Remède contre la tentation

remede_contre_la_tentation_adam_eve_serpent_pomme_saint_francois_de_sales

Dans ce siècle troublé par le relativisme et autres techniques d’enfumage spirituel, il est nécessaire de rappeler les bases du christianisme. Revenons brièvement sur ce qu’est la tentation et son remède grâce aux écrits du vénérable saint François de Sales.

Extraits de « introduction à la vie dévote » de saint François de Sales. Quatrième partie.

Définition de la tentation (extrait du chapitre 3)

« Satan, le monde et la chair voyant une âme épousée au Fils de Dieu, lui envoient des tentations et suggestions par lesquelles :

      1. Le péché lui est proposé
      2. Sur quoi elle se plaît ou elle se déplaît
      3. Enfin elle consent ou elle refuse

Qui sont en somme les trois degrés pour descendre a l’iniquité : la tentation, la délectation et le consentement. Et bien que ces trois actions ne se connaissent pas si manifestement en toutes autres sortes de péchés, cependant elles se connaissent palpablement aux grands et énormes péchés.

Quand la tentation de quelque péché que ce soit durerait toute notre vie, elle ne saurait nous rendre désagréables à la divine Majesté, pourvu qu’elle ne nous plaise pas et que nous n’y consentions pas ; la raison est, parce qu’en la tentation nous n’agissons pas mais nous souffrons, et puisque nous n’y prenons point plaisir, nous ne pouvons aussi en avoir aucune sorte de faute. Saint Paul souffrait longuement les tentations de la chair, et tant s’en faut que pour cela il fût désagréable a Dieu, qu’au contraire Dieu était glorifié par celles-ci (2 Co 12,7). La bienheureuse Angèle de Foligny sentait des tentations charnelles si cruelles qu’elle fait pitié quand elle les raconte. Grandes furent aussi les tentations que souffrit saint François et saint Benoît, lorsque l’un se jeta dans les épines et l’autre dans la neige pour les mitiger, et néanmoins ils ne perdirent rien de la grâce de Dieu pour tout cela, mais l’augmentèrent de beaucoup.

Il faut donc être fort courageuse, Philothée, dans les tentations, et ne se tenir jamais pour vaincue pendant qu’elles vous déplairont, en bien observant cette différence qu’il y a entre sentir et consentir, qui est qu’on les peut sentir, encore qu’elles nous déplaisent, mais on ne peut consentir sans qu’elles nous plaisent, puisque le plaisir, pour l’ordinaire, sert de degré pour venir au consentement. Que donc les ennemis de notre salut nous présentent tant qu’ils voudront d’amorces et d’appâts, qu’ils demeurent tous-jours à la porte de notre cœur pour entrer, qu’ils nous fassent tant de propositions qu’ils voudront ; mais tandis que nous aurons résolution de ne point nous plaire en tout cela, il n’est pas possible que nous offensions Dieu. Il n’est pas toujours au pouvoir de l’âme de ne point sentir la tentation, bien qu’il y soit toujours en son pouvoir de ne point y consentir ; c’est pourquoi, encore que la tentation dure et persévère longtemps, elle ne peut nous nuire tandis qu’elle nous est désagréable. »

Remède contre la tentation (chapitre 7)

« Sitôt que vous sentirez en vous quelques tentations, faites comme les petits enfants quand ils voient le loup ou l’ours en la campagne ; car tout aussitôt ils courent entre les bras de leur père et de leur mère, ou pour le moins les appellent a leur aide et secours. Recourez de même à Dieu, réclamant sa miséricorde et son secours ; c’est le remède que Notre-Seigneur enseigne (Mt 26,41) : Priez afin que vous n’entriez point en tentation.

Si vous voyez que néanmoins la tentation persévère ou qu’elle accroisse, courez en esprit embrasser la sainte Croix, comme si vous voyiez Jésus-Christ crucifié devant vous. Protestez que vous ne consentirez point à la tentation et demandez-Lui secours contre celle-ci, et continuez toujours à protester de ne vouloir point consentir, tant que la tentation durera.

Mais en faisant ces protestations et ces refus de consentement, ne regardez pas en face l’objet de la tentation, ne vous y arrêtez pas, mais seulement regardez Notre-Seigneur. Car si vous regardiez la tentation, principalement quand elle est forte, elle pourrait ébranler votre courage.

Divertissez votre esprit par quelques occupations bonnes et louables ; car ces occupations, entrant dans votre cœur, en y prenant place, chasseront les tentations et suggestions malignes.

Le grand remède contre toutes tentations grandes ou petites, c’est de déployer son cœur et de confesser les suggestions, ressentiments et affections que nous avons à notre directeur spirituel. Notez que la première condition que le malin fait avec l’âme qu’il veut séduire, c’est du silence ; comme font ceux qui veulent séduire les femmes et les filles, qui de prime abord défendent qu’elles ne communiquent point les propositions aux pères ni aux maris. Au contraire, Dieu, en ses inspirations, demande sur toutes choses que nous les fassions reconnaître par nos supérieurs et conducteurs.

Que si après tout cela, la tentation s’opiniâtre à nous travailler et persécuter, nous n’avons rien à faire, sinon à nous opiniâtrer de notre côté en la protestation de ne vouloir point consentir. Ainsi l’âme, quoique troublée, ne peut jamais être offensée pendant qu’elle dit non.

Ne disputez point avec votre ennemi et ne lui répondez jamais une seule parole, sinon celle que Notre-Seigneur lui répondit, avec laquelle il le confondit (Mt 4,10) : Arrière, ô Satan, tu adoreras le Seigneur ton Dieu et à lui seul tu serviras.

Et comme la chaste femme ne doit répondre un seul mot ni regarder en face le vilain poursuivant qui lui propose quelque déshonnêteté, mais le quittant tout court, doit au même instant retourner son cœur du côté de son époux et se souvenir de la fidélité qu’elle lui a promise.

La dévote âme, se voyant assaillie de quelque tentation, ne doit nullement s’amuser à disputer ni répondre, mais tout simplement se retourner du côté de Jésus-Christ, son Époux, et lui renouveler derechef sa fidélité, et de vouloir être à jamais uniquement toute sienne. »

Lien vers le fichier PDF : http://www.fichier-pdf.fr/2016/07/05/remede-contre-la-tentation/

L’hypocrisie du monde

l_hypocrisie_du_monde_baiser_de_judas_enseignement_saint_francois_de_sales

Voilà un enseignement de saint François de Sales que chacun devrait connaître sur l’hypocrisie du monde : le refus de la vie spirituelle en Jésus-Christ. On reconnaît l’imposteur à une chose : il vomit le nom sacré de Jésus. C’est autour de Notre Seigneur que le discernement du bien et du mal peut se faire. Celui qui reconnaît la divinité de Jésus-Christ est bon, comme l’était le bon larron, tandis que l’ennemi, pécheur endurci et sbire du diable, fait tout pour faire oublier aux autres les Lois du Père transmises par Son Fils Jésus-Christ.

Premier chapitre de la quatrième partie de « introduction à la vie dévote » par le vénérable saint François de Sales.

QU’IL NE FAUT PAS S’AMUSER AUX PAROLES DES ENFANTS DU MONDE

« Tout aussi tôt que les mondains s’apercevront que vous voulez suivre la vie dévote, ils décocheront sur vous mille traits de leur cajolerie et médisance ; les plus malins calomnieront votre changement d’hypocrisie, bigoterie et artifices ; ils diront que le monde vous a fait mauvais visage et qu’à son refus vous recourez a Dieu ; vos amis s’empresseront à vous faire un monde de remontrances, fort prudentes et charitables à leur avis. Vous tomberez, diront-ils, en quelque humeur mélancolique, vous perdrez crédit au monde, vous vous rendrez insupportable, vous vieillirez avant le temps, vos affaires domestiques en pâtiront ; il faut vivre au monde comme au monde, on peut bien faire son salut sans tant de mystères ; et mille semblables bagatelles.

Ma Philothée, tout cela n’est qu’un sot et vain babil ; ces gens-la n’ont nul soin, ni de votre santé, ni de vos affaires. Si vous étiez du monde, dit le Sauveur (Jn 15,19), le monde aimerait ce qui est sien ; mais parce que vous n’êtes pas du monde, partant il vous hait. Nous avons vu des gentilshommes et des dames passer la nuit entière, même plusieurs nuits de suite à jouer aux échecs et aux cartes ; y a-t-il une attention plus chagrine, plus mélancolique et plus sombre que celle-là ? Les mondains néanmoins ne disaient mot, les amis ne se mettaient point en peine ; et pour la méditation d’une heure, ou pour nous voir lever un peu plus matin qu’à l’ordinaire, pour nous préparer à la Communion, chacun court au médecin pour nous faire guérir de l’humeur hypocondriaque et de la jaunisse. On passera trente nuits à danser, nul ne s’en plaint ; et pour la veille seule de la nuit de Noël, chacun tousse et crie au mal de ventre le jour suivant. Qui ne voit que le monde est un juge inique, gracieux et favorable pour ses enfants, mais âpre et rigoureux aux enfants de Dieu ?

Nous ne saurions être bien avec le monde qu’en nous perdant avec lui. Il n’est pas possible que nous le contentions ; car il est trop bizarre. Jean est venu, dit le Sauveur (Mt 11,18), ne mangeant ni ne buvant, et vous dites qu’il est endiablé ; le Fils de l’homme est venu en mangeant, et buvant, et vous dites qu’il est Samaritain. Il est vrai, Philothée ; si nous nous relâchons par condescendance a rire, jouer, danser avec le monde, il s’en scandalisera ; si nous ne le faisons pas, il nous accusera d’hypocrisie ou mélancolie. Si nous nous parons, il l’interprétera à quelque dessein ; si nous négligeons notre extérieur, ce sera pour lui vileté de cœur. Nos gaietés seront par lui nommées dissolutions, et nos mortifications tristesses, et nous regardant ainsi de mauvais œil, jamais nous ne pouvons lui être agréables. Il agrandit nos imperfections et publie que ce sont des péchés ; de nos péchés véniels il en fait des mortels, et nos péchés d’infirmité, il les convertit en péchés de malice. Ainsi, comme dit saint Paul (1 Co 13,4), la charité est bénigne, au contraire le monde est malin. La charité ne pense point de mal, au contraire le monde pense toujours mal ; et quand il ne peut accuser nos actions il accuse nos intentions. Soit que les moutons aient des cornes ou qu’ils n’en aient point, qu’ils soient blancs ou qu’ils soient noirs, le loup ne laissera pas de les manger s’il peut.

Quoi que nous fassions, le monde nous fera toujours la guerre ; si nous sommes longuement devant le confesseur, il demandera qu’est-ce que nous pouvons tant dire ; si nous y sommes peu, il dira que nous ne disons pas tout. Il épiera tous nos mouvements, et pour une seule petite parole de colère, il protestera que nous sommes insupportables. Le soin de nos affaires lui semblera avarice, et notre douceur, niaiserie ; et quant aux enfants du monde, leurs colères sont générosités, leurs avarices, économie (commentaire du blog La France Chrétienne : ceci est particulièrement vrai en 2016 avec le syndrome de la bien-pensance). Les araignées gâtent toujours l’ouvrage des abeilles.

Laissons cet aveugle, Philothée : qu’il crie tant qu’il voudra, comme un chat-huant, pour inquiéter les oiseaux du jour. Soyons fermes en nos desseins, invariables en nos résolutions ; la persévérance fera bien voir si c’est certes et tout de bon que nous sommes sacrifiés à Dieu et rangés à la vie dévote. Les comètes et les planètes sont presque également lumineuses en apparence ; mais les comètes disparaissent en peu de temps, n’étant que de certains feux passagers, et les planètes ont une clarté perpétuelle. Ainsi l’hypocrisie et la vraie vertu ont beaucoup de ressemblance en l’extérieur ; mais il est aisé de les différencier, parce que l’hypocrisie n’a point de durée et se dissipe comme la fumée en montant ; mais la vraie vertu est toujours ferme et constante. Ce ne nous est pas une petite commodité pour bien assurer le commencement de notre dévotion, que d’en recevoir de l’opprobre et de la calomnie ; car nous évitons par ce moyen le péril de la vanité et de l’orgueil, qui sont comme les sages-femmes d’Égypte, auxquelles le Pharaon infernal a ordonné de tuer les enfants mâles d’Israël le jour même de leur naissance (Ex 1,15). Nous sommes crucifiés au monde et le monde nous doit être crucifié (Ga 6,14) : il nous tient pour fous, tenons-le pour insensé.  »

Lien vers le fichier PDF : http://www.fichier-pdf.fr/2016/07/04/l-hypocrisie-du-monde/

Les vrais entretiens spirituels de saint François de Sales

ENTRETIENS DE SAINT FRANÇOIS DE SALES

Lien vers le fichier PDF : http://www.fichier-pdf.fr/2015/09/04/entretiens-spirituels-de-saint-francois-de-sales/

Source du document : http://chemins.salesiens.pagesperso-orange.fr/page14.html

vrais_entretiens_spirituels_saint_francois_de_sales

D’après les Anciens Manuscrits publiés par la Visitation d’Annecy

ENTRETIENS DE SAINT FRANçOIS DE SALES

GLOSSAIRE

PREMIER ENTRETIEN

AUQUEL EST DÉCLARÉE L’OBLIGATION DES CONSTITUTIONS DE LA VISITATION DE SAINTE-MARIE ET LES QUALITÉS DE LA DÉVOTION QUE LES RELIGIEUSES DUDIT ORDRE DOIVENT AVOIR

DEUXIÈME ENTRETIEN

DE LA CONFIANCE ET ABANDONNEMENT

L’on propose si une âme peut, ayant le sentiment de sa misère, aller à Dieu avec une grande confiance.

TROISIÈME ENTRETIEN

PRÉDICATION DE MONSEIGNEUR POUR L’OCTAVE DES INNOCENTS 1

[DE LA FERMETÉ]

QUATRIÈME ENTRETIEN

SUR LE SUJET DE LA CORDIALITÉ

SIXIÈME ENTRETIEN

SUR LE SUJET DES FONDATIONS 1

(DE L’ESPÉRANCE)

SEPTIÈME ENTRETIEN

PRÉDICATION DES LOIS QUE MONSEIGNEUR NOUS A DONNÉE EN L’OCTAVE DES ROIS 1

(DE TROIS LOIS SPIRITUELLES)

HUITIÈME ENTRETIEN

DE LA DÉSAPPROPRIATION

NEUVIÈME ENTRETIEN

DE L’AMOUR ENVERS LES CRÉATURES

DIXIÈME ENTRETIEN

SUR LE SUJET DE LA MODESTIE

ONZIÈME ENTRETIEN

DISCOURS DE L’OBÉISSANCE FAIT PAR NOTRE BIENHEUREUX PÈRE A SES CHÈRES FILLES DE LA VISITATION

DOUZIÈME ENTRETIEN

DE [LA VERTU] D’OBÉISSANCE

TREIZIÈME ENTRETIEN

SUR LE SUJET DE LA SIMPLICITÉ

QUATORZIÈME ENTRETIEN

SUR LES RÈGLES

QUINZIÈME ENTRETIEN

SUR LE SUJET DE LA TENDRETÉ

QUE L’ON A SUR SOI-MÊME

SEIZIÈME ENTRETIEN

SUR LE SUJET DE LA CONDESCENDANCE

DIX-SEPTIÈME ENTRETIEN

FAIT SUR DIVERSES QUESTIONS

DIX-HUITIÈME ENTRETIEN

DE CE QU’IL FAUT OBSERVER QUAND ON TIRE LES VOIX POUR LA RÉCEPTION [A L’HABIT] OU PROFESSION DES SOEURS

DIX-NEUVIÈME ENTRETIEN

SUR LE SUJET DES SACREMENTS

VINGTIÈME ENTRETIEN

PRÉDICATION DE NOTRE BIENHEUREUX PÈRE POUR LE JOUR DE SAINT JOSEPH

VINGT-ET-UNIÈME ENTRETIEN

SUR LE SUJET DE LA PRÉTENTION 1 QUE NOUS DEVONS AVOIR POUR ENTRER EN LA RELIGION 2

VINGT-DEUXIÈME ENTRETIEN

DES CINQ DEGRÉS D’HUMILITÉ

DERNIER ENTRETIEN

DE NOTRE TRÈS SAINT ET BIENHEUREUX PÈRE SUR PLUSIEURS QUESTIONS QUE NOS CHÈRES SOEURS DE LYON LUI FIRENT DEUX JOURS AVANT SA BIENHEUREUSE MORT, LE JOUR DE SAINT ETIENNE 1622

RECUEIL DES QUESTIONS

QUI ONT ÉTÉ FAITES A NOTRE BIENHEUREUX PÈRE EN NOTRE MONASTÈRE DE LYON 1

RECUEIL DE CE QUE NOTRE BIENHEUREUX PÈRE DIT A NOTRE SOEUR CLAUDE-SIMPLICIENNE, RELIGIEUSE EN NOTRE MONASTÈRE D’ANNECY 1

EXTRAITS DE L’HISTOIRE DE LA GALERIE 1

Lire la suite

Il faudra bientôt choisir entre la charia et le Christianisme

Saint_Francois-de-Sales

À l’heure ou l’Islam est chargé de se substituer, en France, à la laïcité, nos contemporains sont égarés dans toutes sortes d’hérésies funestes. Les uns ou les autres ne veulent surtout pas entendre parler de religion, ni apprendre quoi que ce soit à son sujet, sans trop savoir pourquoi. La pensée française contemporaine est biaisée, faite de clichés. L’ère du trash a détruit la véritable intelligence à la française héritée de longs siècles passés sous le royalisme.

C’est au nom de la laïcité que nos contemporains se convertiront naturellement, ou de force, à un Islam déguisé en agneau, en religion de paix. Pourtant, l’Islam est une suite de règles destinées à asservir les masses par des lois bien souvent barbares. Si nous ne condamnons pas les musulmans pour leur croyance, nous condamnons fermement l’Islam comme l’ont toujours fait les Chrétiens. Nous nous proclamons adorateurs du Sacré-Cœur de Jésus.

Nous allons démontrer qu’il va bientôt falloir choisir entre la charia islamique ou le génie du Christianisme. Le choix est pourtant très simple. Si l’on s’en réfère à tous les docteurs de l’Église et en particulier à Saint François de Sales, on s’aperçoit que la vie et la bonne intelligence sont prônées au quotidien. Ainsi, nous sommes encouragés à détester le péché mais à pardonner le pécheur. Nous sommes amenés à méditer sur la création, le but de notre vie, des bénéfices de Dieu, des péchés, de la mort, du jugement, de l’enfer, du paradis. Ces exercices de méditation, extrêmement utiles pour les âmes, permettent de se recentrer sur notre existence et sur celle des autres. Ainsi, notre égoïsme disparaît au profit d’une ouverture de cœur, d’une qualité de vie et d’une compréhension de l’Amour de Dieu pour les hommes.

Si nous sommes venus au monde, c’est que nous avons été aimés non seulement par nos parents mais aussi par Dieu lui-même. Si nous sommes nés, c’est pour une raison bien particulière mais si nous ne méditons jamais sur cette question, nous risquons de passer à côté de notre existence. C’est bien souvent de cette manière que les plus fragiles tombent dans la drogue, la violence, les hérésies, le sexe, la peur, la haine, les armes, l’alcool, le tabac, les films, etc… La liste est, bien sûr, non exhaustive. Étonnamment, chaque péché finance toujours une entreprise. Ainsi, celui ou celle qui est piégé par ses passions charnelles risque d’acheter des gadgets, de la lingerie. Celui qui a peur sera incité à suivre des cours d’arts martiaux, par exemple, ou à se procurer des armes pour se défendre d’un éventuel agresseur. Celui qui sombre dans la drogue finira par payer chèrement son fournisseur en se délestant de tous ses biens chèrement acquis. Ainsi, le péché profite toujours à nos débiteurs. Ces réflexions élémentaires ne sont pourtant ni enseignées ni comprises par une majorité de nos contemporains !

Saint François de Sales nous livre ses précieuses réflexions qui offrent une réponse à chacune de nos interrogations. Ainsi, grâce aux enseignements du Christianisme, nous retrouvons le chemin de la paix, le chemin de Dieu, le chemin de l’Amour pour finir par nous écarter définitivement du péché. C’est de cette manière que nous ne serons plus esclaves de nos passions. C’est de la sorte que nous cesserons d’être les générateurs de profits pour ceux qui cherchent à nous asservir par le péché.

Le Christianisme donne la liberté et la vie aux hommes, c’est pourquoi nous disons que Jésus-Christ est le Chemin qui mène à la Vie et à la Vérité. C’est dans le sacre de l’hostie, en hommage au Christ, que nous découvrons la Charité. Le partage eucharistique est sacré, c’est pourquoi nous savons que Jésus-Christ est réellement présent dans la sainte hostie. La Sainte-Messe, complétée par le confessionnal, pour nous libérer de nos erreurs dans le plus grand secret, ainsi que les enseignements dictés du haut des chaires, finissent de libérer les hommes.

Cependant, il faut avouer une triste vérité. L’Église catholique contemporaine n’est plus que l’ombre d’elle-même. La corruption et les vices se sont engouffrés dans ses couloirs. Une majorité de prêtres ne croient plus ni en Dieu ni en Satan. Le modernisme a perverti le Christianisme occidental. C’est sur ces ruines qu’il faudra rebâtir une véritable Église universelle du Christ qui suivra les commandements des docteurs chrétiens du passé. Le choix est simple : soit l’humanité accepte de vivre dans l’élévation spirituelle, soit elle est condamnée à périr dans la guerre, les révolutions, les volcans, les séismes, les épidémies, les famines et peut-être même par le feu tombé du ciel.

Dieu est lent à la colère mais lorsque l’homme devient sourd, Dieu se manifeste par des catastrophes qui devraient réveiller même les âmes les plus endormies. Ce n’est plus le cas en 2015. Nous sommes dans une ère de pré-guerre mondiale. Ce n’est que le début des douleurs comme nous l’a promis Jésus-Christ, il y a de cela environ 2000 ans. Les prophéties sont en train de se réaliser, mais, pourtant, une majorité de nos contemporains refuse de voir la vérité en face.

Le modernisme est une époque cruelle et barbare.

Je vous propose de découvrir ci-dessous le sommaire de « l’introduction à la vie dévote » du vénérable Saint François de Sales.

Le livre complet peut se télécharger ici : Introduction à la vie dévote de Saint François de Sales

Lien vers l’article au format PDF : Il faudra bientôt choisir entre la charia et le Christianisme

table_matieres_1

table_matieres_2

table_matieres_3

table_matieres_4

 

 

 

 

L’échelle de Jacob selon Saint François de Sales

Pour la jeunesse, l’échelle de Jacob est un film. Voilà l’esprit du monde à l’oeuvre dans le but de désacraliser, de déchristianiser la civilisation contemporaine. Maintenir la population dans l’ignorance d’une spiritualité authentique est le moyen utilisé par ceux qui se disent « lumineux ». En vérité, ceux-ci oeuvrent pour Lucifer. La vie n’est pas telle qu’on se l’imagine. A notre mort, il y a ceux qui tombent dans les flammes de la géhenne et ceux qui s’élèvent vers notre Seigneur Jésus-Christ. Oeuvrons de toutes nos forces pour retrouver cet élan d’Amour qui nous garantira, dans le pire des cas, le purgatoire, et, dans le meilleur, le paradis.

Retrouvons une belle explication offerte par le vénérable Saint François de Sales à propos de la peinture de Nicolas Dipre, l’échelle de Jacob.

« Contemplez l’échelle de Jacob, car c’est une fidèle peinture de la vie dévote : les deux côtés de cette échelle nous représentent l’oraison, qui demande l’amour de Dieu, et les sacrements, qui le confèrent; les échelons sont les divers degrés de la charité, par lesquels on va de vertu en vertu, soit en descendant, par l’action, jusqu’à servir le prochain et à souffrir ses faiblesses, soit en s’élevant, par la contemplation, jusqu’à l’union amoureuse de Dieu. Or considérez, je vous prie, quels sont ceux qui sont sur l’échelle : ce sont des hommes qui ont des coeurs angéliques, ou des Anges qui ont des coeurs humains. Ils ne sont pas jeunes, mais ils le paraissent, parce qu’ils sont pleins de vigueur, et d’agilité spirituelle ; ils ont des ailes pour voler et s’élancer en Dieu par la sainte oraison, mais ils ont aussi des pieds pour marcher avec les hommes dans une sainte et paisible société ; leur beauté et la joie peinte sur leurs visages nous indiquent qu’ils reçoivent tout avec une douce tranquilité; et leur tête nue, aussi bien que leurs bras et leurs jambes, nous montrent que leurs pensées, leurs affections et leurs oeuvres n’ont d’autre but que de plaire à Dieu. Le reste de leur corps est couvert, mais d’une tunique légère, pour nous apprendre que, s’ils se servent du monde et des biens du monde, c’est en toute pureté et simplicité, sobrement, et autant seulement qu’il est nécessaire. Telles sont les personnes dévotes. Croyez-moi donc, Philothée, la dévotion est la douceur des douceurs et la reine des vertus ; c’est la perfection de la charité ; elle est à la charité ce que la crème est au lait, la fleure à une plante, l’éclat à une pierre précieuse, et l’odeur du baume, odeur de suavité qui fortifie l’esprit des hommes et réjouit les Anges. »

echelle_de_jacob_nicolas_dipre_1500_musee_du_petit_palais_avignon

 

L’imposture spirituelle des dirigeants contemporains

L’imposture spirituelle est facilement démasquable lorsqu’on se plonge dans les écrits d’autrefois. Saint François de Sales nous enseigne, en seulement quelques lignes, comment procédaient les injustes pour tromper les Israélites qui souhaitent entrer en terre promise.

Nous assistons aujourd’hui à la même tromperie : les « élus » s’acharnent à faire croire à une population docile, et, malheureusement, trop souvent bétaillère, que le Christianisme est une monstruosité trompeuse alors qu’en vérité, le Christianisme est une douceur suave qui transcende l’être humain pour en faire un dévot, c’est-à-dire un saint.

Ce qu’il faut en déduire, c’est que ceux qui dirigent la civilisation contemporaine souhaitent radicaliser les individus afin que ceux-ci s’opposent par les armes dans des combats fratricides. Il y a une volonté surnaturelle d’imposer le mal au sein même de la civilisation humaine. C’est bien là l’oeuvre de Satan. Le seul moyen de repousser ses assauts est de lui opposer de l’Amour ainsi que le Nom de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Retrouvons un extrait de la vie dévote de Saint François de Sales, fabuleux ouvrage rédigé en 1609. La sagesse peut être contemplée dans un passé résolument royaliste et Chrétien. La cruauté se reflète dans cette époque impie abreuvée de matérialisme, de finance qui finira, comme Babylone, dans la géhenne.

L’ouvrage « la vie dévote » peut être téléchargé au format PDF ici : La vie dévote

« Ceux qui voulaient détourner les Israélites d’entrer dans la terre promise leur disaient que cette terre dévorait ses habitants, c’est-à-dire que l’air y était si corrompu qu’on ne pouvait y vivre longtemps, et qu’en outre les naturels du pays étaient des hommes monstrueux qui mangeaient les autres hommes comme des sauterelles. C’est ainsi, Philotée, que le monde décrie tous les jours la sainte dévotion, en peignant les personnes dévotes avec un visage fâcheux, triste et chagrin, et en publiant que la dévotion rend l’humeur mélancolique et le caractère insupportable. Mais comme Josué et Caleb assuraient que non-seulement la terre promise était bonne et belle, mais que la possession en serait douce et agréable; de même le Saint-Esprit nous assure par la bouche de tous les saints, et Notre-Seigneur-Jésus-Christ nous atteste que la vie dévote est une vie douce, heureuse et aimable.

Le monde voit les personnes dévotes jeuner, prier, souffrir les injures, servir les malades, donner aux pauvres, veiller et réprimer leur colère, faire violence à leurs passions, se priver des plaisirs sensuels, et faire beaucoup d’autres choses qui sont de leur nature très-pénibles et très-rigoureuses ; mais le monde ne voit pas la dévotion intérieure qui rend toutes ces actions agréables, douces et faciles. »

la_vie_devote_saint_francois_de_sales_1609_2

Qu’est-ce que la dévotion selon le vénérable Saint François de Sales ?

Saint François de Sales, nous enseigne, à travers « la vie dévote », ce qu’est la dévotion et une vie pieuse. Son ouvrage, rédigé en 1609, est un trésor spirituel. La plupart de nos contemporains ignorent tout de la spiritualité. Ils préfèrent se perdre dans les méandres du matérialisme, en désacralisant à chaque instant de leur vie ce qui aurait pu leur apporter le véritable bonheur. Lisons un extrait de « la vie dévote ».

« Celui-là tient toujours sa bourse ouverte aux pauvres, mais il a le coeur toujours fermé à l’amour de son prochain, à qui il ne veut pas pardonner. Celui-ci pardonne de bon coeur à ses ennemis; mais payer ses créanciers, c’est ce qu’il ne fait jamais, s’il n’y est contraint. Toutes ces personnes passent pour fortes dévotes, et ne le sont pourtant nullement. Les officiers de Saül étant allés chez David avec ordre de l’arrêter, Michol, son épouse, mit une statue dans son lit, la couvrit des habits de David, et leur fit accroire que c’était David lui-même qui était malade et qui dormait. Voilà l’erreur de beaucoup de personnes qui se couvrent de certaines pratiques extérieurs de dévotions, et que l’on prend pour très-spirituelles et très-dévotes; mais, au fond ce ne sont que des statues et des fantômes de dévotion.

La vraie et solide dévotion, Philothée, présuppose l’amour de Dieu; ou plutôt elle n’est autre chose qu’un vrai amour de Dieu, cet amour qui s’appelle grâce, parce qu’il embellit notre âme et nous rend agréables à la divine Majesté; qui s’appelle charité, parce qu’il nous donne la force de faire le bien, et qu’il s’appelle dévotion quand, parvenu jusqu’à sa perfection, il nous fait opérer le bien avec soin, avec promptitude et fréquemment. J’explique ceci par une comparaison fort simple et bien naturelle : les autruches ont des ailes, et ne volent jamais : les poules volent, mais pesamment, rarement et fort bas ; les aigles, les colombes et les hirondelles ont le vol rapide, élevé et presque continuel. Ainsi les pécheurs ne volent point en Dieu, mais rampent toujours sur la terre; les justes qui sont encore imparfaits volent en Dieu par leurs bonnes actions, mais rarement, lentement et pesamment ; il n’y a que les âmes solidement dévotes qui s’élèvent en Dieu d’un vol rapide, élevé et presque continuel. En un mot, la dévotion n’est autre chose qu’une certaine agilité et vivacité spirituelle, par laquelle ou la charité agit en nous, ou nous agissons par elle promptement et avec affection. …/…

Celui qui n’observe pas tous les commandements de Dieu n’est ni juste ni dévot ; car pour être juste il faut avoir la charité, et pour être dévot il faut avoir, outre la charité, un grand zèle et une grande promptitude à faire des actions charitables. »

la_vie_devote_saint_francois_de_sales_1609