Mémoires du Curé de Versailles – La France et l’Europe en 1686

Mémoires du Curé de Versailles

Chapitre I – La Cour et le Roi
La France et l’Europe en 1686

Il est bon maintenant de décrire à peu près l’état où la situation où était la Cour dans le temps que je commençai de la connaître ; ce que j’espère faire sans flatterie et sans déguisement, rien n’étant plus contraire à l’esprit d’un chrétien et encore plus au caractère d’un évêque de taire, de cacher ou d’obscurcir la vérité, ou de l’envelopper d’une manière qui ne la rende plus connaissable ou respectable comme elle mérite de l’être. Je ne prétends pas aussi faire une histoire suivie ; je me contenterai de rapporter de certains faits dont il ne sera peut-être pas inutile de conserver la connaissance à la postérité.

La France jouissait depuis quelques années de la paix qui s’était faite entre elle, l’Espagne, l’Empire, les Hollandais et leurs alliés par le traité de Nimègue. Le prince d’Orange cherchait tous les moyens de la troubler par des ligues secrètes qu’il faisait avec les mêmes princes et États qui avaient eu peu auparavant de grandes guerres avec la France, où ils avaient beaucoup perdu et dans lesquelles ils avaient éprouvé ses forces, la valeur intrépide de ses soldats, et avaient appris à la craindre, et qui leur avaient fait prendre la résolution de ne plus se brouiller avec elle, à moins que des conjonctures très favorables ne leur donnassent des espérances certaines de succès plus heureux que ceux qu’ils avaient eu par le passé.

L’ambition du prince d’Orange fut le principal motif qui l’engagea de chercher des moyens de s’élever et d’acquérir de la réputation. Il avait, de bonne heure, et lorsqu’il était encore très jeune, donné des preuves de ce désir extraordinaire qu’il avait de régner ; il ne tint pas à lui d’assujettir la république de Hollande. Le grand pouvoir qu’elle lui avait donné, et dont quelquefois il abusa, fit entrevoir ce qu’il était capable de faire s’il avait la facilité et les moyens d’exécuter ses grands projets : le meurtre cruel qu’il fit faire en sa présence de MM. de Witt pour nulle autre raison que parce qu’ils étaient à son gré trop bons républicains et très attachés à leur patrie, à ses lois et à ses véritables intérêts, fit comprendre à toute l’Europe que ce prince ne ménagerait rien quand il trouverait quelque obstacle à ses vastes projets de gloire.

La charge de stathouder ou généralissime des armées des Provinces-Unies lui servit encore pour se faire connaître et pour faire paraître avec son courage, son habileté et sa prudence, combien il était avide de commander. Il fit valoir cet emploi d’une manière à lui faire reprocher sa perfidie dans une occasion où il ne devait penser qu’à ménager les troupes qui lui avaient été confiées.

Il n’avait jamais pu goûter la résolution que les États de Hollande avaient prise de faire, à quelque prix que ce fût, la paix, parce qu’il se persuadait que, dans le temps de la guerre, il aurait plus de crédit ; il était plus redouté, parce qu’il s’imaginait être plus nécessaire. Cependant il eut la douleur de voir que, sans lui et contre ses sentiments, la paix venait d’être conclue à Nimègue.

On lui envoya signer, étant à la tête de son armée, et on en avait envoyé une copie au maréchal de Luxembourg, qui commandait les troupes de France ; elle devait être publiée le lendemain dans les deux camps. Le dépit que le prince d’Orange en conçut lui fit prendre le plus injuste parti du monde : il se servit de ce délai d’un jour de la publication de la paix pour donner bataille à nos troupes, se persuadant qu’il battrait aisément les Français que l’assurance de la paix prochaine lui faisait croire être moins sur leurs gardes.

Il ne perdit pas pour en venir à bout un moment, il s’avança avec son armée en bon ordre et sur diverses colonnes. On en vint donner promptement avis au maréchal de Luxembourg, qui eut beaucoup de peine à le croire et qui ne pensait à rien moins qu’à se battre ou soutenir un combat. Car, comment, disait-il, peut-il se faire que le prince d’Orange vienne contre nous, lui que je sais avoir aussi bien que moi le traité de paix dans sa poche et qui doit être demain publié à la tête de nos armées !

Cependant, il reconnut bientôt que les avis qu’il recevait étaient véritables, car, à peine eut-il le temps de ranger son armée en bataille, le prince d’Orange la vint attaquer de toute part, mais, ayant enfin était partout repoussée vigoureusement, il fut contraint de faire sonner la retraite, après une perte considérable qui fut la punition de sa perfidie et de sa témérité.

Il n’est pas nécessaire que j’explique tout le détail de cette victoire que les Français remportèrent dans cette journée qui fut nommé la bataille de Saint-Denis, à cause du lieu où elle fut donnée. Ceux qui écrivent l’histoire du Roi en marqueront toutes les particularités ; ce que je dois seulement remarquer est que le lendemain on publia la paix dans les deux armées, les troupes de part et d’autre se retirèrent et furent en partie congédiées.

Le prince d’Orange tâcha ensuite de gagner les bonnes grâces du Roi, il lui écrivit de la manière du monde la plus respectueuse et la plus soumise ; il lui demandait son amitié, mais le Roi, qui se sentit extrêmement piqué de l’affaire de Saint-Denis, lui répondit qu’il la lui accorderait quand il s’en rendrait digne. Cette réponse offensa vivement l’orgueil de ce prince, qui dit, après l’avoir lue :
– J’ai fait ce que j’ai pu pour obtenir l’amitié du Roi et je n’y ai pu réussir, mais je ferai en sorte que malgré lui il ne pourra me refuser son estime !

Il s’employa en effet à chercher tous les moyens de venir à bout de ses vastes desseins et s’occupa tout entier à brouiller toutes les puissances de l’Europe contre la France.

Pendant qu’il y travaillait, la France, qui se voyait dans une prospérité très grande, qui s’était rendue redoutable à ses voisins, qui avait étendu fort loin les bornes de son empire, qui avait de tous côtés des places très fortes qui couvraient ses frontières, avait sujet de croire qu’elle jouirait longtemps de la paix qu’on avait fait à Nimègue, qui lui était fort glorieuse et qui paraissait lui assurer toutes les conquêtes qu’elle avait faites depuis plusieurs années. Mais Dieu disposait par sa providence tellement toutes choses qu’il faisait servir ce bonheur dont elle prétendait profiter aux desseins de son infinie sagesse et de sa plus terrible justice, préparant l’esprit des peuples jaloux de cette grande prospérité à se liguer contre elle pour la perdre sans ressource ou pour l’abaisser de manière qu’elle eût toutes les peines de s’en relever. Ce que nous avons vu depuis quelques années s’accomplir si exactement qu’il ne nous est pas permis d’en douter.
Je vais rapporter les sources de ces grands malheurs qui sont venus fondre de tous côtés sur la France, afin que ce que j’en dirai puisse servir d’instruction aux princes qui, dans la suite des temps, gouverneront cette monarchie.

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Qui n’est pas avec moi est contre moi

Voici une méditation, intitulée « qui n’est pas avec moi est contre moi », pour rappeler la véracité du catholicisme

« Qui n’est pas avec moi est contre moi,
Qui n’amasse pas avec moi disperse,
Qui s’accapare les trésors de la terre n’obtiendra pas ceux de l’Éternité,
Qui ne fait pas le bien fait le mal,
Qui ne m’aime pas me hait,

Qui cherche à éradiquer le mal brise les os d’autrui,
Puisque la loi du talion s’oppose à la Loi de l’Amour,
Ainsi, je vous dis de suivre les deux commandements suivants,
Tu aimeras Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme,
Et tu aimeras ton prochain comme toi-même,

Le matérialisme s’oppose à la foi,
Puisque l’amour des biens de la terre éloigne de ceux du Ciel,
Ainsi, celui qui aime l’argent méprise son frère,
Celui qui hait Dieu finit par aimer Satan,
L’aveugle est complice de celui qui vénère le mal,

Mes commandements sont de bonnes lois,
Celui qui les applique est comparable à un bon berger,
Tandis que celui qui veut vivre comme il l’entend est plein d’orgueil,
Il est rempli d’ossements et de ténèbres,
Puisque la mauvaise liberté s’oppose à mes commandements,

Est réellement libre celui qui m’aime,
Puisqu’il écoute mes lois,
Et fait mon admiration dans les Cieux,
Tandis que l’effronté se préfère à moi,
Pour se perdre dans le péché et la barbarie,

Combien d’aveugles de ce temps,
Suivent obstinément leur propre volonté,
Pour assouvir leurs passions malsaines,
Pour vivre selon des règles dictées par des hommes avides,
Ceux qui sont sans foi ni loi,

Qui n’est pas avec moi est contre moi,
Qui n’amasse pas avec moi disperse,
Qui suit ses passions ne fait pas ma volonté,
Qui cherche la richesse ne m’écoute pas,
Qui a soif de luxure est perdu,

Celui qui lève les yeux vers le Ciel,
Et souhaite m’aimer sincèrement,
Se réforme lui-même,
Il admet ses imperfections,
Il revêt une Armure en Or pour vaincre le péché,

Celui qui cherche à se vaincre lui-même m’est fidèle,
Il n’accuse plus les autres mais accepte ses fautes,
Il se pardonne et devient patient,
Il devient doux avec lui et avec ses frères,
Il finit par faire la volonté de Dieu,

Celui qui accepte de porter ma Croix est bon,
Il marche à mes côtés sur l’étroit Sentier de la Vie,
Il n’est plus de ce monde,
Il boit une Eau Vive que les autres ne connaissent pas,
Il ouvre les yeux à la beauté de la Création,

Celui qui est avec moi n’est plus de ce monde,
Les autres ne le comprennent pas,
Perdus dans leurs pensées, ils jugent futilement,
Ils voient les ténèbres sans chercher à regarder la Lumière,
Celui qui m’aime aura la vie éternelle,

Combien d’hommes m’aiment aujourd’hui ?
Donnez-moi le nombre de ceux qui croient en moi ?
Ceux qui m’honorent vraiment en secret sont peu nombreux,
Je pourrais les placer sous ma tente,
Puisque ceux-ci sont une poignée,

Combien sont ceux qui préfèrent le jeu ?
Combien sont ceux qui préfèrent l’argent ?
Combien sont ceux qui préfèrent la luxure ?
Combien sont ceux qui suivent aveuglément des lois iniques ?
Combien sont ceux qui ne me connaissent pas ?

En vérité je vous le dis,
Le mal ne vaincra pas,
Je reviendrais pour mes Fidèles,
Pendant un Petit Temps,
Pour leur faire goûter le Miel de la Paix,

Ma Miséricorde est sans borne pour les affamés,
Je donne ma Paix à ceux qui la cherchent,
Mais je laisse le glaive de la division à ceux qui s’acharnent,
Je tourne le dos à ceux qui me méprisent,
Car ceux-ci ont pour père le démon,

Vivez selon les dix commandements,
Aimez Dieu de tout votre cœur et de toute votre âme,
Aimez votre prochain comme vous-même,
Donnez de votre temps à ceux qui en ont besoin,
Soyez là pour votre frère et je serais là pour vous,

Protégez les enfants de ceux qui les scandalisent,
Veillez sur les anciens,
Soignez les malades,
Donnez de la nourriture à ceux qui ont faim,
Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé ! »

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L’usure, ce péché mortel très contemporain

Si l’on considère la civilisation du XXIe siècle, sans aucun recul, les banquiers et les financiers ne sont que des professionnels qui manient de l’argent. Hélas, il s’agit d’une terrible rhétorique fallacieuse. En réalité, l’usure est à l’origine de tous nos maux.

Qu’est-ce que l’usure ? Il s’agit d’un procédé mathématique qui permet de s’enrichir grâce à l’avance d’une somme d’argent. Le prêteur se fait rembourser l’argent avancé et récupère, en guise de dédommagement, une somme supplémentaire. L’argent ainsi acquis permet de procéder à d’autres investissements. C’est ce que l’on appelle aujourd’hui les intérêts bancaires.

Toutefois, l’usure fut formellement interdite grâce à l’héritage des commandements de Notre Seigneur Jésus-Christ, et ce, jusqu’au XIIe siècle. C’est à partir du XIIIe siècle que l’Église se mit à la tolérer. L’usure fut au service d’un pouvoir légitime avant de dériver, au fil des siècles, vers des intérêts privés puisque l’humanité s’est peu à peu émancipée des commandements du catholicisme pour s’attacher à des valeurs matérialistes. Les valeurs chrétiennes, si importantes pour préserver la justice sociale, ont de moins en moins été respectées, au point d’être bannies de nos jours, de la civilisation occidentale.

Pourquoi est-ce que l’usure fut longtemps interdite ? Le catholicisme considère l’usure comme un péché mortel parce que cette pratique malicieuse détruit la justice sociale. D’autant plus que celui qui s’enrichit à partir d’une somme prêtée risque d’investir les intérêts obtenus dans des affaires malsaines, puisque personne ne sait à quelle fin sont destinées les sommes d’argent obtenues.

Réfléchissons un instant. Depuis la révolution française, chacun peut vendre et acheter comme il l’entend. Celui qui est suffisamment rusé peut acheter des produits à un coût faible pour les revendre ensuite à un prix plus élevé. Tout individu suffisamment malin peut obtenir de l’argent à partir d’un achat initial. Il lui suffit de réinvestir cette somme dans un concept similaire que l’on appellera « entreprise » pour s’enrichir légalement. L’argent ainsi obtenu est similaire à l’usure puisque l’on obtient de l’argent à partir d’un primo-investissement.

Le problème est que le quidam peut revendre n’importe quoi à des acheteurs qui n’en savent pas davantage, sous couvert de marketing publicitaire. D’autant plus que le secret bancaire empêche à quiconque de comprendre ce qui se passe dans les entreprises. Ainsi, on ne se concentre jamais sur les motivations des personnes qui s’enrichissent. Pourtant, nous devrions nous poser quelques questions primordiales :

1) Est-ce que l’entreprise qui s’enrichit abrite des êtres moraux ou des personnes malicieuses ?
2) Est-ce que les dirigeants possèdent les vertus nécessaires qui les inciteront à partager les sommes d’argents acquises afin de participer à la justice sociale ?
3) Quelles sont leurs croyances et leurs motivations finales ?
4) Que comptent-ils faire de leur argent ?
5) Sont-ce des philanthropes qui vont investir dans des causes à des fins politiques ou cherchent-ils à s’investir dans des causes sincères et nobles ?
6) Est-ce que ces individus participent finalement à l’intérêt général ?

En réalité, dans ce cruel XXIe siècle dénué de moralité, nous avons perdu l’essentiel : seuls les commandements de Jésus-Christ nous permettent de voir clair dans les manœuvres de ceux qui sont à la tête des multinationales : l’argent gagné par l’usure ou par la vente n’est plus destiné à la justice sociale.

L’argent illégitimement acquit nourrit la turpitude humaine. Les sommes qui pourraient être destinées à apaiser les souffrances des plus pauvres ne sont utilisées qu’à des fins égoïstes. Voilà le problème majeur de notre époque.

La seule solution est d’interdire l’usure. Évidemment, cela ne peut pas se faire aujourd’hui. Il va falloir que la France souffre énormément avant que les choses ne changent. L’occident prendra conscience de la haute importance du catholicisme lorsque la civilisation aura plongé dans le gouffre de l’enfer matérialiste. Ce n’est qu’à partir de ce moment précis que les hommes renoueront avec les saintes valeurs spirituelles qui ont fondé la France.

Le confort contemporain nourrit l’aveuglement et la fainéantise : l’internet et les smartphones contribuent énormément à nourrir la grande illusion. Pendant que les hommes immoraux s’enrichissent, la population s’enfonce dans la souffrance et personne n’ose dénoncer cette effroyable réalité. En réalité, il va falloir faire table rase, purement et simplement, des valeurs matérialistes héritées de la Renaissance et des Lumières.

Quelle est la légitimité d’un individu qui a passé sa vie à s’enrichir ? Est-il supérieur au pauvre bougre qui n’a que ses bras pour nourrir sa famille ? Est-ce que l’usurier est un être physiquement supérieur, tel un demi-dieu ? Dans notre civilisation, celui qui s’est enrichit donne l’illusion à la société qu’il est supérieur sur le plan matériel tandis que la partie morale est totalement éclipsée, puisque les devoirs de chacun ont été évacués. Un usurier qui aurait, dans une civilisation catholique, osé annoncer au grand jour qu’il est supérieur aux autres aurait aussitôt, à juste titre, été jugé et certainement condamné à réparer ses actes et à rembourser les sommes d’argent dérobées au bon peuple.

Pour en arriver dans cette sordide époque, il fallait que ceux qui souhaitaient s’élever au-dessus des autres, depuis de nombreux siècles, détruisent les valeurs morales découlant du catholicisme pour y substituer la vacuité du matérialisme. Ainsi, dans une société dénuée de moralité, ces gens-là ont pu devenir des êtres de première importance. En détruisant les notions du bien et du mal, les usurpateurs ont pu s’emparer illégitimement du pouvoir. Telle est la triste réalité de notre civilisation.

Ceux qui ont participé au renversement de la civilisation devront payer, tôt ou tard, pour leurs méfaits afin que se réalise la prophétie du Nouveau Testament : « les premiers seront les derniers ». Il faudra bien que les élus politiques, les actionnaires et les millionnaires retournent à la réalité en participant aux tâches d’intérêt général : nettoyer les lieux publics, laver les malades et les personnes âgées, descendre dans les égouts, se plier aux demandes des gens en difficulté et, enfin, distribuer leur argent pour les causes générales. Ce serait déjà un bon début. Ce jour-là viendra. Gardons espoir en un monde meilleur et souvenons-nous de la félicité de l’après-vie pour les justes.

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Conclusions de l’oeuvre de l’abbé Fleury

Nous invitons le lecteur désireux d’en savoir plus sur le christianisme de lire l’ouvrage de l’abbé Fleury, « les mœurs des Israélites et des chrétiens ». Voici les conclusions de son magnifique livre.

« Suivant de si grandes autorités, j’ai cru qu’il était bon de représenter à tout le monde quelles ont été et quelles doivent être les mœurs des chrétiens. Je n’ai rien dit ici qui ne soit familier aux gens de lettres, et tiré des livres qu’ils ont entre les mains ; ils verront même que j’en ai beaucoup omis. Mais la plupart de ces faits ne sont pas assez connus du commun des fidèles, et les peuvent édifier. Ils verront qu’il ne faut pas réduire la religion chrétienne à de simples pratiques, comme plusieurs croient. Faire quelque petite prière, le soir ou le matin, assister le dimanche à une messe basse, ne distinguer le carême que par la différence des viandes, et s’en dispenser sur de légers prétextes ; ne s’approcher des sacrements que rarement, et avec si peu d’affection, que les fêtes les plus solennelles deviennent des jours fâcheux et pénibles ; vivre au reste autant occupés des affaires ou des plaisirs sensibles, que des païens pourraient l’être : ce ne sont pas là les chrétiens que j’ai tâchés de dépeindre.

Peut-être aussi que quelques-uns de ceux qui se sont séparés de nous, sous prétexte de réformation, verront ici que leur schisme est mal fondé, que la primitive Église n’était pas telle qu’ils se l’imaginent, et que nos maximes sont autres que l’on ne leur fait entendre. Ils verront que leurs réformateurs ont trop légèrement condamné des pratiques très anciennes ; comme la communion sous une espèce, la vénération des reliques et des images, la prière pour les morts, l’abstinence de certaines viandes, le vœu de continence, la vie monastique ; et que sous prétexte d’ôter des superstitions, ils ont introduit un christianisme grossier, où l’on ne voit personne qui embrasse les conseils de l’Évangile, et où les préceptes mêmes ne sont pas mieux observés que parmi ceux dont ils se sont séparés.

Enfin, j’espère que la vue de ces mœurs si saintes, pourra faire quelque impression sur ceux qui sont assez aveuglés pour confondre la vraie religion avec les fausses, que l’erreur ou la mauvaise politique a introduites. Si quelqu’un d’eux fait réflexion sur les grands changements que l’Évangile a produits dans les mœurs de toutes les nations, et sur la différence qu’il y a toujours eue entre les vrais chrétiens et les infidèles, il verra que le christianisme a des fondements plus solides qu’il ne pensait ; et qu’il faut croire qu’il s’est établi par de grands miracles, puisqu’il serait encore plus incroyable qu’un tel changement fût arrivé sans miracles. Ces miracles avaient fait une si forte impression, que l’on ne s’est avisé que bien tard de les révoquer en doute. Pour parler de ce que nous connaissons distinctement, il n’y a guère plus de trois cents ans, que quelques Italiens, gens d’esprit, mais très ignorants de la religion, étant choqués de plusieurs abus qu’ils avaient devant les yeux, ont introduit ce libertinage. Charmés de la beauté des anciens auteurs grecs et latins, et de ce qu’ils y apprenaient de la politique de ces peuples et de leur manière de vivre, ils ne pouvaient rien goûter hors de là, d’autant plus que les maximes de ces anciens s’accordaient mieux que les nôtres avec la corruption du cœur humain, et les mœurs du commun des hommes.

Les nouvelles hérésies ont augmenté ce mal. Les disputes sur les fondements de la religion, ont ébranlé ou détruit la foi en plusieurs, qui n’ont pas laissé de continuer, par divers motifs temporels, à professer extérieurement la religion catholique ; et chez les hérétiques, le nombre a été bien plus grand de ceux qui, n’étant plus arrêtés par aucune autorité, ont poussé jusqu’au bout les conséquences de leurs mauvais principes, et en sont venus à ne savoir que croire, et à regarder la religion comme une partie de la politique. Cette malheureuse doctrine s’est aisément étendue. Les jeunes gens ayant ouï leurs pères ou ceux qui leur paraissaient gens d’esprit, faire quelque méchante raillerie sur la religion, ou même leur dire sérieusement qu’elle était sans fondement, s’en sont tenus là, sans approfondir davantage, trouvant ces maximes plus conformes à leurs passions. On se flatte par la vanité de se distinguer du vulgaire ignorant, et de s’élever au-dessus de la simplicité de nos pères. La paresse trouve aussi son compte à demeurer dans le doute, ou à décider au hasard sans se donner la peine d’examiner. Mais que l’on dise ce que l’on voudra, les faits qué j’ai posés demeureront constants, et il sera toujours vrai, comme dit si souvent Origène contre Celse, que Jésus-Christ a réformé le monde, et l’a rempli de vertus inconnues jusqu’alors.

Voilà ce que j’avais à dire touchant les mœurs des Israélites et des chrétiens. Voilà l’extérieur de la vie des fidèles de l’ancien et du nouveau Testament. Dans le premier discours, on peut voir, ce me semble, meilleur usage des biens temporels, et la manière la plus raisonnable de passer la vie que nous menons sur la terre. Dans le second discours, j’ai voulu montrer quelle est la vie de ceux dont la conversation est dans le ciel et qui, étant encore dans la chair, ne vivent que selon l’esprit ; cette vie toute spirituelle et toute surnaturelle, qui est l’effet propre de la grâce de Jésus-Christ. Trop heureux si à l’occasion de cet écrit, quelqu’un prenait une idée véritable de la vie raisonnable et chrétienne, et s’appliquait sérieusement à la pratiquer ! »

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Un parallèle édifiant entre la chute de la civilisation romaine et la nôtre

L’abbé Fleury résume de manière brillante, dans son ouvrage « les mœurs des Israélites et des chrétiens » (seconde partie, chapitre LVI), la chute de Rome. Or, nous retrouvons exactement les mêmes causes dans notre civilisation que celles qui ont contribuées à l’anéantissement de l’empire romain. Nous devrions y réfléchir sérieusement.

« Cependant le commun des païens se corrompait toujours de plus en plus. Tout ce que j’ai marqué des vices qui régnaient quand l’Évangile parut, durait encore ; et hors le peu d’esprits forts et de philosophes dont je viens de parler, il ne restait plus rien de bon chez les Grecs ni les Romains, qui pût servir de contre-poids. Aussi fut-ce alors que l’empire tomba en Occident, et il ne se soutint en Orient que jusqu’au temps où il fut violemment attaqué. Il n’y avait plus ni discipline dans les troupes, ni autorité dans les chefs, ni conseils suivis, ni science des affaires, ni vigueur dans la jeunesse, ni prudence dans les vieillards, ni amour de la patrie et du public. Chacun ne cherchait que son plaisir et son intérêt particulier, ce n’était qu’infidélités, que trahisons. Les Romains amollis par le luxe et l’oisiveté, ne se défendaient contre les Barbares, que par d’autres Barbares qu’ils soudoyaient ; ils étaient abîmés dans les délices, et se piquaient d’une mauvaise délicatesse, que rien de solide ne soutenait. Enfin la mesure de leurs crimes et de leurs abominations étant comblée, Dieu en fit la justice exemplaire qu’il avait prédite par saint Jean : Rome fut prise et saccagée plusieurs fois par les Barbares ; le sang de tant de martyrs dont elle s’est enivrée, fut vengé ; l’empire d’Occident demeura en proie aux peuples du Nord, qui y fondèrent de nouveaux royaumes. Voilà les vraies causes de la chute de l’empire romain, non pas l’établissement de la religion chrétienne, comme les païens disaient alors, et comme Machiavel et les autres politiques impies et ignorants ont osé dire dans les derniers temps.

Les chrétiens vivant au milieu d’une nation si perverse et profondément corrompue, je veux dire de ces derniers Romains, il était difficile que leur vertu n’en souffrît quelque déchet, principalement n’étant plus divisés d’avec les infidèles, comme du temps des persécutions, et n’ayant à se défendre que de leur amitié et de leurs caresses. Il ne faut donc pas s’étonner des vices que les Pères reprochent aux chrétiens dès le quatrième siècle. Saint Augustin ne feignait point d’en avertir les païens qui voulaient se convertir, afin qu’ils en fussent moins surpris, et par conséquent moins scandalisés. Vous verrez, dit-il, dans la foule de ceux qui remplissent les églises matérielles, des ivrognes, des avares, des trompeurs, des joueurs, des débauchés, des gens adonnés aux spectacles ; d’autres qui appliquent des remèdes sacrilèges, des enchanteurs, des astrologues, des devins de diverses sortes ; et tous ces gens ne laissent pas de passer pour chrétiens. Il avoue de bonne foi aux manichéens, qu’il y en avait qui étaient superstitieux, même dans la vraie religion ; ou tellement adonnés aux passions, qu’ils oubliaient ce qu’ils avaient promis à Dieu. Il en parle encore souvent dans les ouvrages qu’il a écrit contre les donatistes, où il leur prouve si bien que l’ivraie doit demeurer avec le bon grain dans l’église jusqu’au temps de la moisson, c’est-à dire du jugement. Il condamne ailleurs l’injustice de ceux qui louaient ou blâmaient en général tous les chrétiens, ou tous les moines, selon le bien ou le mal qu’ils voyaient dans quelques particuliers. On trouvera des preuves semblables du relâchement des chrétiens dans saint Chrysostôme, et dans les autres Pères de ces temps-là.

À quoi donc servaient, dira-t-on, les pénitences publiques et les excommunications ? À purger l’Église de quantité de vices, mais non pas de tous. Pour imposer la pénitence il fallait que le pécheur la demandât, ou du moins qu’il s’y soumît. Il fallait donc qu’il confessât son péché, soit en se venant dénoncer lui-même, soit en acquiesçant lorsque d’autres l’accusaient. L’excommunication n’était que pour ceux qui n’acceptaient pas la pénitence, quoiqu’ils fussent convaincus ou par leur propre confession, ou par des preuves juridiques, ou par la notoriété publique. Encore les évêques prudents et charitables, ne se hâtaient pas d’en venir à cette dernière extrémité. Ils n’excommuniaient point les pécheurs, lorsqu’ils les voyaient si puissants, ou en si grand nombre, qu’il y a moins d’espérance de les corriger que de crainte de les aigrir et de les porter au schisme.

Ils employaient envers la multitude les instructions et les avertissements, et n’usaient de sévérité qu’envers les particuliers. Mais auparavant ils avertissaient souvent le pécheur convaincu et impénitent, du péril effroyable où il était ; ils l’exhortaient à en sortir, n’épargnant point les menaces, pour vaincre sa dureté ; ils gémissaient pour lui devant Dieu, et mettaient en prières toute l’Église ; ils espéraient et attendaient longtemps, imitant la patience et la longanimité du Père des miséricordes. Enfin ce n’était qu’après avoir épuisé toutes les inventions de leur charité, qu’ils en venaient à ce triste remède, avec la douleur d’un père, qui, pour sauver la vie à son fils, se verrait obligé à lui couper un bras de ses propres mains. On peut voir sur ce sujet le discours de saint Chrysostôme, sur l’anathème.

Mais pour ceux dont les crimes demeuraient cachés, soit qu’ils ne fussent connus que de Dieu, soit qu’il fût impossible de les en convaincre, il n’y avait point de remède. On ne pouvait leur défendre l’entrée de l’église, ni même la participation des sacrements, s’ils étaient assez impies pour ne pas craindre des sacrilèges. Les persécutions étaient des épreuves sûres, pour discerner la paille d’avec le grain ; mais quand elles eurent cessé, l’hypocrisie pouvait durer jusqu’à la mort. Cependant, ces chrétiens faibles et corrompus faisaient grand tort à l’Église par leurs mauvais discours, et leur mauvais exemples, surtout dans leurs familles. Ils instruisaient mal leurs enfants, qu’ils ne laissaient pas de faire baptiser ; et le défaut d’instruction domestique était de grande conséquence dans ces premiers siècles, où nous ne voyons point que l’on fît publiquement de catéchismes pour les enfants baptisés. »

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La bonté de la sainte Église

D’affreux clichés accusant la sainte Église de tous les maux circulent dans les médias et les ouvrages ésotériques. Pourtant, il n’y a rien de plus faux. Lisons ce qu’en dit l’abbé de Fleury dans son ouvrage « les mœurs des Israélites et des chrétiens » (seconde partie, chapitre XLVII).

« L’autorité des empereurs fit tomber la plupart des anciennes hérésies, en leur défendant de s’assembler et ordonnant la recherche de leurs livres. Sous les empereurs païens, les catholiques n’avaient pas plus de liberté que les hérétiques, car les païens ne les distinguaient pas, ils méprisaient et persécutaient également tout ce qui portait le nom de chrétiens. Mais depuis les lois de Constantin et ses successeurs, ils n’osaient s’assembler ni publiquement ni secrètement, étant partout observés par les évêques. Ainsi la plupart se réunirent à l’Église, ou de bonne foi, ou par dissimulation, nonobstant le soin que prenaient les évêques de les discerner ; et ceux qui demeurèrent opiniâtres, moururent sans laisser de successeurs de leur doctrine : car la plupart de ces sectes étaient peu nombreuses, à cause de l’absurdité de leurs dogmes et des mauvaises mœurs de ceux qui en faisaient profession. Il ne fut donc plus mention de valentiens, de gnostiques, de marcionites et des autres sectes plus obscures. Les manichéens furent ceux qui durèrent le plus longtemps, nonobstant la peine de mort ordonnée contre eux. Les ariens, du temps de Constantin, ne faisaient pas encore un corps à part ; et sous ses successeurs, ils ne trouvèrent que trop de protection. Car en général l’hérésie n’étant qu’une invention humaine, ne peut soutenir longtemps la persécution.

Quoique l’Église n’ait pas besoin de la puissance temporelle, elle n’en rejette pas le secours. Les évêques trouvaient bon que les princes chrétiens punissent les hérétiques d’exil ou d’amendes pécuniaires, du moins pour les intimider, mais on épargnait leur sang. La règle était générale, que l’Église ne poursuivait jamais la mort de personne. Elle eut horreur de la conduite de l’évêque Ithace, qui procura la mort de l’hérésiarque Priscillien ; et nous avons plusieurs lettres de saint Augustin, pour demander aux magistrats, la grâce des circoncellions, espèce de donatistes, convaincus de violences horribles exercées contre les catholiques, jusqu’à des meurtres. Il dit que l’on déshonorerait leurs souffrances en faisant mourir ceux qui leur ont donné la gloire du martyre ; et que si on ne veut imposer d’autres peines à ces coupables, on réduira l’Église à n’oser en demander justice. Toutefois, les évêques n’obtenaient pas toujours la grâce de leurs ennemis, non plus que des autres criminels ; et les princes faisaient quelquefois exécuter à mort les hérétiques pour maintenir la tranquillité de l’État. »

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La beauté d’une église élève l’âme humaine

La beauté du catholicisme élève l’âme tandis que la laideur des hérésies la rabaisse, c’est un mécanisme bien connu qui, hélas, est aujourd’hui oublié. Les statues laides et diffamatoires deviennent une habitude dans l’art contemporain, ce principe de laideur a toujours été utilisé contre la sainte Église. Nous sommes dans les temps de retour à la barbarie, c’est un fait indéniable, sauf pour les aveugles. Lisons l’extrait de l’ouvrage de l’abbé Fleury « les mœurs des Israélites et des chrétiens » (seconde partie, chapitre XXXVIII)

« En effet, quoique la religion chrétienne soit toute intérieure et toute spirituelle, les chrétiens sont des hommes qui ressentent comme les autres les impressions des sens et de l’imagination. On peut dire même que la plupart n’agissent et ne vivent que par là. Car combien peu y en a-t-il qui s’appliquent aux opérations purement intellectuelles ; et ceux-là même combien en sont-ils détournés ? Il faut donc aider la piété par les choses sensibles. Si nous étions des anges, nous pourrions prier également en tous lieux, au milieu d’un marché, ou d’une rue passante, dans un corps-de-garde, dans un cabaret plein de tumulte et de débauche, dans le cloaque la plus infecte. Pourquoi fuyons-nous tous les lieux où nous nous trouvons dissipés et incommodés, sinon pour aider la faiblesse de nos sens et de notre imagination ? Ce n’est pas Dieu qui a besoin de temples et d’oratoires, c’est nous. Il est également présent en tous lieux, et toujours prêt à nous écouter, mais nous ne sommes pas toujours en état de lui parler. Il est donc inutile de consacrer des lieux particuliers à son service, si on ne les met en état de nous inspirer la piété.

Supposons, par exemple, ce que nous ne voyons que trop par la négligence des derniers temps ; supposons, dis-je, une église si mal située, qu’on y entende le bruit d’une grande rue ou d’une place publique, et si sale que l’on ne sache où se placer, ni où se mettre à genoux ; supposons encore qu’elle soit pleine d’un grand peuple, en sorte que ceux qui veulent prier soient continuellement poussés et foulés aux pieds par les passants, et continuellement interrompus par des enfants, et des mendiants de toutes sortes. Ajoutez que les yeux ne soient frappés que d’objets désagréables, de murailles enfumées, de tableaux poudreux, et placés à contre-jour, de statues mal faites ou mutilées, et d’autres mauvais ornements ; ajoutons enfin, pour assembler tout ce qui choque les sens, de mauvais encens et des voix discordantes qui chantent une méchante musique : il serait plus facile de prier avec attention en pleine campagne ou dans une maison déserte que dans une telle église. Au contraire, si l’on en trouve une bien bâtie, propre, tranquille, où le peuple soit arrangé, où un clergé bien réglé fasse l’office avec grande modestie, on sera porté à entendre cet office avec attention, et à prier du cœur en même-temps que de la langue.

Les saints évêques des premiers siècles avaient observé tout cela. Ces saints étaient des Grecs et des Romains, souvent grands philosophes, et toujours bien instruits de toute sorte de bienséance. Ils savaient que l’ordre, la grandeur et la netteté des objets extérieurs excitent naturellement des pensées nobles, pures et bien réglées, et que les affections suivent les pensées, mais qu’il est difficile que l’âme s’applique aux bonnes choses, tandis que le corps souffre, et que l’imagination est blessée. Ils croyaient la piété assez importante pour l’aider en toutes manières. Ils voulaient donc que l’office public, particulièrement le saint sacrifice, fût célébré avec toute la majesté possible, et que le peuple y assistât avec toute sorte de commodité, qu’il aimât les lieux d’oraison, et gardât un profond respect.Toutefois ils savaient bien en bannir le faste séculier, le luxe efféminé, et tout ce qui peut amollir les cœurs et frapper dangereusement les sens ; ils ne voulaient pas les flatter, mais s’en aider. Tout ceci s’entendra mieux en décrivant la liturgie toute entière. »

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