Léon XIII nous avait prévenu du danger sectaire

Cette concorde est insupportable à une secte qui met tout en œuvre pour la détruire : la franc-maçonnerie, devenue depuis trop d’années une puissance dont l’influence se mesure aux maux qu’elle a faits.

« Sous couleur de revendiquer les droits de l’homme et de réformer la société, dit le Saint-Père Léon XIII, elle bat en brèche les institutions chrétiennes : toute doctrine révélée, elle la répudie ; au mariage, a la famille, à l’éducation de la jeunesse, à tout l’ensemble de la vie publique et de la vie privée, elle s’efforce d’enlever le caractère chrétien, comme aussi d’abolir dans l’âme du peuple tout respect pour le pouvoir divin et humain. Le culte qu’elle prescrit, c’est le culte de la nature ; et ce sont encore les principes de la nature qu’elle propose comme seule mesure et seule règle de la vérité, de l’honnêteté et de la justice. Par là, on le voit, l’homme est poussé aux mœurs et aux habitudes d’une vie presque païenne, si tant est que le surcroît et le raffinement des séductions ne le fassent pas descendre plus bas. »

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« Que le peuple chrétien comprenne qu’il faut en finir avec cette secte, et que ceux-là y mettent le plus d’ardeur qui en sont plus durement opprimés : les Italiens et les Français. »

Ces paroles sévères de Léon XIII sont malheureusement justifiées par les faits de chaque jour et s’imposent à l’évidence. Que la franc-maçonnerie soit ou non la mère de l’anarchie, dont nos législateurs poursuivent aujourd’hui avec toute raison les redoutables écarts, la distinction importe peu ; la parenté est très proche et indéniable. Les mêmes principes, dissimulés sous une forme un peu moins brutale, conduiront fatalement les peuples aux mêmes conséquences. Toutes les lois de sûreté générale les mieux faites et appliquées avec le plus de,persévérance ne prévaudront pas contre les détestables doctrines de l’une comme de l’autre, car elles aboutissent fatalement à la même formule trop connue : « Ni Dieu ni maître. »

25 juillet 1894

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