Réflexions sur la fête de Noël : le consumérisme cache la tradition catholique

Chers amis,

Réfléchissons à la fête de Noël : est-ce que le consumérisme est compatible avec la pauvreté assumée de la tradition catholique ? Non. Revenons dans le contexte de la tradition catholique pour argumenter cette réponse.

Voici un petit texte extrait du magnifique livre « les principaux faits de l’histoire sainte » de l’abbé L. Bataille, 1884.

César-Auguste, empereur romain, voulut dénombrer les sujets de son immense empire. Il ordonna à tous les habitants de la Judée de se rendre sur les registres publics de leur ville natale. Joseph et Marie, étant originaires de Bethléem, furent obligés de quitter Nazareth pour se rendre là-bas. Après plusieurs journées de marche, les époux arrivèrent à Bethléem. À cause du recensement qui avait lieu dans la ville, la foule était grande. Ils furent forcés de se retirer en dehors de la cité pour trouver un refuge. Ils finirent dans une caverne servant d’abri aux animaux. Selon la tradition, un bœuf et un âne réchauffaient de leur haleine Jésus, l’Enfant-Dieu.

Aux environs de Bethléem, des bergers passaient la nuit dans les champs. Tout à coup, un ange leur apparut, provoquant chez eux une grande frayeur : « ne craignez rien, leur dit l’ange : car je viens vous annoncer une nouvelle qui sera pour vous et pour tout le peuple le sujet d’une grande joie. Un Sauveur, qui est le Christ, est né aujourd’hui dans la ville de David. Vous trouverez l’enfant enveloppé de langes et couché dans une crèche. Au même instant, une troupe d’esprit célestes se joignit à l’ange et célébra les louanges du Seigneur, disant : Gloire à Dieu, au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté ! ».

Les bergers se rendirent à Bethléem. Ils montèrent la colline et trouvèrent la grotte. Ils virent dans une mangeoire d’animaux un petit enfant enveloppé de langes et couché sur la paille ; à côté une femme et un homme recueillis, silencieux. À ce spectacle, ils reconnurent la vérité des paroles de l’ange. Éclairés intérieurement par la grâce, ils comprirent que cet enfant était réellement le Dieu-Sauveur qui leur avait été annoncé, et, se prosternant, ils l’adorèrent et annoncèrent au-dehors la bonne nouvelle : et tous ceux qui les entendaient, étaient dans l’admiration au sujet des merveilles qu’ils racontaient.

Revenons maintenant à notre réflexion. Il est bien évident que le consumérisme n’a strictement aucun lien avec la naissance de Jésus. La marchandisation de la terre est la conséquence de l’orgueil humain. L’achat de marchandises enrichit certaines familles qui sont situées à la tête de la pyramide consumériste. À l’occasion des fêtes de Noël, regardons un catalogue de marchandises alimentaires en provenance de l’une de ces grandes surfaces : les produits y sont mis en valeur par une mise en page soignée. On y trouve des produits de luxe tels le saumon, le caviar, le foie gras, etc. Cela nous donne envie de nous remplir d’une nourriture tangible qui n’est pas celle espérée lors de la fête de Noël.

Les familles achètent toujours plus de cadeaux et d’aliments caloriques lors de ces fêtes en pensant faire plaisir à leurs proches. Cependant, ces achats inconsidérés enrichissent le grand capital et réduisent la qualité de ces réunions familiales. Est-ce qu’un enfant qui est gavé de nourriture et de jouets est plus heureux qu’un enfant pauvre qui serait riche de foi, d’espérance et de charité ?

Les catholiques d’antan étaient pour la plupart très pauvres. Considérons, par exemple, saint Jean Bosco qui dormait au-dessus des fours de boulangers durant son enfance. Quotidiennement, il parcourait à pied, souvent sans chaussures, des dizaines de kilomètres pour rejoindre l’école. Sa maman, Mamma Margarita, lui a enseigné la sainte tradition catholique durant son enfance. Elle n’avait pas d’argent, sa maison était rudimentaire, mais son cœur était riche d’une grande bonté et d’une réelle confiance en Dieu. Elle a donc offert à ses trois enfants une saine éducation qui a conduit le petit dernier, Jean Bosco, à devenir un grand saint de l’Église catholique.

De nos jours, les enfants ne connaissent pratiquement rien de la tradition catholique. On se contente de leur acheter des dizaines jouets au nom d’un supposé père Noël qui n’est que la conséquence de la laïcisation de saint Nicolas. Tout cela enrichit davantage le grand patronat. On mange, en famille, des repas gargantuesques. On se gave telles des oies en se toisant silencieusement ou en partageant des ragots et de futiles discours. Pendant ce temps, les vrais pauvres, eux, sont mis au ban de la société et personne ne pense un seul instant à eux. Nous sommes tous centrés sur notre propre plaisir au lieu de penser aux autres.

Noël ce n’est pas cela. Noël c’est, tout d’abord, la sainte Nativité qui nous donne l’espérance en un Dieu d’amour. Noël est une fête religieuse qui symbolise la perfection spirituelle de Jésus-Christ. Nous sommes invités à élever notre esprit vers une Charité sans limite au nom de Son Sacré-Cœur.

Le jour de Noël, plus particulièrement, nous devrions remercier Dieu de nous avoir révélé Son existence à travers Son Fils Jésus-Christ. Nous devrions alors réserver une ou plusieurs assiettes pour accueillir quelques pauvres en partageant avec eux un repas spirituel puisque l’on fête le retour des brebis dans leur vert pâturage : la parabole du Bon Berger prend alors tout son sens.

Nous l’aurons compris, faire la fête ne signifie pas s’abreuver comme des païens mais plutôt célébrer notre retour à la vraie foi grâce aux enseignements de Jésus-Christ et de Son Église.

Durant les grandes tribulations, nous allons apprendre à nous séparer du matérialisme pour revenir aux saintes traditions catholiques. La mort du matérialisme symbolise également la disparition de cette secte infernale qui se nourrit de nos péchés et réfléchit à notre place dans d’affreuses loges. La fraternité humaine est une imposture dès lors que Notre-Seigneur Jésus-Christ n’y est pas présent : se glorifier soi-même est la preuve d’un orgueil démesuré et d’un incroyable aveuglement. La foi en l’homme, autrement appelée humanisme, est une hérésie, car, depuis Adam, le péché est la cause de toutes les erreurs qui se répandent sur la terre à cause de notre imperfection naturelle.

Le seul Salut ne peut se faire qu’au sein d’une Église catholique traditionnelle, celle qui est de nos jours éclipsée. Gardons espoir puisque le soleil viendra bientôt pour redonner la vue à un monde d’aveugles. Dieu vous bénisse en ce temps de l’Avent, chers amis.

Lien vers le fichier PDF : https://lafrancechretienne.files.wordpress.com/2018/12/reflexions_sur_la_fete_de_noel.pdf

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Les miracles de saint Jean Bosco

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Voici quatre extraits issus de la vie de saint Jean Bosco dans lequel nous découvrons ses nombreux miracles. À méditer pour se rappeler les beautés de la sainteté.

« Deux signes d’espérance au Valdocco ». Tiré de « Don Bosco ». Page 143 et 144

« Dans le bas-fond du Valdocco, où la neige s’accumule avec le début de l’hiver, don Bosco accueille avec modestie deux signes d’espérance.

Pour la première fois un de ses garçons prend la soutane. Il s’appelle Ascanio Savio ; ils sont du même pays. Il a fréquenté l’oratoire depuis le moment où il se tenait près du Refuge. Maintenant, il devrait entrer au séminaire, mais celui de Turin est fermé et celui de Chieri le sera bientôt. La Curie archiépiscopale lui permet d’accomplir la cérémonie de la prise de soutane ou Cottolengo et de rester ensuite à l’oratoire pour aider don Bosco.

Il n’y restera pas toujours. Après quatre années il entrera au séminaire et deviendra prêtre diocésain. Mais il dira de don Bosco :

« Je l’aimais comme s’il avait été mon père. »

Et don Bosco écrivait à son sujet :

« Je lui confiai immédiatement une partie de la surveillance, des catéchismes et la direction des différentes classes. De cette manière, je commençai à être un peu soulagé. »

Premier agneau devenu pasteur.

Le second événement a un caractère complètement différent.

À l’oratoire on célébrait une fête solennelle. Plusieurs centaines de jeunes étaient préparés à faire la communion. Don Bosco célèbre la messe convaincu que dans le tabernacle se trouve le ciboire habituel plein d’hosties consacrées. Malheureusement, il est presque vide. Joseph Buzzetti, chargé de la sacristie (de quoi ce garçon n’est-il pas chargé ?) a oublié de préparer un autre ciboire et s’en rend compte après la consécration, donc trop tard.

Don Bosco, lorsque les garçons commencent à se présenter pour recevoir l’eucharistie, s’aperçoit qu’il va falloir les renvoyer tous à leur place. Ne pouvant s’y résigner, il commence à distribuer les quelques hosties qui sont au fond du ciboire.

Et voilà que, à son étonnement et à celui du pauvre Buzzetti qui tient le plateau, les hosties ne diminuent pas. Tout le monde communie.

C’est Joseph Buzzetti, abasourdi, qui raconte le fait à ses camarades. Et il le racontait encore en 1864 aux premiers Salésiens. Don Bosco était alors présent et, le visage grave, le certifia :

« Oui, il y avait peu d’hosties dans le ciboire et malgré cela j’ai pu communier tous ceux qui s’approchèrent de la sainte table et ils étaient nombreux. J’étais ému mais tranquille. Je pensais : le miracle de la consécration est plus grand que celui de la multiplication. Mais le Seigneur soit béni pour tout. »

Tandis que l’Italie était ébranlée par des événements retentissants, dans un coin perdu de la banlieue de Turin le Seigneur multipliait silencieusement sa présence parmi les garçons d’un pauvre prêtre. Signe mystérieux mais très éclairant. »

« Quatre sous de polenta ». Tiré de « Don Bosco ». Page 149

« Dans la dernière période de 1849, pendant que – disent les chroniques – beaucoup de gens, autour de Turin souffrent de la faim, l’histoire de don Bosco enregistre certains mystérieux événements. Nous pourrions les appeler (si l’expression n’est pas excessive) « les humbles miracles qu’un prêtre obtient pour les humbles ».

Giuseppe Brosio, le bersagliere, raconte le premier dans une lettre à don Bonetti :

« Un jour, alors que j’étais chez don Bosco, se présenta un homme qui venait demander l’aumône. Il raconta qu’il avait cinq enfants, qui n’avaient pas mangé depuis un jour entier. Don Bosco fouille ses poches. Il y trouve seulement quatre sous (vingt centimes) et les lui donne avec sa bénédiction. »

Quand nous fûmes seuls, don Bosco me dit qu’il regrettait de ne pas avoir eu plus d’argent : s’il avait eu cent lires, il les lui aurait données.

Je lui dis :

« Comment pouvez-vous savoir qu’il a dit la vérité ? Si c’était un escroc ?
– Non, il est sincère et loyal. J’ajoute même : il est travailleur et très attaché à sa famille.
– Comment le savez-vous ? »

Alors, don Bosco me prit par la main, me regarda dans les yeux et, à mi-voix, me dit :

« Je l’ai lu dans son cœur.
– Ça, alors ! Mais dans ce cas-là vous voyez aussi mes péchés ?
– Oui, j’en sens l’odeur » me répond-il en souriant.

Et je dois dire qu’il me lisait vraiment dans le cœur. Si j’oubliais quelque chose en confession, il me mettait sous les yeux la réalité telle qu’elle était. J’habitais pourtant à un kilomètre de chez lui. J’avais un jour accompli un geste de générosité qui avait exigé de moi un grand sacrifice, et personne n’en savait rien. J’allai à l’oratoire ; dès qu’il me vit, don Bosco me prit la main et me dit :

« Quelle belle récompense tu t’es préparée pour le paradis !
– Qu’est-ce que j’ai fait ? » lui demandai-je.

Et lui me rappela point par point ce qui s’était passé. Quelque temps plus tard, dans Turin, je rencontrai l’homme auquel il avait donné quatre sous. Il me reconnut, m’arrêta et me dit qu’avec les sous il était allé acheter de la farine pour la polenta et que lui et sa famille en avait mangé à satiété. Il ajouta :

« Dans la famille nous l’appelons : le prêtre du miracle de la polenta, parce que, avec quatre sous, on a de la farine à peine pour deux personnes ; or, nous étions sept à manger. » »

« Je l’ai appelé par son nom : Carlo ! ». Tiré de « Don Bosco ». Page 150

« Le second, c’est la marquise Maria Fassati, née de Maistre, qui le raconte, par lettre, en français. Elle écrit :

« J’ai entendu ce récit de la bouche même de don Bosco et j’ai essayé de l’écrire avec la plus grande fidélité. »

Un jour on vint chercher don Bosco pour un jeune homme qui fréquentait ordinairement l’oratoire et qu’on dit être gravement malade. Don Bosco était absent et ne revint à Turin que deux jours après, il ne put se rendre chez le malade que le lendemain vers 4 heures de l’après-midi ; en arrivant à la maison où il demeurait, il vit les tapis noirs sur la porte avec le nom du jeune homme qu’il venait chercher. Il monte néanmoins pour voir et consoler les pauvres parents ; il les trouve tout en larmes et ils lui racontent que leur enfant était mort depuis le matin. Don Bosco demanda alors s’il pouvait monter à la chambre où était le corps du défunt pour le revoir encore une fois. Un domestique l’y conduisit.

« En entrant dans la chambre, dit don Bosco, il me vint en pensée qu’il n’était pas mort ; je m’approchai du lit et l’appelai par son nom : Carlo ! Alors il ouvrit les yeux et me salua d’un air étonné : Oh ! Don Bosco, s’écria-t-il, que vous m’avez éveillé d’un rêve affreux ! »

À ce moment plusieurs personnes qui étaient dans la chambre fuirent tout épouvantées, et jetant de grands cris renversèrent les lumières, et don Bosco se hâta de déchirer le linceul dans lequel était cousu le jeune homme, qui continua à parler ainsi.

« Il me semblait, dit-il qu’on me poussait dans une longue caverne sombre, et si étroite que je pouvais à peine respirer ; au bout je voyais comme un espace plus large et plus éclairé où beaucoup d’âmes subissaient un jugement et mon angoisse et ma terreur allait toujours croissant car j’en voyais un grand nombre de condamnées, enfin mon tour était venu et j’allais partager leur sort affreux pour avoir mal fait ma dernière confession, lorsque vous m’avez réveillé ! »

Cependant le père et la mère de Carlo étaient accourus, apprenant que leur enfant vivait ; le jeune homme les salua cordialement mais leur dit de ne pas espérer sa guérison. Après les avoir embrassés, il demanda à être seul avec don Bosco, à qui il raconta qu’il avait eu le malheur de tomber dans une faute qu’il avait crue mortelle, que se voyant très mal, il l’avait envoyé chercher avec la ferme intention de s’en confesser, mais que ne l’ayant pas trouvé on lui avait amené un autre prêtre qu’il ne connaissait pas et auquel il n’avait jamais osé découvrir ce péché. Dieu venait de lui montrer qu’il avait mérité l’enfer pour cette confession sacrilège. Aussitôt il se confessa avec beaucoup de douleur, et dès qu’il eut reçu la grâce de l’absolution il ferma les yeux et expira doucement.

Je tiens ce récit de la bouche de don Bosco lui-même et j’ai tâché de l’écrire aussi fidèlement que possible. » (1)

(1) Pietro Stella, après avoir passé au crible ce fait en 25 pages de critique historique serrée, et souligné la probabilité douteuse de certains détails admis dans le « récit officiel » fait par don Lemoyne dans le volume III des M.B., conclut : « pour en revenir au récit de don Bosco et au fait objectif, il serait souhaitable que l’on adoptât la relation Fassati » (Pietro Stella, Don Bosco dans l’histoire de la religiosité catholique, vol. I, « la vie et les œuvres », Pas-Verlag, Zürich, 1968, p. 257). C’est ce que nous avons fait.

N.D.T : Le texte français de la lettre de la marquise Fassati a été recopié dans l’ouvrage de Pietro Stella cité plus haut. La marquise Fassati n’était pas la marquise de Sévigné. »

« Une corbeille de châtaignes qui ne se vide jamais ». Tiré de « Don Bosco ». Page 151

« Le troisième fait, c’est Giuseppe Buzzetti qui le rapporte, et il est confirmé par Carlo Tomatis, qui fut parmi les premiers garçons hébergés par don Bosco.

Le jour des morts, don Bosco emmène tous les enfants qui fréquentent l’oratoire le dimanche et les jours de fête, visiter le cimetière et prier. Il a promis, pour le retour, des châtaignes cuites. Il en a fait acheter trois gros sacs.

Maman Marguerite n’a pas compris ce qu’il veut et en a fait cuire seulement trois ou quatre kilos.

Joseph Buzzetti, le très jeune « économe », arrive à la maison avec les autres, voit l’affaire et dit :

« Don Bosco en sera malade. Il faut le prévenir tout de suite. »

Mais dans la cohue du retour de toute la troupe affamée, Buzzetti ne réussit pas à s’expliquer. Don Bosco prend le petit panier et commence à distribuer des châtaignes avec la vieille louche toute trouée. Dans le tohu-bohu Buzzetti lui crie :

« Pas tant que ça ! Il n’y en aura pas pour tout le monde.
– Mais il y en a trois sacs à la cuisine.
– Non, il n’y a que ça ! Que ça ! » essaie de lui répondre Buzzetti pendant que les garçons hurlent et poussent par vagues successives.

Don Bosco est décontenancé.

« Mais j’en ai promis à tout le monde. Continuons tant qu’il en restera. »

Il continue à distribuer une louche à chacun. Buzzetti regarde nerveusement les quelques poignées restées au fond du panier et la file d’attente de plus en plus longue. Un autre commence à observer lui aussi. Et tout d’un coup, il se fait comme un silence. Les centaines d’yeux écarquillés ne perdent plus de vue ce panier qui ne se vide plus…

Il y en eut pour tout le monde. Et ce fut sans doute la première fois ce soir-là que les garçons, les mains pleines de pauvres châtaignes, crièrent : « Don Bosco est un saint ! » »

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