Parution de l’ouvrage « de la gnose au transhumanisme »

Voici la présentation de l’ouvrage « de la gnose au transhumanisme », fruit de cinq années de recherche passionnée sur les principales causes de la décadence du monde contemporain. 

« Qu’est-ce que la Gnose, le Transhumanisme et comment remédier à ces terribles maux ? Cet ouvrage essaye de répondre à ces trois questions fondamentales à travers cinq parties distinctes et complémentaires.

La première retrace l’histoire de France jusqu’au 20e siècle, en insistant sur les causes de divisions engendrées par la Gnose au fil du temps, à travers des textes anciens et des témoignages historiques relatifs à certaines époques capitales.

La deuxième aborde la problématique du Transhumanisme en dévoilant son véritable visage grâce à des faits contemporains en lien avec les géants du web également surnommés GAFA.

La troisième apporte un éclairage nouveau, à travers des textes et contes originaux, en donnant des outils pratiques qui permettent de détecter et de comprendre les enjeux de différentes hérésies contemporaines.

La quatrième propose une réflexion chrétienne approfondie sur les problématiques majeures de notre antique nation, dans l’optique de la renouveler selon les commandements de Jésus-Christ en s’appuyant également sur les recommandations des plus grands saints qui ont contribué à Son œuvre salvatrice.

Enfin, la dernière partie vient compléter l’ouvrage grâce à des contes chrétiens originaux qui permettent de méditer sur les questions cruciales du Bien et du Mal ainsi que sur leurs conséquences.

Le lecteur découvrira, non seulement, un ouvrage d’analyse qui essaye d’apporter, selon le dogme catholique traditionnel, des solutions concrètes aux problèmes contemporains, mais également une œuvre composée de textes méditatifs et de contes anticipatifs qui sont le fruit de cinq années de travail.

L’auteur, qui travaille dans le milieu social, est informaticien spécialisé dans le domaine des logiciels libres depuis plus de quinze années. »

Il est possible de commander l’ouvrage dans votre librairie en donnant l’un des deux numéros suivants : ISBN-10: 1984967215 ou ISBN-13: 978-1984967213

Pour découvrir l’extrait, avec sa mise en page, au format PDF : https://lafrancechretienne.files.wordpress.com/2018/02/de-la-gnose-au-transhumanisme-extrait-30-pages.pdf

Lien vers le sommaire complet de l’ouvrage : https://lafrancechretienne.files.wordpress.com/2018/02/de-la-gnose-au-transhumanisme-editions-areopage-sommaire.pdf

Ouvrage au format papier : https://www.amazon.fr/Gnose-Transhumanisme-J%C3%A9sus-Christ-perspectives-chr%C3%A9tiennes/dp/1984967215/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1518944707&sr=8-1&keywords=de+la+gnose+au+transhumanisme&dpID=51mzhj6FBmL&preST=_SY344_BO1,204,203,200_QL70_&dpSrc=srch

Ouvrage au format numérique : https://www.amazon.fr/Gnose-au-Transhumanisme-St%C3%A9phane-B-ebook/dp/B079W22WM1/ref=sr_1_2?s=books&ie=UTF8&qid=1518956359&sr=1-2&keywords=de+la+gnose+au+transhumanisme

Lien court vers le format papier : http://urlz.fr/6ABY

Lien court vers le format numérique : http://urlz.fr/6ADG

Site de l’éditeur : https://www.cercleareopage.org/

Conférence donnée suite à la sortie du livre

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Discours d’un prince sans couronne pour la restauration de la France

L’Occident a perdu l’idée sacrée de Dieu. Au lieu de cultiver précieusement les vertus, ses habitants s’amusent à la légèreté, se laissent porter par leurs envies et leurs émotions, ce qui mène forcément, dans le temps, à une débauche généralisée. Le recentrage égocentrique, c’est-à-dire l’admiration de soi-même, conduit la plupart des individus à agir pour leur propre intérêt au lieu de travailler pour le bien commun. Notre civilisation se meurt à force de laisser s’engouffrer dans le navire une eau souillée d’iniquité.

La guerre prochaine qui mettra un terme rapide à notre histoire fera hurler de douleur la majorité silencieuse. Lorsque les idées sont brouillées, le mal répand son poison de plus en plus rapidement au point d’anéantir une civilisation agonisante. Nous sommes arrivés à la fin d’un cycle de décadence spirituelle où la corruption, virus de l’âme, règne en tyran. L’individualisme a réduit nos fières nations en des masses informes dominées par la tyrannie financière, la consommation dérégulée, une sensualité exacerbée, la surenchère individuelle et la compétition permanente entre des individus qui, autrefois, se considéraient comme des frères, ou, au moins, comme des amis. Notre siècle est antonyme aux commandements du Christ : « tu aimerais ton prochain comme toi-même » (Saint Matthieu 22:39) ou encore « aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé » (Saint Jean 13:34).

L’ennemi souhaite, en premier lieu et depuis plusieurs siècles, anéantir l’héritage sacré de l’Église Latine. Pourquoi ? Parce qu’en détruisant dans les esprits le vrai, le bien et le beau, une autre culture finira par remplacer la nôtre ; tout comme les Huns se prétendaient le fléau de Dieu de leurs ennemis romains. L’esprit antichrist souhaite faire oublier l’histoire de l’humanité pour que puisse paraître le règne despotique des robots. Quelques affreux tyrans prônant un esprit homicide et démoniaque préparent méthodiquement une dictature technologique qui ne pourra émerger qu’après la prochaine guerre, lorsque la terre sera fortement dépeuplée. Il s’agit de l’« Âge d’Or » tant espéré par les ennemis de Jésus-Christ.

Nous, combattants spirituels en sous-nombre, devons renouer avec le Latin, langue aujourd’hui dite morte, afin de sauver les enseignements sacrés de l’Église. Retournons à nos racines pour que nos enfants puissent s’épanouir en élites aussi vertueuses que vaillantes. Nous devrons, d’ici peu de temps, défendre et sauvegarder l’héritage gréco-romain influencé par la quintessence du Judaïsme dont est paru notre Éternel seigneur et maître Jésus-Christ. Nous devrons lutter, lorsque le temps sera venu, comme des lions pour restaurer l’héritage sacré qui a lentement été étouffé au cours des siècles. Comme Louis XVI fut sacrifié au nom de la cruauté, nous écraserons par la céleste justice cette même barbarie. Si nous ne défendons pas l’Église, l’époque des démons verrait le jour. Le vrai Dieu, infiniment bon, ne permettra pas aux cruels intrigants de se substituer à l’autorité du Christ-Roi. Ceux qui souhaitent voir leurs méchantes idées dominer le monde doivent savoir qu’ils échoueront parce que si « Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » (Épître aux Romains 8:31)

Notre rôle consistera essentiellement à restaurer, selon les commandements de Jésus-Christ, l’ordre rompu de la justice. Voici quelques-unes des réformes catholiques qui seront entamées lorsque Dieu nous en aura donné l’autorité.

Dieu a généreusement déterminé la nature intrinsèque de l’être humain avant sa naissance. Par conséquent, le corps et l’âme constituent un individu unique et parfait. Or, une thèse gnostique infernale a convaincu certaines personnes que leur corps, à la manière d’un avatar chimérique, était une prison enfermant un esprit autonome. L’illusion satanique finit toujours par s’effacer devant la foi catholique qui est synonyme de justice. Bien qu’étant l’égale de l’homme, la femme doit accepter sa féminité puisque son corps est fait pour donner la vie. L’homme, quant à lui, doit retrouver sa masculinité en participant aux devoirs qui assurent la stabilité de la société. Dans une civilisation catholique, l’homme fait preuve de sainteté lors de son labeur quotidien pendant que la femme s’occupe sagement de la pérennité de la famille. L’individualisme est la cause de la plupart des maux contemporains, puisque les écritures disent « Qui n’est pas avec moi est contre moi, et qui n’amasse pas avec moi disperse » (Saint Matthieu 12:30). L’éducation des enfants doit être sobre et vertueuse en vue d’en faire des adultes capables de tendre vers l’unité.

Le Latin doit être restauré comme langue officielle pour les fonctions régaliennes de l’État. Les futurs hommes de robe constituant le ministère de la Justice devront, dès leur enfance, maîtriser cette langue sacrée grâce à laquelle nos ancêtres catholiques ont pu cultiver un esprit équitable et sincère, dans le but de rendre la justice selon les commandements bibliques. Le Latin est une langue rigoureuse et précise qui participe grandement à la fructification de l’esprit. Un homme dont l’intellect est formaté par des règles fallacieuses prend des décisions opposées à la prudence et à l’équité. Un homme de robe doit fait preuve de probité pour éviter de léser ceux qui sont en état de faiblesse, les coupables devant être punis selon des lois immuables puisque l’Écriture dit : « Moi, Jéhovah, qui sonde les cœurs et éprouve les reins, et cela pour rendre à chacun selon ses voies, selon le fruit de ses œuvres » (Livre de Jérémie 17:10), « celui qui plante et celui qui arrose sont égaux ; et chacun recevra sa propre récompense selon son propre travail » (Épître aux Corinthiens 3:8) et « le ciel et la terre passeront mais mes paroles ne passeront point » (Saint Matthieu 24:35).

L’Église, quant à elle, doit retourner à la foi en abandonnant tous les principes contemporains qui ont détourné la plupart des prêtres de leur rôle si essentiel pour le bien des âmes. Toutefois, seul un Pape réformateur et fidèle à la vraie foi catholique est en mesure d’accomplir cette immense tâche. Il nous faudra donc trouver un homme d’Église capable d’assumer une telle fonction. Comme nous ne sommes pas prêtre, nous ne pouvons pas nous permettre de nous immiscer dans les affaires spirituelles puisque l’Écriture dit : « Ainsi donc, rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » (Saint Luc 20:25).

Nous sommes redevables envers les autres pour le produit de leur labeur. L’homme qui s’assoit fièrement dans son beau véhicule a rarement conscience qu’il doit la fabrication de son automobile à d’anonymes ouvriers et qu’il est redevable envers d’autres travailleurs pour la confection de ses habits et de ses chaussures. Enfin, celui-ci devrait savoir que tout ce qu’il possède est créé par d’autres personnes. Celui qui détient de grandes richesses ne fabrique, bien souvent, rien par lui-même tandis qu’il affiche superbement sa supériorité matérielle à la manière d’un paon. Nous devons garder à l’esprit que sans les autres nous serions bien honteux de notre propre impuissance. Les milliardaires doivent encore davantage à chacun d’entre nous puisqu’ils se contentent d’imaginer des concepts leur permettant d’exploiter la masse laborieuse. Le concept de la finance consiste à soumettre le plus grand nombre pour l’enrichissement d’une petite caste de loups ravisseurs. Les avares ingénieux ont fait en sorte de cacher cette réalité pour que le système puisse continuer de fonctionner à la manière d’une machine infernale. Au fil des siècles, l’iniquité s’est sournoisement substituée à la justice catholique.

L’usure doit être prohibée afin que les échanges commerciaux soient basés sur la réalité et non pas sur la spéculation puisque celle-ci enrichit une caste d’individus susceptibles de pervertir la nation catholique. La propriété privée est un droit inaliénable qui doit toutefois être soumis à de stricts contrôles de probité. Les acteurs non vertueux doivent être sévèrement punis en se voyant confisquer les sommes en jeu pour alimenter des œuvres de charité. L’argent est un serviteur et non pas un maître. Par conséquent, celui-ci doit financer des causes honnêtes mais ne doit jamais être destiné à renforcer l’avidité. Toutes les organisations existantes doivent être contrôlées et restructurées par des mandataires du nouvel État catholique en vue de tendre vers la charité publique. Dans une société catholique les entreprises ne peuvent plus exister en tant que telles. Un ministre ordonne à leurs dirigeants de se verser un salaire fixe pour répartir équitablement les richesses et réprimer l’avidité.

L’artisanat doit être préféré à toute autre entreprise en vue d’encourager les travailleurs à devenir des artistes en charge d’un travail bien fait. La qualité doit primer sur la quantité pour encourager les bonnes initiatives et éviter les gaspillages. Les corporations, comparables à celles qui existaient avant la destitution de Louis XVI, doivent être rétablies afin de former des corps de métier capables de protéger leurs ouvriers contre la rapacité humaine. Le code du travail, revu de fond en comble selon le dogme catholique, doit garantir la sécurité des travailleurs. Ce travail titanesque doit être entrepris par des ministres totalement dévoués à Jésus-Christ.

L’agriculture traditionnelle doit être préférée aux nouvelles méthodes afin que le terroir puisse nourrir les familles. Les pesticides, et, plus largement, tous les produits qui participent à l’empoisonnement de la terre doivent être prohibés. Il existe un savoir-faire ancestral qui apprend à favoriser la croissance des plantes nourricières en les combinant à des végétaux capables d’éloigner les prédateurs. Les méthodes naturelles sont préférables aux produits chimiques parce que la vente lucrative de ces biens produits par les multinationales enrichit leurs dirigeants et leurs actionnaires. D’autant plus que les chiffres d’affaires de ces mêmes entreprises se trouvent à l’abri de l’imposition dans des paradis fiscaux. Dieu a généreusement créé la nature tandis que la vente de produits chimiques découle de la malignité de personnes sans scrupules. Par conséquent, les agriculteurs doivent être formés aux anciennes méthodes qui sont aujourd’hui interdites par ceux qui imposent leurs lois iniques.

Pour enrayer la malice dans le cœur des hommes et favoriser la vertu publique, les informations que les médias diffusent doivent être sages, sérieuses, charitables et utiles conformément à l’esprit des Évangiles. Ceci n’est possible que lorsque les médias sont placés sous la tutelle de l’État catholique. L’érotisme, l’indécence et la mode doivent être proscrits tandis que les films, s’ils existent encore, nécessitent d’être conformes à la doctrine chrétienne. Pour renforcer la décence publique, il est nécessaire d’homogénéiser le code vestimentaire en vue de bannir les apparences excentriques. L’originalité de l’habillement provoque dans l’entourage un phénomène d’imitation, ce qui conduit inévitablement à une insidieuse décadence collective.

Le modernisme peut être défini comme une idolâtrie de la technologie qui s’érige, tel le veau d’or, à la place de Dieu. La diffusion de produits futiles enrichit les dirigeants des multinationales et leurs actionnaires grâce à des méthodes subtiles qui incitent les acheteurs à être esclaves de leurs propres compulsions. La surconsommation conduit, à plus ou moins long terme, à l’épuisement des richesses naturelles ainsi qu’à d’incommensurables désastres. Par conséquent, la technologie doit être soumise à de sérieux contrôles éthiques pour éviter que la robotique ne finisse par engendrer une civilisation déshumanisée. Tout travail devrait être effectué par l’homme pour le bien de l’homme. De ce point de vue, l’automatisation du travail conduit inévitablement à l’effondrement de la civilisation traditionnelle. Le revenu universel est dangereux pour les valeurs catholiques puisque le financement inconditionnel n’incite plus les individus à respecter les devoirs envers Dieu. Les droits de l’homme mènent à la décadence mortifère tandis que les devoirs envers Dieu engendrent une civilisation unie et respectable. La technologie ne doit jamais être une fin en soi mais doit rester au service de l’homme pour éviter les dérives transhumanistes.

La première et seconde guerre mondiale sont la conséquence directe du développement de l’idolâtrie de la nation. Le nationalisme doit être aboli, selon les conseils de saint Vincent de Paul, pour favoriser le retour à la charité catholique. Cela ne signifie pas qu’il faille faire disparaître notre nation, bien au contraire, puisqu’elle est le précieux fruit de l’héritage Franc. La monarchie, adoratrice du Christ-Roi et apôtre de son Église, est le digne produit de la nation Franque. Cet esprit, si conforme à celui des Évangiles, encourage la sainteté pour engendrer des vocations telles que celle de saint Martin : « Un jour, au milieu de l’hiver dont les rigueurs extraordinaires avaient fait périr beaucoup de personnes, Martin, n’ayant que ses armes et son manteau de soldat, rencontra à la porte d’Amiens un pauvre presque nu. L’homme de Dieu, voyant ce malheureux implorer vainement la charité des passants qui s’éloignaient sans pitié, comprit que c’était à lui que Dieu l’avait réservé. Mais que faire ? Il ne possédait que le manteau dont il était revêtu, car il avait donné tout le reste ; il tire son épée, le coupe en deux, en donne la moitié au pauvre et se revêt du reste. Quelques spectateurs se mirent à rire en voyant ce vêtement informe et mutilé ; d’autres, plus sensés, gémirent profondément de n’avoir rien fait de semblable, lorsqu’ils auraient pu faire davantage, et revêtir ce pauvre sans se dépouiller eux-mêmes. » C’est en adorant Dieu de toute notre âme et de tout notre cœur que nous pouvons apprendre à aimer raisonnablement notre nation. Nous devons d’abord faire preuve de charité envers nous-même pour être en mesure de la répandre agréablement autour de nous. Tel l’arbuste sans bourgeon, l’homme égoïste meurt, tandis que celui qui sait faire preuve de générosité est comparable à l’arbuste bourgeonnant parce qu’il donne généreusement ses fruits et sème la vie.

Tout comme la naissance, la mort est une étape sacrée de notre existence. C’est pourquoi il est déraisonnable d’en faire commerce. La mort doit être ritualisée comme autrefois, les veillées funèbres nécessitent d’être réhabilitées pour que les vivants se souviennent de leur propre mortalité puisque l’Écriture dit : « C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes à la terre, parce que c’est d’elle que tu as été pris ; car tu es poussière et tu retourneras en poussière » (Génèse 3:19). La crémation doit être prohibée puisque le corps, temple de Dieu, doit être enterré en attendant sa résurrection qui aura lieu au jour du Jugement dernier. L’enterrement nécessite d’être codifié selon les rites bibliques : avant la messe, le corps est lavé, purifié, béni puis enroulé dans un linceul blanc. Après la messe, il est enterré sans fioriture.

Pour conclure, nous devrons rétablir la vertu catholique, qui a été si méprisée depuis la révolution française, en engageant de profondes réformes. La restauration de cet ordre garant de l’équité prendra un temps certain, mais, nous devrons, coûte que coûte, malgré les incommensurables difficultés et l’épuisement que cela entraîne, œuvrer pour que les Évangiles soient proclamés sur terre pendant environ 25 ans, puisque l’Écriture dit : « Le loup et l’agneau paîtront ensemble ; le serpent se nourrira de la poussière ; le lion, comme le bœuf, mangera du fourrage, et le serpent se nourrira de terre. Il ne se fera ni mal ni dommage sur toute ma montagne sainte, dit Yahweh » (Livre d’Isaïe, 65:25).

Un royaume qui prône l’individualisme finit par disparaître. Parce que nous formons le corps du Christ, nous devons veiller les uns sur les autres pour éviter que le péché ne nous transforme en loups ravisseurs. Il est erroné d’affirmer qu’« il faut de tout pour faire un monde » puisque Jésus-Christ a dit : « Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut subsister, et si une maison est divisée contre elle-même, cette maison ne pourra subsister. Si donc Satan s’élève contre lui-même et se divise, il ne peut pas subsister, mais il est fini. » (saint Marc 3:24-26). À la vérité, seule l’homogénéité du comportement et des pensées permet de donner naissance à une civilisation sanctifiée.

Amis, préparez-vous pour l’ultime bataille de reconquête. En attendant ces heures d’épreuves, ne laissons pas un jour sans avoir travaillé spirituellement tout en remplissant nos devoirs d’état quotidiens puisque l’Écriture dit : « Gardez-vous de pratiquer votre justice aux regards des hommes pour être vus d’eux ; autrement, vous n’aurez pas de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux. » (saint Matthieu 6:1) et « N’ayez donc point de souci du lendemain, car le lendemain aura souci de lui-même : à chaque jour suffit sa peine. » (saint Matthieu 6:34). Apprenons ou révisons le Latin, lisons les anciens livres catholiques et prions afin d’arracher au Ciel le succès de notre dernier combat. Laissons-nous guider par l’esprit de Dieu et nous vaincrons le démon.

Pour finir, nous sommes de sang mêlé, connaissons très mal l’histoire de notre famille dont une grande partie se trouve dans l’après-vie ou à l’étranger. Nous avons eu une enfance très difficile et une jeunesse dissipée. Nous avons des visions depuis le jeune âge et percevons des choses de l’invisible. Il s’agit d’une croix très lourde à porter à cause d’une sensibilité exacerbée combinée à une grande force de caractère sous une apparence débonnaire. Nous boitons à cause de douleurs au genou, avons deux ongles différents sur chacun des deux petits doigts de pied et un morceau de barbe nous manque sur la joue gauche. Nous avons décidé de faire la volonté du Père en rédigeant ce texte puisque l’Écriture dit : « Père, si vous voulez, détournez de moi ce calice. Cependant, que ce ne soit pas ma volonté, mais la vôtre qui soit faite. » (saint Luc 22:42).

Nous savons que ce message ne sera pas reçu jusqu’à ce que la France souffre terriblement puisque l’Écriture dit : « Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et lapides ceux qui te sont envoyés ! Que de fois j’ai voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n’avez pas voulu ! » (Saint Matthieu 23:37).

Puissiez-vous marcher auprès de Dieu, chers amis, dans ces terribles épreuves à venir.

Pater noster, qui es in coelis,
Sanctificetur nomen tuum,
Adveniat regnum tuum,
Fiat voluntas tua, sicut in caelo et in terra.
Panem nostrum quotidianum da nobis hodie.
Et dimitte nobis debita nostra,
sicut et nos dimittimus debitoribus nostris.
Et ne nos inducas in tentationem.
Sed libera nos a malo.

Notre Père qui êtes aux cieux,
Que votre nom soit sanctifié,
Que votre règne vienne,
Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel,
Donnez-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,
Pardonnez-nous nos offenses,
Comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensé,
Et ne nous soumettez pas à la tentation,
Mais délivrez-nous du mal.

Amen.

Stéphane

(L’auteur souhaite préserver l’anonymat)

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Saint exemple pour les élèves de 2018

Voici un magnifique petit texte trouvé dans l’église de Saint-Marie de la Visitation à Saint-Étienne qui pourrait servir d’exemple pour les élèves de 2018, hélas si troublés par la puissance médiatique.

« Je m’imposerai une pénitence toutes les fois que l’orgueil aura un avantage sur moi, c’est-à-dire toutes les fois que je commettrai une faute d’orgueil, soit en pensées, soit en paroles.

Je parlerai sans distinction à tous mes condisciples, et leur rendrai en toute occasion les services qui seront en mon pouvoir, quelque répugnance que je puisse y avoir, car les répugnances, je le reconnais, ne peuvent venir que de l’orgueil.

Je me regarderai toujours comme le dernier de mes condisciples, et je ne me préférerai à aucun d’eux. Je ne suis qu’un peu de poussière.

En récréation, je me promènerai indifféremment avec tout le monde, et je tâcherai de me répandre en paroles le moins possible.

Je me garderai bien surtout de médire de qui que ce soit, et sous quelque prétexte que ce puisse être.

Je garderai constamment le silence d’une récréation à l’autre, et je ne parlerai point en classe, ni dans les corridors, ni à la montée d’escalier, soit par signe, soit autrement sans une grande nécessité.

Pendant la classe, la conférence et les autres exercices qui demandent l’attention, non seulement je ne parlerai pas, mais je ferai, en outre, mon possible pour être toujours attentif.

Mon Dieu, je promets moyennant votre secours, de faire tous mes efforts pour être fidèle à mes résolutions ; mais vous connaissez ma faiblesse ; ayez donc pitié de moi, je vous en conjure, et faites-moi la grâce de ne pas pécher par la langue. »

Saint Marcellin CHAMPAGNAT (1789 Marlhes – 1840 Saint-Chamond)
Fondateur de l’Institut « les Petits Frères de Marie. »
Résolutions prises au séminaire Saint-Irénée de Lyon – 1813

Lien vers le fichier PDF : https://lafrancechretienne.files.wordpress.com/2018/09/saint_exemple_pour_les_eleves_de_2018_v01.pdf

Vénérer la Sainte-Épine

Voici une Homélie sur la Couronne d’Épines, donnée par le Cardinal André Vingt-Trois, le 21 mars 2014, à la Sainte Chapelle de l’Église Sainte-Marie de la Visitation à Saint-Étienne.

Elle mérite d’être méditée afin de lutter contre les fausses idées des ennemis du Christianisme.

« Vénérer la Sainte-Épine

La ténacité, la résolution, l’implication de saint Louis et de ses pairs pour conquérir les lieux où le Christ avait souffert, sa volonté déterminée d’acheter et d’emporter cette Couronne d’épines ne participent pas d’une sorte d’idolâtrie des objets face à l’anéantissement du Christ, mais plutôt d’un réalisme profond de la foi qui reconnaît que dans l’humanité de Jésus, quelque chose s’est accompli touchant au salut du monde.

Et dans cette humanité de Jésus, la Couronne d’Épines tient une place particulière puisqu’elle est simultanément le symbole de son abaissement et l’annonce prophétique de sa royauté quand il sera ressuscité.

Quand nous vénérons la Couronne d’épines, nous n’effectuons pas un geste païen à l’égard d’objets sacrés, nous posons un acte humain qui nous permet d’entrer intérieurement et spirituellement en communion avec celui qui a porté cette couronne et de reconnaître que dans sa chair il a porté le péché des hommes.

Vénérer la Couronne d’épines,
c’est vénérer le Christ,
c’est vénérer le Christ dans sa Passion,
c’est vénérer le Christ dans l’offrande qu’il fait de sa vie,
c’est reconnaître que la puissance de Dieu œuvre à travers la faiblesse de son serviteur.

Prions, par l’intercession de Saint-Louis, pour que notre engagement à la suite du Christ fasse de nous les serviteurs les uns des autres, chasse de notre cœur toute tentation de domination et d’écrasement, nourrisse l’espérance qu’à travers la Résurrection du Christ, l’humanité nouvelle est en train de se construire.

En vénérant l’instrument de supplice du Christ, nous annonçons en même temps la glorification qui est la sienne et le règne qu’il exerce sur le monde jusqu’à la fin des temps. »

Lien vers le fichier PDF : https://lafrancechretienne.files.wordpress.com/2018/09/homelie_venerer_la_sainte_epine.pdf

L’histoire de la Sainte-Épine

Voici l’histoire de la Sainte Épine telle qu’elle est présentée dans la magnifique chapelle de l’église Sainte-Marie de la Visitation :

« La Sainte Épine fut détachée par Saint Louis lui-même, la relique est envoyée à l’église du Puy-en-Velay. Une lettre manuscrite, en latin, accompagnait son présent.

La traduction est la suivante :

« LOUIS, par la grâce de Dieu roi de France, à ses bien-aimés doyen et chapitre du Puy, salut et affection.

Nous vous faisons savoir par le contenu de la présente que le jour où nous avons reçu, envoyé de Constantinople, la sacrosainte couronne d’épines qui a été placée sur la vénérable tête de Notre Seigneur Jésus-Christ, au temps de la passion, nous avons concédé à notre cher et fidèle Bernard, votre évêque, une épine de cette même Sainte Couronne, par révérence envers la bienheureuse Vierge et pour faire honneur à votre église.

Donné à Sens, l’an du Seigneur 1239, au mois d’août. »

Lors de la Révolution, un certain abbé BORIE, prêtre au Puy, sauve de la destruction, la relique, la lettre du roi Louis IX et les Vidimus (copie certifiée d’un acte antérieur) certifiant l’origine et l’authenticité. Dans les tribulations de l’époque, l’abbé BORIE arrive à la paroisse Notre Dame à Saint-Étienne muni de son précieux bagage.

À son départ, en 1805, il en fit don à l’église, ce qui fut accepté par le clergé de Notre Dame. Son curé fut autorisé à ériger la confrérie des Cinq-Plaies, qui conservait la relique, et à fixer une fête le dimanche le plus proche de l’exaltation de la Sainte-Croix.

Ces reliques étaient alors conservées pendant une custode provisoire devant faire place, sous le second empire, au magnifique reliquaire commandé à l’orfèvrerie Armand-Caillat.

Depuis 2013, elle est installée dans la chapelle du Magnificat de l’église Sainte Marie de la Visitation à Saint-Étienne. »

Lien vers le fichier PDF : https://lafrancechretienne.files.wordpress.com/2018/09/histoire_de_la_sainte_epine_v01.pdf

Techniques dialectiques pour reconnaître les sophistes contemporains

Dans le passé, les jeunes hommes étaient bien formés à la grammaire, la dialectique et la rhétorique. Cela leur permettait de raisonner clairement et d’être éloquents en vue du bien commun. De nos jours, cette transmission de valeurs s’est perdue. Désormais, l’enseignement consiste essentiellement à formater les élèves pour en faire des êtres serviles au système républicain. Ce procédé a de fâcheuses conséquences pour le christianisme puisque de moins en moins d’individus sont capables de comprendre sa pensée riche et salutaire.

Puisqu’il n’y a plus de rempart contre l’affabulation, les sophistes contemporains, c’est-à-dire ceux qui défigurent la vérité pour parvenir à leurs fins, pullulent. Bien souvent on ne prête pas attention à leurs techniques qui permettent d’influencer les autres. Ils sont doués pour jouer avec les sentiments et les émotions des autres au lieu de se consacrer à la vérité pour le bien de tous. Dans le cadre de ce petit article, nous nous focaliserons sur la dialectique pronominale.

1) Le « moi » est l’antonyme du « groupe »

Tout d’abord, la lutte principale de nos ennemis consiste à éliminer l’antique religion catholique du système. La 1re personne du singulier « je » est utilisée à outrance pour rappeler que l’individu s’est émancipé de l’idée de Dieu. Le quidam se croit souverain et totalement autonome alors que le système n’a pourtant jamais été aussi totalitaire. La plupart des gens ne se rendent pas compte qu’ils sont esclaves de quelque chose qui ne dit pas son nom. Pour se satisfaire eux-mêmes, ils se contentent de l’idée du « moi » puisque l’on répète partout à la manière de Descartes « je pense donc je suis ». Pourtant ce « moi » est isolé et faible au sein d’une société inique qui est mise en esclavage par la finance internationale. D’autant plus que le « moi » élimine d’emblée l’idée de congrégation (mot tiré du latin qui signifie rassemblement). Le « je » est l’ennemi mortel du « nous » puisqu’il est la conséquence de la solitude métaphysique.

Les Évangiles selon Jésus-Christ disent : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé » (saint Jean, 15:12), « Le plus grand parmi vous sera votre serviteur » (saint Matthieu 23:11).

2) Le tutoiement agressif face au vouvoiement

Le « tu » outrancier est venu remplacer le « vous » de politesse. Autrefois, on vouvoyait ses parents, ses professeurs et les adultes en général. Une personne qui rentrait dans un lieu inconnu faisait preuve de politesse et de respect. De nos jours, le « tu » est employé dans toutes les situations : il n’y a plus de frontière ni de hiérarchie entre deux individus.

Autrefois, plusieurs individus formaient un groupe, une idée formelle du « nous », ce qui les rendait inclusifs, c’est-à-dire capables d’intégrer amicalement un autre membre. De nos jours, la multitude est constituée d’inconnus, cause du « je ». Cette situation exclut d’emblée l’idée d’union puisque la notion de groupe a été détruite par le « moi ».

Il n’y a plus de cohésion puisque la religion, source des devoirs envers Dieu, et, les valeurs, détentrices de l’ordre, ne doivent plus être dévoilées en public.

3) Le jugement par le « vous »

Certains auteurs contemporains, notamment les faux prophètes, utilisent le « vous » comme un moyen d’accuser les autres de tous leurs maux. Voici un exemple très connu :

« Vous êtes responsables des malheurs de ce monde. Vous ne pensez qu’à vous amuser alors que vous devriez être humbles. Vous appelez sur vous le jugement divin puisque vous refusez de reconnaître vos faiblesses. »

Ici, ce genre d’individu prouve son orgueil en estimant qu’il n’est pas comme les autres puisqu’il ne serait en rien responsable des maux qui accablent la civilisation. Ce type de raisonnement est source de grands troubles et désaccords. Les plus faibles, en grande souffrance morale, risqueraient de suivre ce genre de gourou. Combien de sectes ont pu être créées à cause de l’abus de ce genre de procédé ?

Jésus-Christ est très clair : « Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères » (saint Matthieu 23:8), « Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ » (saint Matthieu 23:10)

4) Le bannissement du « nous »

Le « nous », provenant de Dieu, est synonyme de bien commun, de charité, d’amour envers les uns et les autres. Pourtant, ce « nous » si utile est banni de la civilisation. Au mieux, il est utilisé dans les slogans publicitaires pour vanter les mérites d’entreprises lucratives. Mais, ce « nous » rassembleur n’est jamais utilisé en public puisque les idées individuelles ont désormais plus de valeur que les principes communs.

Le roi disait « nous » non seulement parce qu’il était poli mais encore parce qu’il détenait l’autorité royale qui découlait de Dieu. Le « nous », symbole d’humilité, annonce l’amour de Dieu et le respect de ses commandements : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé » (saint Jean, 15:12).

Le « nous » réveille les consciences et pousse les loups à sortir du bois puisque ceux-ci ne supportent pas l’idée du respect de l’autorité et du bien commun.

C’est à cause du « je » qu’une nouvelle civilisation transhumaniste, gouvernée par l’iniquité, pourrait tyranniser les hommes à travers la robotisation.

Face au « nous » les ennemis de Dieu se trouveraient démunis et obligés de s’avouer vaincus. Le « nous » qui accepte d’aimer humblement les commandements de Dieu est vainqueur de toute cruauté. Il faudra bien qu’un jour le « nous » soit de nouveau employé pour que notre civilisation revienne à la source de tout bien : Jésus-Christ, Fils de l’homme.

Conclusion

Jésus-Christ a dit : « Tout royaume divisé contre lui-même devient un désert ; toute ville ou maison divisée contre elle-même sera incapable de tenir. Si Satan expulse Satan, c’est donc qu’il est divisé contre lui-même ; comment son royaume tiendra-t-il ?

Et si c’est par Béelzéboul que moi, j’expulse les démons, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? C’est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges.

Mais, si c’est par l’Esprit de Dieu que moi, j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous.

Ou encore, comment quelqu’un peut-il entrer dans la maison de l’homme fort et piller ses biens, sans avoir d’abord ligoté cet homme fort ? Alors seulement il pillera sa maison.

Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse.

C’est pourquoi, je vous le dis : Tout péché, tout blasphème, sera pardonné aux hommes, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera pas pardonné. » (saint Matthieu, 12:25-31)

Puissiez-vous être auprès de Dieu, chers amis.

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Que signifie l’expression « Fils de l’homme » ?

Que pourrait signifier l’expression « filius hominis », c’est-à-dire « Fils de l’homme » ?

Notre Seigneur s’appelle plusieurs fois lui-même « Fils de l’homme » dans le Nouveau Testament, que pourrait signifier cette expression ? Selon l’Ancien Testament, « Je regardais, au cours des visions de la nuit, et je voyais venir, avec les nuées du ciel, comme un Fils d’homme ; il parvint jusqu’au Vieillard, et on le fit avancer devant lui. Et il lui fut donné domination, gloire et royauté ; tous les peuples, toutes les nations et toutes les langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle, qui ne passera pas, et sa royauté, une royauté qui ne sera pas détruite. » (Livre de Daniel, 7:13-14)

Le Fils de l’homme pourrait également désigner un enfant. Or, que dit Jésus-Christ sur les petits ? « À ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : Qui est donc le plus grand dans le royaume des Cieux ? Alors Jésus appela un petit enfant : il le plaça au milieu d’eux, et il déclara : Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. Mais celui qui se fera [humble] comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux. Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi. »

Vous remarquerez que le terme [humble] situé entre crochet n’existe que dans la version latine du Novum Testamentum : « Quicumque ergo humiliaverit se sicut parvulus iste, hic est maior in regno caelorum. » (Secundum Matthaeum 18:4). Le terme humilitas dérivé de humus (terre) signifie en latin être tiré de la terre (en tant que fils d’Adam). Par extension, l’humilité signifie se percevoir tel que l’on est, après avoir ôté tout orgueil ou autre pathologie de l’esprit.

Si l’on considère le texte de l’évangile selon saint Matthieu 18:4, un enfant est un être sans péché puisque Jésus-Christ dit : « Celui qui est un scandale, une occasion de chute, pour un seul de ces petits qui croient en moi, il est préférable pour lui qu’on lui accroche au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’il soit englouti en pleine mer. » La version latine est beaucoup plus précise : « qui autem scandalizaverit unum de pusillis istis, qui un me credunt, expedit ei ut suspendatur mola asinaria in collo eius, et demergatur in profondum maris. »

La « mola asinaria » est une meule romaine antique constituée d’une énorme pierre volcanique qui permet de moudre du grain en faisant tourner un âne autour d’un conteneur en pierre dans lequel on récupère le grain moulu par une ouverture. Cette meule est encore utilisée aujourd’hui en Sardaigne sous une forme un peu plus moderne.

Par conséquent, Jésus-Christ annonce que celui qui ne blesserait ne serait-ce qu’un seul enfant ferait mieux de se jeter tout au fond de la mer avec une énorme pierre volcanique autour du cou. Le châtiment corporel permettrait à l’auteur du crime de ne pas être jugé dans les Cieux puisque celui-ci aurait déjà reçu sa punition ici-bas.

Pour confirmer ceci, Jésus-Christ continue ensuite : « Malheureux le monde à cause des scandales ; cependant, malheureux celui par qui le scandale arrive ! Si ta main ou ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le et jette-le loin de toi. Mieux vaut pour toi entrer dans la vie éternelle manchot ou estropié, que d’être jeté avec tes deux mains ou tes deux pieds dans le feu éternel. Et si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi. Mieux vaut pour toi entrer borgne dans la vie éternelle, que d’être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne de feu. » (saint Matthieu 18:7-9) « Vae mundo a scandalis. Necesse est enim ut veniant scandala : verumtamen vae homini illi, per quem scandalum venit. Si autem manus tua, vel pes tuus scandalizat te : abscide eum, et proiice abs te : bonum tibi est ad vitam ingredi debilem, vel claudum, quam duas manus, vel duos pedes habentem mitti in ignem aeternum. Et si oculus tuus scandalizat te, erue eum, et proiice abs te : bonum tibi est cum uno oculo in vitam intrare, quam duos oculos habentem mitti in gehennam ignis » (secundum Matthaeum 18:7-9)

Et enfin : « gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis [en vérité], leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux » (saint Matthieu 18:10) « Videte ne contemnatis unum ex his pusillis : dico enim vobis, quia angeli eorum in caelis semper vident faciem patris mei, qui in caelis est. » (secundum Matthaeum 18:10)

Après cette petite analyse, on peut poser l’hypothèse suivante : le terme « Filius hominis » désignerait l’enfant sans péché. Jésus-Christ est donc comparable au petit enfant qui recevrait l’éternelle gloire de son père. Dès lors, cette supposition permet de dessiner l’esquisse de la sainte Trinité puisque le Fils hérite du Père.

Si nous souhaitons avoir la vie éternelle, nous devons cultiver l’idée de l’omnipotente justice de Dieu puisque celle-ci nous invite à fournir le meilleur de nous-même. Il s’agit, malgré nos faiblesses, de donner gratuitement un authentique amour charitable.

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