Parution de l’ouvrage « de la gnose au transhumanisme »

Voici la présentation de l’ouvrage « de la gnose au transhumanisme », fruit de cinq années de recherche passionnée sur les principales causes de la décadence du monde contemporain. 

« Qu’est-ce que la Gnose, le Transhumanisme et comment remédier à ces terribles maux ? Cet ouvrage essaye de répondre à ces trois questions fondamentales à travers cinq parties distinctes et complémentaires.

La première retrace l’histoire de France jusqu’au 20e siècle, en insistant sur les causes de divisions engendrées par la Gnose au fil du temps, à travers des textes anciens et des témoignages historiques relatifs à certaines époques capitales.

La deuxième aborde la problématique du Transhumanisme en dévoilant son véritable visage grâce à des faits contemporains en lien avec les géants du web également surnommés GAFA.

La troisième apporte un éclairage nouveau, à travers des textes et contes originaux, en donnant des outils pratiques qui permettent de détecter et de comprendre les enjeux de différentes hérésies contemporaines.

La quatrième propose une réflexion chrétienne approfondie sur les problématiques majeures de notre antique nation, dans l’optique de la renouveler selon les commandements de Jésus-Christ en s’appuyant également sur les recommandations des plus grands saints qui ont contribué à Son œuvre salvatrice.

Enfin, la dernière partie vient compléter l’ouvrage grâce à des contes chrétiens originaux qui permettent de méditer sur les questions cruciales du Bien et du Mal ainsi que sur leurs conséquences.

Le lecteur découvrira, non seulement, un ouvrage d’analyse qui essaye d’apporter, selon le dogme catholique traditionnel, des solutions concrètes aux problèmes contemporains, mais également une œuvre composée de textes méditatifs et de contes anticipatifs qui sont le fruit de cinq années de travail.

L’auteur, qui travaille dans le milieu social, est informaticien spécialisé dans le domaine des logiciels libres depuis plus de quinze années. »

Il est possible de commander l’ouvrage dans votre librairie en donnant l’un des deux numéros suivants : ISBN-10: 1984967215 ou ISBN-13: 978-1984967213

Pour découvrir l’extrait, avec sa mise en page, au format PDF : https://lafrancechretienne.files.wordpress.com/2018/02/de-la-gnose-au-transhumanisme-extrait-30-pages.pdf

Lien vers le sommaire complet de l’ouvrage : https://lafrancechretienne.files.wordpress.com/2018/02/de-la-gnose-au-transhumanisme-editions-areopage-sommaire.pdf

Ouvrage au format papier : https://www.amazon.fr/Gnose-Transhumanisme-J%C3%A9sus-Christ-perspectives-chr%C3%A9tiennes/dp/1984967215/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1518944707&sr=8-1&keywords=de+la+gnose+au+transhumanisme&dpID=51mzhj6FBmL&preST=_SY344_BO1,204,203,200_QL70_&dpSrc=srch

Ouvrage au format numérique : https://www.amazon.fr/Gnose-au-Transhumanisme-St%C3%A9phane-B-ebook/dp/B079W22WM1/ref=sr_1_2?s=books&ie=UTF8&qid=1518956359&sr=1-2&keywords=de+la+gnose+au+transhumanisme

Lien court vers le format papier : http://urlz.fr/6ABY

Lien court vers le format numérique : http://urlz.fr/6ADG

Site de l’éditeur : https://www.cercleareopage.org/

Conférence donnée suite à la sortie du livre

Lien vers le fichier PDF : https://lafrancechretienne.files.wordpress.com/2018/03/publication_de_l_ouvrage_de_la_gnose_au_transhumanisme_editions_areopage_v07.pdf

 

Publicités

Mémoires du Curé de Versailles – Le jugement de M. Hébert

Mémoires du Curé de Versailles

Chapitre VIII – La bataille Bossuet-Fénelon
Le jugement de M. Hébert

Cependant M. de Cambrai retourna dans son diocèse. Avant son départ il avait prié M. le duc de Chevreuse et M. le marquis de Blainville, beau-frère de ce duc, de donner le soin de l’impression de son ouvrage ; ils s’acquittèrent très exactement de cette commission. Il y en avait déjà une partie d’imprimé quand M. le duc de Chevreuse reçu une lettre de l’archevêque de Cambrai par laquelle il le priait instamment de me faire voir son livre et de s’en rapporter entièrement à mon jugement, l’engageant de changer, de corriger, d’effacer, d’ajouter tout ce que je croirais devoir se faire, lui marquant en particulier qu’il voulait à cet égard avoir pour moi la docilité d’un enfant. C’est ainsi que ce grand homme savait pratiquer l’humilité.

M. le duc de Chevreuse m’apporta promptement cette lettre avec l’original de ce prélat. Il me fit lire ce qu’il lui avait écrit par rapport à moi. Je reçus cet ouvrage et, le tenant entre mes mains, je dis en propres termes à ce seigneur ces paroles :
« Je suis très fâché, Monsieur, que M. l’archevêque de Cambrai ait pris enfin la résolution d’écrire sur la vie mystique : s’il était à la Cour, je le supplierais de ne le point faire achever d’imprimer. Il n’y a que peu de mois que, me faisant l’honneur de me demander si je conseillerais d’écrire sur ces sortes de questions abstraites, je lui répondis qu’on ne le pourrait faire sans une très grande imprudence. Ce que j’ai eu, Monsieur, l’honneur de lui dire, je vous le répète encore et, quoique je ne sache pas ce que contient ce livre et que je ne puisse pas douter que ce qui vient de la plume de ce prélat ne soit achevé et dans sa perfection, je crois vous devoir dire que je suis persuadé que cet ouvrage, tel qu’il puisse être, fera un très grand bruit dans le monde. J’ai cependant, Monsieur, une si grande déférence pour tout ce qui regarde M. l’archevêque de Cambrai que, quoique je ne puisse lui conseiller de donner au public cet ouvrage, je le lirai avec tout le soin possible ; j’y ferai mes remarques par écrit, je vous les communiquerai, nous en conférerons ensemble et vous ferez ensuite ce qu’il vous plaira. »

M. de Chevreuse voulut ensuite justifier la conduite de M. de Cambrai sur l’impression de ce livre, me disant entre autres choses que, comme on avait voulu soupçonner ce prélat d’avoir des sentiments trop favorables aux quiétistes et principalement à Mme Guyon, il avait cru être obligé d’écrire pour faire connaître qu’il était bien éloigné de donner dans les opinions des faux mystiques.
« C’est par cet endroit-là même, Monsieur, lui répliquai-je, qu’il me semble qu’il serait plus à propos de ne point parler de ces matières ; je souhaite que l’événement ne fasse point connaître que le conseil que j’ai donné et que je donne encore et à suivre. »

Nous nous séparâmes après cet entretien ; je pris ce livre manuscrit, j’aperçus qu’il était crayonné en bien des endroits ; j’y vis en marge plusieurs corrections et additions et je trouvai qu’on m’y avait mis quelques feuilles déjà imprimées. Je m’appliquais à le lire et à y faire mes observations un jour que, selon sa coutume, M. le cardinal vint à la Cour pour les audiences que le Roi lui donne chaque semaine. Il ne m’avait encore jamais parlé du livre de M. de Cambrai. Comme il vit qu’on se hâtait de le faire imprimer, il crut m’en devoir parler.

Il s’en expliqua fort au long avec moi, il me parut inquiet sur cette affaire. Il me demanda si M. de Cambrai ne me l’avait point communiqué : je lui fis pour lors le récit de ce qui m’était arrivé dans la conversation dans laquelle je lui avais fait connaître l’imprudence d’écrire de ces sortes de matières.
« C’est donc la raison, reprit M. le cardinal, pour laquelle il n’a pas jugé à propos de vous le faire voir, quoique je l’en ai fort pressé, me disant pour ses raisons que vous étiez si occupé dans le soin de votre paroisse que vous ne pouviez pas avoir le temps d’examiner cet ouvrage.
– Il a depuis, répliquai-je, changé de sentiment. »

Et sur cela je lui rapportai ce qui venait de se passer entre M. le duc de Chevreuse et moi, et ajoutai à Son Éminence que j’avais maintenant en main l’original de ce livre dont il y avait des feuilles imprimées. Pour lors il me dit :
« Nos amis se pressent trop et j’ai peur qu’ils ne soient pas contents de cette précipitation. Vous me ferez un grand plaisir de lire très exactement cet écrit, de l’examiner à la rigueur, de corriger ce que vous jugerez nécessaire et de faire même mettre des cartons dans les endroits où vous le trouverez à propos. »

Avec de telles prières, qui étaient pour moi des ordres bien précis, je ne pensai plus qu’à me mettre tout entier à ce travail. Dès ce moment, je m’y appliquai tout entier. Je fus néanmoins peu d’heures après obligé de me rendre au château dans les grands appartements du Roi. M. le cardinal de Noailles sortait de l’audience : dès qu’il m’aperçut, il vint à moi et me dit que ces Messieurs chargés de l’impression du livre de M. de Cambrai se pressaient de le faire paraître, comme il venait de l’apprendre, et qu’ils ne croyaient pas devoir faire ce qu’on avait arrêté, qui était que le livre de M. de Cambrai ne serait débité qu’un mois après que celui de M. l’évêque de Meaux aurait paru et qu’il me recommandait fort de faire toute sorte de diligences pour le lire et l’examiner. Ce qui obligea ces Messieurs de si fort hâter cette impression de ce livre fut qu’ils craignaient que M. de Meaux, sachant qu’il était imprimé ou fort avancé d’imprimer, il n’en fit supprimer l’édition. Ils apprirent même, à ce qu’ils ont dit depuis, qu’ayant tut au libraire le nom de l’auteur, afin qu’aucun des garçons imprimeurs ne pût parler et découvrir ce qui se passait, ayant été obligés de donner la première feuille où le nom de M. de Cambrai paraissait, un de ces garçons en avait aussitôt été donner avis à M. de Meaux, qui en avait été surpris.

Ce que M. le cardinal venait de me dire m’engagea de m’enfermer ce jour-là dans ma chambre et de m’appliquer tout entier à le lire avec soin. J’en lus en effet la plus grande partie, sur laquelle je fis mes remarques et, dès le lendemain matin, je me remis encore à cette lecture et à cet examen, mais je fus très étonné lorsque, sur les sept heures de la matinée on me vint apporter un exemplaire relié de ce livre et me dire qu’on allait ce matin-là même en faire les présents au Roi et à toute la Cour. J’avoue que j’en ressentis une peine d’autant plus sensible que l’amitié qui était entre M. de Cambrai et moi me faisait entrer très vivement dans tous ses intérêts et que je voyais très évidemment que ce livre allait causer de mortels chagrins à son auteur et à tous ses amis. Je fis connaître la cause de ma peine à qui m’apporta ce livre et qui était l’un de ceux à qui on se fiait davantage sur cette affaire ; je l’ouvris en sa présence et lui montrait quelques endroits qui méritaient des corrections, mais il n’était plus temps d’y penser, et les précautions de M. le cardinal de Noailles et mon travail devinrent par cette précipitation absolument inutiles.

J’avais eu aussi quelques conférences avec M. le duc de Chevreuse sur de certains endroits de cet ouvrage qui devaient être ou retranchés ou retouchés ou corrigés. J’en eus une en particulier assez longue sur l’involontaire qu’il attribuait aux troubles de Jésus-Christ. Je le pressai très fortement sur cet article, lui disant que pas un théologien n’avait sur cela d’autre sentiment que celui que je lui marquais, que les troubles de Jésus-Christ avaient été très volontaires et que la proposition contraire était fausse et condamnable. Il n’eut rien de plus fort à me répliquer que l’autorité de M. Pirot.
« M. de Cambrai, me dit-il, a mis dans son original « trouble volontaire », et vous voyez qu’il a été effacé et qu’on y a substitué le terme d’« involontaire », qui est de la propre main de ce docteur. »

Cette autorité ne me fit point changer d’opinion, mais fut cause qu’on y laissa ce mot, qui a été aussi enveloppé de la condamnation du livre.

Je ne laissai pas de continuer d’en faire l’examen. Je fis mes remarques sur l’exemplaire même qu’on m’avait donné, qui étaient au nombre de soixante et quinze, et je ne voulus les montrer à personne, et je l’ai remis ensuite à M. l’archevêque de Cambrai à son arrivée à la Cour.

Lien vers le fichier PDF : https://lafrancechretienne.files.wordpress.com/2018/05/memoires_du_cure_de_versailles_le_jugement_de_m_hebert.pdf

Mémoires du Curé de Versailles – Un « livre d’or » : les « maximes des Saints »

Mémoires du Curé de Versailles

Chapitre VIII – La bataille Bossuet-Fénelon
Un « livre d’or » : les « maximes des Saints »

Ce prélat, sollicité par ses amis et principalement par M. le duc de Chevreuse d’écrire sur la vie intérieure selon le dessein que j’ai marqué ci-dessus, ne put enfin se défendre de se rendre à leurs poursuites. Étant de retour de son diocèse à la Cour et le voyant un jour en tête à tête dans son appartement de Versailles, il me demanda, par forme de conversation, s’il ne serait pas à propos de composer quelque ouvrage sur la vie mystique, dans ce temps où il paraissait que, sous le prétexte de combattre les erreurs du quiétisme, on se déchaînait impitoyablement contre la vie intérieure et contre l’oraison simple, à laquelle quelques âmes étaient appelées et de laquelle on les détournait par ignorance ou par d’injustes préventions.

Je me doutai par ce qu’il me disait qu’il s’agissait de lui-même. Cependant, sans paraître m’en être aperçu je lui dis fort nettement que ce serait commettre la plus grande imprudence du monde d’entreprendre en ce temps d’écrire de ces matières, que, quand bien même en parlerait avec tous les plus sages tempéraments de cette vie mystique, il n’était pas possible d’éviter de se servir de certains termes qui pourraient donner prise sur soi, qu’ainsi je ne conseillerais jamais à mes amis de travailler à ces sortes d’ouvrages, qui assurément, tels qu’ils pourraient être, feraient beaucoup de bruit dans le public. Je lui parlai en ces termes parce que j’aurais bien voulu le détourner d’écrire, conjecturant qu’il voulait parler de lui-même, quoiqu’il ne crut pas pour lors devoir s’expliquer à moi qu’en ces termes généraux.

Il ne laissa pas de continuer son ouvrage, ne jugeant pas à propos de déférer à mes conseils, et après qu’il l’eut achevé, il le montra à ses amis pour en savoir leurs sentiments. Un de ceux à qui il crut devoir le montrer fut M. Pirot, chancelier de l’église de Paris et ancien professeur de Sorbonne. Ce docteur étant venu à Versailles, il s’enferma avec lui dans son cabinet et lurent ensemble ce livre. M. Pirot en fut enchanté et, après avoir quitté Monseigneur l’archevêque de Cambrai, il me vint rendre visite. Il m’entretint entre plusieurs choses de deux écrits qu’il venait de lire avec plaisir chez ce prélat, l’un desquels était une lettre de M. l’archevêque de Cambrai à M. l’évêque d’Arras, qui l’avait conseillé touchant l’autorité de l’Église sur le vrai sens des livres canoniques, à l’occasion d’une thèse soutenue à Douai, dans laquelle on avait avancé quelques propositions sur cette même autorité qui ne paraissaient pas assez correctes. Après avoir donné de grands éloges à cette lettre et au prélat qui l’avait écrite, il m’ajouta :
« Mais j’ai vu un traité de lui sur la plus élevée spiritualité à quoi rien n’est comparable ; on ne peut rien dire de plus beau sur ce sujet, c’est un livre d’or. »

Si ce docteur a oublié dans la suite en avoir parlé à d’autres personnes en ces termes, comme en effet il a nié l’avoir dit, pour moi je suis obligé de rendre ce témoignage à la vérité, car il me tint ce langage et m’en parla dans ces propres termes. Un défaut de mémoire est excusable, mais un manque de bonne foi ne peut se pardonner. Il aurait mieux convenu à M. Pirot de dire franchement qu’il avait loué ce livre en le nommant un livre d’or, avant qu’il eût eu le temps de l’examiner dans toute la rigueur de la théologie : on n’aurait pas trouvé mauvais qu’il se fut expliqué ainsi. Mais les hommes ont toujours de la peine d’avouer simplement qu’ils se sont trompés.

M. l’archevêque de Cambrai donna ensuite son livre à examiner à M. l’archevêque de Paris, avec lequel il était lié depuis plusieurs années d’une amitié très étroite ; il le garda pendant cinq ou six semaines ; ses grandes occupations ne lui laissant pas le loisir de s’appliquer à d’autres affaires qu’à celles de son diocèse, il ne put lire ce livre avec toutes les réflexions qu’il aurait pu y faire, s’il en eût pu avoir le loisir ; il y fit néanmoins quelques remarques, sur lesquelles M. l’archevêque de Cambrai changea ce qu’il avait trouvé à propos de corriger. Il le fit aussi lire à M. Tronso et à M. l’abbé Fleury, sous-précepteur de Messeigneurs les princes. Il crut ensuite qu’après la révision qu’en avait faite toutes ces personnes il pouvait en risquer l’impression ; ce qui l’y engagea davantage et qu’il se persuada qu’il avait écrit selon le sens des articles d’Issy.

Cependant M. l’archevêque de Paris jugea qu’il en fallait parler à M. l’évêque de Meaux ; il aurait même souhaité qu’on lui eût communiqué ce livre et qu’on s’en fut rapporté à ses lumières. Mais, quoique M. de Cambrai eût beaucoup de peine qu’on en parla à ce prélat, il ne voulut absolument point consentir qu’on lui montrât ni qu’on lui en demandât son sentiment. La peine qu’il en avait était fondé sur ce qu’il croyait s’être aperçu que cet évêque voulait toujours qu’on déférât à son jugement sur ce qui la doctrine, et que d’ailleurs il se plaignait qu’il ne l’avait pas assez ménagé dans les conférences qui avaient été tenues à Issy et craignait qu’en lui faisant voir son livre, cela donnerait encore de nouvelles occasions de dispute et de contestation qui ne finirait jamais.

Il pria donc seulement M. le cardinal de Noailles de dire à M. l’évêque de Meaux qu’il avait jugé nécessaire d’écrire de l’oraison et qu’il ne devait point être inquiet sur les sentiments qu’il avait pris, étant très conformes à ce qui avait été arrêté à Issy entre lui et les autres prélats. M. de Meaux fut donc averti du dessein de M. de Cambrai. Ce qu’on avait prévu arriva : Il fut alarmé de l’entreprise de l’archevêque il s’étonna qu’il voulut faire imprimer un livre sur ces matières sans lui en faire part ; il crut entrevoir dans cette réserve à son égard quelque mystère ; il s’en plaignit et pressa fort M. le cardinal de Noailles d’engager M. de Cambrai de lui en donner lecture il fut inutile d’exiger cela de lui ; il ne voulait pas ramper sous M. de Meaux comme un disciple aux pieds de son maître ; ainsi il refusa toujours constamment ce qu’on lui demanda on voit bien que ce refus mit M. de Meaux en mauvaise humeur contre M. de Cambrai, ce qu’il est bon de remarquer pour être plus au fait de ce qui arriva dans la suite. Tout ce que ce prélat put gagner fut que l’archevêque ne ferait paraître au jour son livre qu’un mois après que celui qu’il se préparait d’imprimer sur le même sujet aurait été donné au public.

Lien vers le fichier PDF : https://lafrancechretienne.files.wordpress.com/2018/05/memoires_du_cure_de_versailles_un_livre_d_or_les_maximes_des_saints.pdf

Mémoires du Curé de Versailles – La censure de M. de Chartres

Mémoires du Curé de Versailles

Chapitre VIII – La bataille Bossuet-Fénelon
La censure de M. de Chartres

M. de Chartres fit une censure publique de certains traités qui n’avaient été lus que de peu de personnes, parce qu’ils n’étaient pas imprimés et qu’on avait la précaution de ne communiquer qu’à ceux qui étaient entièrement attachés à sa doctrine. L’un de ces écrits portait le nom de Torrents, dans lequel Mme Guyon expliquait les peines intérieures par lesquelles Dieu fait passer les âmes qu’il destine à la plus sublime oraison. Ce traité méritait par lui-même la condamnation, renfermant des choses très fausses, très absurdes, très dangereuses et qui ne pouvaient que jeter les âmes dans l’égarement et dans l’illusion. Cette dame fut obligée aussi de condamner ses propres écrits. On ne peut juger que par ce qu’elle continua de faire si elle avait parlé avec sincérité, car, pour le dire avec vérité elle ne cessa point de dogmatiser comme elle avait fait avant la condamnation de ces livres et de ces écrits.

Cependant il faut aussi l’avouer que, comme il est bien difficile de prendre en toute chose le juste milieu pour ne point donner dans les extrémités qui sont toujours blâmables, plusieurs personnes peu éclairées et même des directeurs des consciences prirent occasion de condamner en général la vie intérieure et la théologie mystique. Ils se croyaient autorisés par ces illustres prélats qui avaient eu le zèle de poursuivre vivement les erreurs des quiétistes et, en s’arrêtant à cette partie de leurs censures qui en proscrit les erreurs, ils avaient négligé de faire attention à ce qu’ils disaient de la véritable spiritualité, de l’oraison, de la contemplation, de la vie intérieure, des dons de Dieu, de ses voies dans les âmes. Cette négligence fit que, dès qu’on leur parlait de vie intérieure, ils traitaient tout d’illusion et jetaient ainsi les âmes dans des perplexités affreuses. Plusieurs personnes, touchées par un motif d’une vraie charité pour ces âmes presque abandonnées, crurent qu’il serait bon d’écrire sur ces matières, pour servir d’un côté de préservatif contre les égarements des quiétistes, et de l’autre pour distinguer la fausse spiritualité d’avec la véritable, donner des marques certaines par lesquelles ont les pût reconnaître, et prescrire des moyens pour aider les personnes spirituelles et attirées à la vie intérieure.

Le dessein était louable, mais d’une très difficile et hasardeuse entreprise dans un temps où les expressions sur la vie mystique pouvaient être si fort relevées. M. le duc de Chevreuse me proposa quelquefois d’entreprendre cet ouvrage ; je m’en excusai toujours sur mes grandes et continuelles occupations, mais d’ailleurs je lui disais, lorsqu’il m’en parlait, qu’il y avait assez de livres qui traitaient de ces sortes de matières sans en devoir encore augmenter le nombre. Il persévérait, lui et d’autres, à désirer qu’on écrivit, et c’est ce qui donna enfin l’occasion au livre que M. l’archevêque de Cambrai composa sur ce sujet et qui a fait ensuite tant de bruit dans le monde, dont il faut maintenant que je parle selon la plus exacte vérité.

Lien vers le fichier PDF : https://lafrancechretienne.files.wordpress.com/2018/05/memoires_du_cure_de_versailles_la_censure_de_m_de_chartres.pdf

Mémoires du Curé de Versailles – Réapparition de Madame Guyon

Mémoires du Curé de Versailles

Chapitre VIII – La bataille Bossuet-Fénelon
Réapparition de Madame Guyon

Madame Guyon était revenue de Meaux à Paris. Quelques avis qu’on lui eût donnés de demeurer cachée, de ne voir personne, de garder un profond silence sur les matières mystiques, et principalement de ne se mêler en aucune manière de diriger personne, ce qui ne convenait ni à son sexe ni à ses dispositions particulières après ce qui lui était arrivé, elle ne put s’empêcher de suivre son penchant, de voir beaucoup de monde, de faire la prédicante, de conduire des âmes, et en un mot faire tout ce qu’on lui avait défendu et ce qu’elle avait elle-même promis plusieurs fois de ne point faire. Sa conduite et son manquement de parole réveillèrent l’attention des évêques qui avaient déjà combattu et condamné ses erreurs ; cela les engagea de faire des recherches exactes de ses écrits et de sa vie : on n’en trouva que trop pour agir contre elle.

Lien vers le fichier PDF : https://lafrancechretienne.files.wordpress.com/2018/05/memoires_du_cure_de_versailles_reapparition_de_madame_guyon.pdf

Mémoires du Curé de Versailles – Monsieur de Noailles

Mémoires du Curé de Versailles

Chapitre VII – Les Quiétistes
Monsieur de Noailles

Quand la Cour fut de retour à Versailles, j’allai rendre visite à Mme de Maintenon. Elle me parla d’abord de la mort de l’archevêque de Paris et me demanda ce qu’on disait dans le monde de son successeur.
« On devine, lui dis-je, Madame. Plusieurs pensent que, si M. l’archevêque de Cambrai n’avait pas été placé depuis trop peu de temps, il aurait eu bonne part à cette nomination ; un grand nombre ne laisse pas de le croire, peut-être, Madame, parce qu’on le désire.
– Vous savez bien, m’ajouta-t-elle, ce qui nous empêche de le proposer. Il y en a deux sur qui seuls on peut jeter les yeux, sur M. de Meaux et sur M. de Châlons. Dites-moi, continua-t-elle, sur qui vous croyez qu’on doive le plus s’arrêter ?
– Je ne balancerai pas, Madame, à vous dire mon sentiment, puisque vous le souhaitez. Il me paraît qu’on ne peut pas beaucoup délibérer sur le choix de l’une de ces deux personnes, il me semble que M. de Noailles, évêque de Châlons, doit être préféré. »

Je lui en dis les raisons, qu’elle approuva.

Le lendemain, le Roi ordonna au maréchal de Noailles d’écrire à Monsieur son frère de venir incessamment à la Cour, sans s’expliquer sur ce que le Roi lui avait dit. Il s’en défendit : Sa Majesté commanda qu’on lui envoyât de sa part un courrier pour l’obliger de faire ce voyage. Il fallut obéir. Il se rendit auprès du Roi, et il ne put se dispenser de se rendre à ses volontés, quelque répugnance qu’il ressentît de se charger de cet emploi où il prévoyait devoir trouver bien de la peine et encore plus de fatigues que d’éclat et d’honneur, quoique l’archevêché de Paris soit la première dignité ecclésiastique du Royaume.

Lien vers le fichier PDF : https://lafrancechretienne.files.wordpress.com/2018/05/memoires_du_cure_de_versailles_monsieur_de_noailles.pdf

Mémoires du Curé de Versailles – La mort effroyable de l’archevêque de Paris

Mémoires du Curé de Versailles

Chapitre VII – Les Quiétistes
La mort effroyable de l’archevêque de Paris

Quelque temps après arriva la mort de M. l’archevêque de Paris de la manière du monde la plus triste et la plus effroyable. Il avait eu tous les chagrins possibles dans l’Assemblée du Clergé de 1695, où il s’était passé bien des choses qui l’avaient jeté dans une amère tristesse. Il n’était plus, il y avait longtemps, estimé du Roi ; il était méprisé de tout le monde : il avait en tout sacrifié le Clergé à la passion qu’il avait de plaire à la Cour. S’étant retiré à sa maison de Conflans et voulant être seul dans l’appartement qu’il avait fait faire au bout de la galerie, il eut une attaque d’apoplexie. La défense qu’il avait faite à tous ses domestiques de venir l’interrompre quand il avait ordonné qu’on le laissât seul dans sa chambre fut la cause qu’il ne plus être secouru. Il avait pris cette précaution pour empêcher, comme il s’était imaginé, qu’on n’aperçût qu’il tombait quelquefois du haut mal ; mais cette même précaution lui fut enfin très préjudiciable, car, étant tombé, comme je viens de le remarquer, dans cet accident d’apoplexie, il demeura quelques heures sans que personne osât entrer dans sa chambre. Il fallut bien enfin aller voir ce qui s’y passait : on le trouva dans un état où l’on vit qu’il n’y avait plus rien à espérer et qu’il allait mourir ; on se pressa cependant d’envoyer à Paris pour avoir du secours ; on avertit Mme la duchesse de Lesdiguières qui avait une très étroite liaison avec ce prélat, dont on parlait beaucoup dans le monde ; elle y accourut, et cet archevêque, pour lequel on n’avertit point le curé de la paroisse de venir lui administrer l’extrême-onction, mourut entre ses bras, sans avoir eu le temps de se reconnaître et donner le moindre signe de pénitence, regretté de peu de personnes, laissant de lui une réputation très désavantageuse.

Le Roi était à Marly quand on vint lui apporter la nouvelle de sa mort. Il dit qu’on ne devait pas penser à lui demander cette place, qu’il ne voulait donner qu’au seul mérite. L’archevêque de Reims, qui avait toujours vécu mal avec ce prélat, était à Marly ; il s’échappa d’en dire tout le mal possible et on l’entendit avec indignation. Le comte de Grammont, l’un des courtisans les plus spirituels et qui avait un talent merveilleux de dire de bons mots et plein d’esprit, après avoir écouté comme les autres ce que M. de Reims disait contre son confrère qui venait d’expirer, lui adressant la parole lui dis :
« Monsieur de Reims, croyez-moi, il est bon de vivre ! [voulant lui faire comprendre qu’il devait faire attention à ne pas parler d’un prélat qui venait de mourir et qu’il arriverait la même chose après sa mort, qui donnerait occasion à bien des gens de parler contre lui.] »

Lien vers le fichier PDF : https://lafrancechretienne.files.wordpress.com/2018/05/memoires_du_cure_de_versailles_la_mort_effroyable_de_l_archeveque_de_paris.pdf

Mémoires du Curé de Versailles – L’archevêché de Cambrai

Mémoires du Curé de Versailles

Chapitre VII – Les Quiétistes
L’archevêché de Cambrai

Toute cette affaire, tous ces examens, tout ce qui s’était passé à Saint-Cyr, à Versailles, à Issy, avait été caché au Roi, parce qu’on voulait ménager la réputation des personnes qui se trouvaient embarquées innocemment dans cette affaire. Cependant l’archevêché de Cambrai vint à vaquer par la mort de M. Théodore de Brias. Le Roi jeta les yeux sur M. l’abbé de Fénelon ; il voulut lui-même lui annoncer le choix qu’il avait fait de sa personne pour remplir cette place si importante. Ce digne et vertueux abbé, qui était pénétré de l’obligation qu’ont les évêques de résider dans leurs diocèses, après avoir très humblement remercié Sa Majesté de l’honneur qu’elle lui faisait, il prit la liberté de lui dire qu’il ne pouvait s’acquitter en même temps de deux emplois qui lui paraissaient incompatibles, qu’il ne pouvait être archevêque de Cambrai si Sa Majesté lui ordonnait de continuer ses services à Messeigneurs les princes, ou qu’il ne pourrait plus avoir cet honneur si Elle lui commandait de remplir cette place. Cependant, pour ne pas paraître trop attaché à son sentiment, il supplia le Roi de lui donner quelques jours pour y réfléchir, avec la liberté de consulter ceux dont il prenait les conseils sur les affaires de sa conscience. Le Roi approuva fort ce qu’il lui demandait et lui dit même d’une manière très douce :
« Je me doute bien de ceux de qui vous voulez prendre avis, j’y consens très volontiers. »

Cependant, quelques jours après, le Roi l’ayant fait venir dans son cabinet lui dit :
« J’ai pensé à ce que vous m’avez dit. Il y a un moyen d’accommoder les deux choses que vous trouvez incompatibles : votre résidence à Cambrai et vos services aux princes. Je sais que vous pouvez chaque année prendre deux ou trois mois pour vos affaires particulières : c’est ce temps-là que je vous demande pour l’éducation de nos petits-fils. Vous y aurez toujours la vue, vous pourrez, selon ce projet, résider dans votre diocèse et venir ici de trois en trois mois vous faire rendre compte de ce qui se passe à leur égard et régler ce qu’il faudra faire. »

M. l’abbé de Fénelon se rendit à la volonté du Roi, accepta l’archevêché et ne pensa plus qu’à se disposer à son sacre. Il donna d’abord l’exemple d’un parfait détachement des biens de ce monde. Dès qu’il fut nommé à cette éminente dignité, il crut ne pouvoir garder en sûreté de conscience l’abbaye de Saint-Valéry ; il supplia le Roi d’agréer qu’il lui en fit la démission, étant persuadé que, dans le cas où il se trouvait, ce bénéfice auquel il venait d’être nommé ayant un revenu très considérable, la pluralité des bénéfices ne pouvait lui être permise, quelque dispense d’ailleurs qu’il en pût obtenir. Dès qu’on eut appris à la Cour cette résolution, il eut à soutenir des attaques de la part de bien des gens, mais il s’en était mis à couvert par son extrême diligence à remettre au Roi son abbaye. L’archevêque de Reims, qui ne savait pas que l’affaire était terminée, le vint trouver et avec son air brusque lui dit :
« On m’a dit, Monsieur, que vous pensiez à quitter votre abbaye ? Quelle imagination !
– Cela est déjà fait, lui répondit M. de Fénelon d’une manière fort modeste.
– Vous avez mal fait, répliqua l’archevêque, que voulez-vous que le Roi pense ? Vous allez, par votre exemple, le détourner de donner des abbayes à des évêques.
– Je ne prétends pas, répondit M. l’abbé de Fénelon, condamner personne, mais j’ai cru ne pouvoir garder une abbaye avec un bénéfice d’un revenu aussi considérable que celui de Cambrai. »

Les gens de bien approuvèrent ce que cet archevêque avait condamné, et son exemple jusqu’à présent n’a pas été imité de beaucoup de personnes. Je ne connais guère que M. le cardinal de Noailles qui l’ai fait, lorsque, ayant été nommé à l’archevêché de Paris, il remit la domerie d’Aubrac entre les mains du Roi, pour la même raison qui avait engagé M. de Fénelon de se démettre de son abbaye.

Dès que ses bulles furent arrivées à Rome, il se fit sacrer dans l’église de la maison de Saint-Louis, établie à Saint-Cyr. M. l’évêque [de] Chartres, dans le diocèse duquel cette maison est située, crut que c’était à lui d’en faire la cérémonie. M. l’évêque de Meaux, comme ancien ami de M. de Fénelon, désira le faire. Il s’y offrit. Le nouveau prélat ne put s’en défendre et pria l’évêque diocésain de l’approuver. Il le fit avec quelque peine et ne s’y trouva pas, quoique lié avec lui depuis un temps infini d’une très étroite amitié. Voilà comment la chose se passa, ce qui est bien éloigné de ce qu’a dit et écrit M. de Meaux dans la chaleur des contestations qu’il eut depuis avec le nouvel archevêque.

Il alla peu de temps après son sacre à Cambrai ; il y fut reçu avec tous les applaudissements possibles. Les Flamands, qui n’aiment pas beaucoup les Français, ne purent refuser leur amour et leur estime à leur nouveau pasteur. Ils n’avaient jamais entendu la Parole de Dieu de la bouche de leurs archevêques : ils furent charmés, édifiés et touchés de voir leur prélat prêcher assidûment et même faire le catéchisme aux enfants. Ils étaient enchantés de ses manières honnêtes, de son affabilité, de la douceur avec laquelle il leur parlait et, pour tout le dire, ce qui me paraît être dire beaucoup, ils oubliaient qu’il était Français et l’aimaient au moins autant que s’il eût été de leur pays.

Il observa très exactement l’ordre qu’il avait reçu du Roi, car, après avoir demeuré quelque temps dans son diocèse, il revenait à la Cour pour satisfaire à ses autres devoirs.

Il lui arriva une chose en ces temps-là qui mérite d’être écrite. L’ayant un jour été voir, je le trouvai en conversation avec quelques-uns de ses amis avec lesquels il s’entretenait à son ordinaire, c’est-à-dire d’une manière aisée, franche, enjouée. L’abbé de Langeron, lecteur de Monseigneur le duc de Bourgogne, survint ; d’un air triste et abattu, il demanda à Monseigneur l’archevêque de Cambrai s’il avait reçu ses lettres de Flandre.
« Oui, dit l’archevêque, je les ai reçues.
– Mais vous mande-t-on, Monseigneur, ce qui est arrivé dans votre palais ?
– Oui, on me l’a écrit.
– Mais, ajouta l’abbé, vous a-t-on appris que tous vos papiers ont été brûlés avec votre bibliothèque, que la plus grande partie de vos bâtiments a été consumée par le feu et que cette perte va à des sommes considérables ?
– Oui, mon cher abbé, lui dit ce prélat d’un ton plaisant et agréable, je sais tout cela, et il faut s’en consoler. »

Ensuite il reprit le discours qui avait été interrompu avec la plus grande tranquillité du monde. Chacun se regardait et admirait cette fermeté d’âme ; pour moi, j’avoue que j’en fus si pénétré que je sentis en moi augmenter la vénération que j’avais de la vertu de ce digne archevêque, qui d’ailleurs m’était fort connue, ayant eu pendant tout le temps qu’il a demeuré à la Cour sa confiance pour ce qui regardait sa conscience.

Cependant Messeigneurs les évêques de Meaux et Chartres pensaient à condamner par une censure publique l’analyse du père La Combe, le Moyen Court et le Cantique des Cantiques de Mme Guyon. M. de Harlay en eut connaissance, ce qui le hâta d’en faire au plus tôt la condamnation, qui fut suivie de celle de ces prélats et de M. l’évêque de Châlons, comme ils en étaient convenus à Issy, donnant en même temps des instructions à leur peuple pour se garantir contre les erreurs des faux mystiques et des règles sûres pour marcher dans les voies droites de la vraie spiritualité. Celle de M. de Châlons fut la mieux approuvée, et il me paraît qu’elle le méritait.

Lien vers le fichier PDF : https://lafrancechretienne.files.wordpress.com/2018/05/memoires_du_cure_de_versailles_l_archeveche_de_cambrai.pdf