersée à jamais.

Réflexions. Au sujet de l’épreuve que subit Daniel, remarquons ceci : 1° que plus on est élevé en position, plus on a des jaloux et des envieux ; 2° qu’il ne faut jamais compter sur la stabilité des faveurs humaines ; 3° que le juste, pour combler la mesure de ses mérites, doit passer par l’épreuve et la persécution ; 4° que Dieu n’abandonne jamais ses fidèles serviteurs et qu’il déjoue les complots des méchants, aussi bien qu’il dompte la fureur des animaux et des éléments. »

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Le songe de Nabuchodonosor

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Le songe de Nabuchodonosor mérite d’être lu, relu et correctement interprété car il a souvent été repris à des fins intéressées…

« Songe de Nabuchodonosor » extrait de « les principaux faits de l’histoire sainte » de l’abbé L. Bataille. Page 137 à 139

« Peu de temps après cet épisode de Suzanne, un autre événement ménagé par la Providence, donna à Daniel une réputation sans égale dans l’empire Babylonien.

Nabuchodonosor eut un songe dont il demeura fort effrayé à son réveil, mais sans pouvoir s’en souvenir. En vain il convoqua tous les devins de son royaume ; aucun d’eux ne put dire quel avait été le songe du roi, ni par conséquent l’interpréter, Nabuchodonosor ordonna de faire périr tous ces savants dont la science était vaine. Mais Daniel, informé du fait, invoqua le Seigneur et demanda à parler au roi.

Il lui dit :

« Ô roi, les mages et les devins ne peuvent vous découvrir le mystère dont il s’agit ; mais il y a dans le ciel un Dieu qui lit dans les profondeurs des mystères. Et c’est ce Dieu qui a voulu dérouler sous vos regards les secrets de l’avenir. Voici, ô roi, quel a été votre songe.

Vous avez vu se dresser devant vous une immense statue dont le regard était terrible. La tête de cette statue était d’un or très pur ; la poitrine et les bras d’argent ; le ventre et les cuisses d’airain ; les jambes de fer et les pieds moitié fer et moitié argile. Et vous considériez cette apparition, lorsqu’une pierre, se détachant elle-même d’une montagne voisine, roula jusqu’à la statue et l’atteignit aux pieds. Alors le fer, l’argile, l’airain, l’argent et l’or se brisèrent ensemble et la statue fut réduite en une poussière légère que le vent dissipa. Cependant, la pierre qui avait frappé la statue, se mit à grandir et elle devint une montagne qui couvrit toute la terre.

Grand roi, tel fut votre songe ; en voici l’interprétation :

Vous êtes le roi des rois ; le Dieu du ciel vous a donné l’empire, la force et la gloire, et il a soumis toutes choses à votre puissance. Ainsi, c’est vous qui êtes la tête d’or. Après vous, s’élèvera un autre empire, moindre que la vôtre, figuré par le buste d’argent de la statue. Un troisième empire lui succédera qui sera d’airain et commandera à la terre. Et un quatrième empire, qui sera de fer, brisera et broiera l’univers, comme le fer brise et broie toutes les substances. Mais cet empire aura un mélange d’argile ou de faiblesse, et ses différentes provinces ne pourront jamais s’unir et se fondre ensemble. Et dans ce temps, Dieu suscitera un royaume nouveau, qui réduira en poudre tous les empires précédents et subsistera éternellement ; c’est la pierre, détachée de la montagne, qui a brisé la statue et couvert la terre. »

En entendant ces paroles du jeune Hébreu, Nabuchodonosor fut frappé d’admiration. Il se prosterna le visage contre terre et adora le Dieu d’Israël, disant :

« Ton Dieu est véritablement le Dieu des dieux, le Seigneur des rois et le maître de l’avenir, puisqu’il a pu te découvrir des choses aussi cachées. »

Ensuite, il donna à Daniel de magnifiques présents, le combla d’honneur et l’établit gouverneur de toutes les provinces de la Babylonie. Et sur sa demande, il lui adjoignit comme sous-gouverneurs, ses trois amis Ananias, Misaël et Azarias.

La suite des événements est venue confirmer la vérité de cette grande prophétie de Daniel. L’empire des Assyriens et des Mèdes (Babylone) a été vaincu et remplacé par celui des Perses ; celui-ci par l’empire des Grecs (Alexandre le Grand) ; ce troisième par l’empire des Romains. C’est alors que Jésus-Christ, la pierre angulaire, est descendu de lui-même des hauteurs des cieux et a fondé le royaume de son Église. Celle-ci s’est développée peu à peu, a grandi et s’est étendue par toute la terre. Nulle puissance ne peut prévaloir contre elle et elle subsistera jusqu’à la fin des temps.

Réflexions. Dieu tient dans ses mains le cœur des hommes et les destinées des peuples. Il gouverne tout par sa Providence et fait servir à l’exécution de ses desseins tous les événements qui agitent le monde. Sans négliger le soin des plus petits détails de notre existence, il embrasse, d’un seul coup d’œil, les faits successifs des siècles. Et tous ces faits, dispersés dans l’histoire, arrivent à l’heure et à l’endroit voulu pour réaliser ses desseins, directement ou indirectement. La succession des quatre grands empires destinés à préparer le monde à l’établissement stable et universel de l’Église de Jésus-Christ, est une preuve frappante de la sagesse avec laquelle il dirige toutes choses. »

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