Parution de l’ouvrage « de la gnose au transhumanisme »

Voici la présentation de l’ouvrage « de la gnose au transhumanisme », fruit de cinq années de recherche passionnée sur les principales causes de la décadence du monde contemporain. 

« Qu’est-ce que la Gnose, le Transhumanisme et comment remédier à ces terribles maux ? Cet ouvrage essaye de répondre à ces trois questions fondamentales à travers cinq parties distinctes et complémentaires.

La première retrace l’histoire de France jusqu’au 20e siècle, en insistant sur les causes de divisions engendrées par la Gnose au fil du temps, à travers des textes anciens et des témoignages historiques relatifs à certaines époques capitales.

La deuxième aborde la problématique du Transhumanisme en dévoilant son véritable visage grâce à des faits contemporains en lien avec les géants du web également surnommés GAFA.

La troisième apporte un éclairage nouveau, à travers des textes et contes originaux, en donnant des outils pratiques qui permettent de détecter et de comprendre les enjeux de différentes hérésies contemporaines.

La quatrième propose une réflexion chrétienne approfondie sur les problématiques majeures de notre antique nation, dans l’optique de la renouveler selon les commandements de Jésus-Christ en s’appuyant également sur les recommandations des plus grands saints qui ont contribué à Son œuvre salvatrice.

Enfin, la dernière partie vient compléter l’ouvrage grâce à des contes chrétiens originaux qui permettent de méditer sur les questions cruciales du Bien et du Mal ainsi que sur leurs conséquences.

Le lecteur découvrira, non seulement, un ouvrage d’analyse qui essaye d’apporter, selon le dogme catholique traditionnel, des solutions concrètes aux problèmes contemporains, mais également une œuvre composée de textes méditatifs et de contes anticipatifs qui sont le fruit de cinq années de travail.

L’auteur, qui travaille dans le milieu social, est informaticien spécialisé dans le domaine des logiciels libres depuis plus de quinze années. »

Il est possible de commander l’ouvrage dans votre librairie en donnant l’un des deux numéros suivants : ISBN-10: 1984967215 ou ISBN-13: 978-1984967213

Pour découvrir l’extrait, avec sa mise en page, au format PDF : https://lafrancechretienne.files.wordpress.com/2018/02/de-la-gnose-au-transhumanisme-extrait-30-pages.pdf

Lien vers le sommaire complet de l’ouvrage : https://lafrancechretienne.files.wordpress.com/2018/02/de-la-gnose-au-transhumanisme-editions-areopage-sommaire.pdf

Ouvrage au format papier : https://www.amazon.fr/Gnose-Transhumanisme-J%C3%A9sus-Christ-perspectives-chr%C3%A9tiennes/dp/1984967215/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1518944707&sr=8-1&keywords=de+la+gnose+au+transhumanisme&dpID=51mzhj6FBmL&preST=_SY344_BO1,204,203,200_QL70_&dpSrc=srch

Ouvrage au format numérique : https://www.amazon.fr/Gnose-au-Transhumanisme-St%C3%A9phane-B-ebook/dp/B079W22WM1/ref=sr_1_2?s=books&ie=UTF8&qid=1518956359&sr=1-2&keywords=de+la+gnose+au+transhumanisme

Lien court vers le format papier : http://urlz.fr/6ABY

Lien court vers le format numérique : http://urlz.fr/6ADG

Site de l’éditeur : https://www.cercleareopage.org/

Conférence donnée suite à la sortie du livre

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Saint exemple pour les élèves de 2018

Voici un magnifique petit texte trouvé dans l’église de Saint-Marie de la Visitation à Saint-Étienne qui pourrait servir d’exemple pour les élèves de 2018, hélas si troublés par la puissance médiatique.

« Je m’imposerai une pénitence toutes les fois que l’orgueil aura un avantage sur moi, c’est-à-dire toutes les fois que je commettrai une faute d’orgueil, soit en pensées, soit en paroles.

Je parlerai sans distinction à tous mes condisciples, et leur rendrai en toute occasion les services qui seront en mon pouvoir, quelque répugnance que je puisse y avoir, car les répugnances, je le reconnais, ne peuvent venir que de l’orgueil.

Je me regarderai toujours comme le dernier de mes condisciples, et je ne me préférerai à aucun d’eux. Je ne suis qu’un peu de poussière.

En récréation, je me promènerai indifféremment avec tout le monde, et je tâcherai de me répandre en paroles le moins possible.

Je me garderai bien surtout de médire de qui que ce soit, et sous quelque prétexte que ce puisse être.

Je garderai constamment le silence d’une récréation à l’autre, et je ne parlerai point en classe, ni dans les corridors, ni à la montée d’escalier, soit par signe, soit autrement sans une grande nécessité.

Pendant la classe, la conférence et les autres exercices qui demandent l’attention, non seulement je ne parlerai pas, mais je ferai, en outre, mon possible pour être toujours attentif.

Mon Dieu, je promets moyennant votre secours, de faire tous mes efforts pour être fidèle à mes résolutions ; mais vous connaissez ma faiblesse ; ayez donc pitié de moi, je vous en conjure, et faites-moi la grâce de ne pas pécher par la langue. »

Saint Marcellin CHAMPAGNAT (1789 Marlhes – 1840 Saint-Chamond)
Fondateur de l’Institut « les Petits Frères de Marie. »
Résolutions prises au séminaire Saint-Irénée de Lyon – 1813

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Vénérer la Sainte-Épine

Voici une Homélie sur la Couronne d’Épines, donnée par le Cardinal André Vingt-Trois, le 21 mars 2014, à la Sainte Chapelle de l’Église Sainte-Marie de la Visitation à Saint-Étienne.

Elle mérite d’être méditée afin de lutter contre les fausses idées des ennemis du Christianisme.

« Vénérer la Sainte-Épine

La ténacité, la résolution, l’implication de saint Louis et de ses pairs pour conquérir les lieux où le Christ avait souffert, sa volonté déterminée d’acheter et d’emporter cette Couronne d’épines ne participent pas d’une sorte d’idolâtrie des objets face à l’anéantissement du Christ, mais plutôt d’un réalisme profond de la foi qui reconnaît que dans l’humanité de Jésus, quelque chose s’est accompli touchant au salut du monde.

Et dans cette humanité de Jésus, la Couronne d’Épines tient une place particulière puisqu’elle est simultanément le symbole de son abaissement et l’annonce prophétique de sa royauté quand il sera ressuscité.

Quand nous vénérons la Couronne d’épines, nous n’effectuons pas un geste païen à l’égard d’objets sacrés, nous posons un acte humain qui nous permet d’entrer intérieurement et spirituellement en communion avec celui qui a porté cette couronne et de reconnaître que dans sa chair il a porté le péché des hommes.

Vénérer la Couronne d’épines,
c’est vénérer le Christ,
c’est vénérer le Christ dans sa Passion,
c’est vénérer le Christ dans l’offrande qu’il fait de sa vie,
c’est reconnaître que la puissance de Dieu œuvre à travers la faiblesse de son serviteur.

Prions, par l’intercession de Saint-Louis, pour que notre engagement à la suite du Christ fasse de nous les serviteurs les uns des autres, chasse de notre cœur toute tentation de domination et d’écrasement, nourrisse l’espérance qu’à travers la Résurrection du Christ, l’humanité nouvelle est en train de se construire.

En vénérant l’instrument de supplice du Christ, nous annonçons en même temps la glorification qui est la sienne et le règne qu’il exerce sur le monde jusqu’à la fin des temps. »

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L’histoire de la Sainte-Épine

Voici l’histoire de la Sainte Épine telle qu’elle est présentée dans la magnifique chapelle de l’église Sainte-Marie de la Visitation :

« La Sainte Épine fut détachée par Saint Louis lui-même, la relique est envoyée à l’église du Puy-en-Velay. Une lettre manuscrite, en latin, accompagnait son présent.

La traduction est la suivante :

« LOUIS, par la grâce de Dieu roi de France, à ses bien-aimés doyen et chapitre du Puy, salut et affection.

Nous vous faisons savoir par le contenu de la présente que le jour où nous avons reçu, envoyé de Constantinople, la sacrosainte couronne d’épines qui a été placée sur la vénérable tête de Notre Seigneur Jésus-Christ, au temps de la passion, nous avons concédé à notre cher et fidèle Bernard, votre évêque, une épine de cette même Sainte Couronne, par révérence envers la bienheureuse Vierge et pour faire honneur à votre église.

Donné à Sens, l’an du Seigneur 1239, au mois d’août. »

Lors de la Révolution, un certain abbé BORIE, prêtre au Puy, sauve de la destruction, la relique, la lettre du roi Louis IX et les Vidimus (copie certifiée d’un acte antérieur) certifiant l’origine et l’authenticité. Dans les tribulations de l’époque, l’abbé BORIE arrive à la paroisse Notre Dame à Saint-Étienne muni de son précieux bagage.

À son départ, en 1805, il en fit don à l’église, ce qui fut accepté par le clergé de Notre Dame. Son curé fut autorisé à ériger la confrérie des Cinq-Plaies, qui conservait la relique, et à fixer une fête le dimanche le plus proche de l’exaltation de la Sainte-Croix.

Ces reliques étaient alors conservées pendant une custode provisoire devant faire place, sous le second empire, au magnifique reliquaire commandé à l’orfèvrerie Armand-Caillat.

Depuis 2013, elle est installée dans la chapelle du Magnificat de l’église Sainte Marie de la Visitation à Saint-Étienne. »

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Techniques dialectiques pour reconnaître les sophistes contemporains

Dans le passé, les jeunes hommes étaient bien formés à la grammaire, la dialectique et la rhétorique. Cela leur permettait de raisonner clairement et d’être éloquents en vue du bien commun. De nos jours, cette transmission de valeurs s’est perdue. Désormais, l’enseignement consiste essentiellement à formater les élèves pour en faire des êtres serviles au système républicain. Ce procédé a de fâcheuses conséquences pour le christianisme puisque de moins en moins d’individus sont capables de comprendre sa pensée riche et salutaire.

Puisqu’il n’y a plus de rempart contre l’affabulation, les sophistes contemporains, c’est-à-dire ceux qui défigurent la vérité pour parvenir à leurs fins, pullulent. Bien souvent on ne prête pas attention à leurs techniques qui permettent d’influencer les autres. Ils sont doués pour jouer avec les sentiments et les émotions des autres au lieu de se consacrer à la vérité pour le bien de tous. Dans le cadre de ce petit article, nous nous focaliserons sur la dialectique pronominale.

1) Le « moi » est l’antonyme du « groupe »

Tout d’abord, la lutte principale de nos ennemis consiste à éliminer l’antique religion catholique du système. La 1re personne du singulier « je » est utilisée à outrance pour rappeler que l’individu s’est émancipé de l’idée de Dieu. Le quidam se croit souverain et totalement autonome alors que le système n’a pourtant jamais été aussi totalitaire. La plupart des gens ne se rendent pas compte qu’ils sont esclaves de quelque chose qui ne dit pas son nom. Pour se satisfaire eux-mêmes, ils se contentent de l’idée du « moi » puisque l’on répète partout à la manière de Descartes « je pense donc je suis ». Pourtant ce « moi » est isolé et faible au sein d’une société inique qui est mise en esclavage par la finance internationale. D’autant plus que le « moi » élimine d’emblée l’idée de congrégation (mot tiré du latin qui signifie rassemblement). Le « je » est l’ennemi mortel du « nous » puisqu’il est la conséquence de la solitude métaphysique.

Les Évangiles selon Jésus-Christ disent : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé » (saint Jean, 15:12), « Le plus grand parmi vous sera votre serviteur » (saint Matthieu 23:11).

2) Le tutoiement agressif face au vouvoiement

Le « tu » outrancier est venu remplacer le « vous » de politesse. Autrefois, on vouvoyait ses parents, ses professeurs et les adultes en général. Une personne qui rentrait dans un lieu inconnu faisait preuve de politesse et de respect. De nos jours, le « tu » est employé dans toutes les situations : il n’y a plus de frontière ni de hiérarchie entre deux individus.

Autrefois, plusieurs individus formaient un groupe, une idée formelle du « nous », ce qui les rendait inclusifs, c’est-à-dire capables d’intégrer amicalement un autre membre. De nos jours, la multitude est constituée d’inconnus, cause du « je ». Cette situation exclut d’emblée l’idée d’union puisque la notion de groupe a été détruite par le « moi ».

Il n’y a plus de cohésion puisque la religion, source des devoirs envers Dieu, et, les valeurs, détentrices de l’ordre, ne doivent plus être dévoilées en public.

3) Le jugement par le « vous »

Certains auteurs contemporains, notamment les faux prophètes, utilisent le « vous » comme un moyen d’accuser les autres de tous leurs maux. Voici un exemple très connu :

« Vous êtes responsables des malheurs de ce monde. Vous ne pensez qu’à vous amuser alors que vous devriez être humbles. Vous appelez sur vous le jugement divin puisque vous refusez de reconnaître vos faiblesses. »

Ici, ce genre d’individu prouve son orgueil en estimant qu’il n’est pas comme les autres puisqu’il ne serait en rien responsable des maux qui accablent la civilisation. Ce type de raisonnement est source de grands troubles et désaccords. Les plus faibles, en grande souffrance morale, risqueraient de suivre ce genre de gourou. Combien de sectes ont pu être créées à cause de l’abus de ce genre de procédé ?

Jésus-Christ est très clair : « Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères » (saint Matthieu 23:8), « Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ » (saint Matthieu 23:10)

4) Le bannissement du « nous »

Le « nous », provenant de Dieu, est synonyme de bien commun, de charité, d’amour envers les uns et les autres. Pourtant, ce « nous » si utile est banni de la civilisation. Au mieux, il est utilisé dans les slogans publicitaires pour vanter les mérites d’entreprises lucratives. Mais, ce « nous » rassembleur n’est jamais utilisé en public puisque les idées individuelles ont désormais plus de valeur que les principes communs.

Le roi disait « nous » non seulement parce qu’il était poli mais encore parce qu’il détenait l’autorité royale qui découlait de Dieu. Le « nous », symbole d’humilité, annonce l’amour de Dieu et le respect de ses commandements : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé » (saint Jean, 15:12).

Le « nous » réveille les consciences et pousse les loups à sortir du bois puisque ceux-ci ne supportent pas l’idée du respect de l’autorité et du bien commun.

C’est à cause du « je » qu’une nouvelle civilisation transhumaniste, gouvernée par l’iniquité, pourrait tyranniser les hommes à travers la robotisation.

Face au « nous » les ennemis de Dieu se trouveraient démunis et obligés de s’avouer vaincus. Le « nous » qui accepte d’aimer humblement les commandements de Dieu est vainqueur de toute cruauté. Il faudra bien qu’un jour le « nous » soit de nouveau employé pour que notre civilisation revienne à la source de tout bien : Jésus-Christ, Fils de l’homme.

Conclusion

Jésus-Christ a dit : « Tout royaume divisé contre lui-même devient un désert ; toute ville ou maison divisée contre elle-même sera incapable de tenir. Si Satan expulse Satan, c’est donc qu’il est divisé contre lui-même ; comment son royaume tiendra-t-il ?

Et si c’est par Béelzéboul que moi, j’expulse les démons, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? C’est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges.

Mais, si c’est par l’Esprit de Dieu que moi, j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous.

Ou encore, comment quelqu’un peut-il entrer dans la maison de l’homme fort et piller ses biens, sans avoir d’abord ligoté cet homme fort ? Alors seulement il pillera sa maison.

Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse.

C’est pourquoi, je vous le dis : Tout péché, tout blasphème, sera pardonné aux hommes, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera pas pardonné. » (saint Matthieu, 12:25-31)

Puissiez-vous être auprès de Dieu, chers amis.

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Que signifie l’expression « Fils de l’homme » ?

Que pourrait signifier l’expression « filius hominis », c’est-à-dire « Fils de l’homme » ?

Notre Seigneur s’appelle plusieurs fois lui-même « Fils de l’homme » dans le Nouveau Testament, que pourrait signifier cette expression ? Selon l’Ancien Testament, « Je regardais, au cours des visions de la nuit, et je voyais venir, avec les nuées du ciel, comme un Fils d’homme ; il parvint jusqu’au Vieillard, et on le fit avancer devant lui. Et il lui fut donné domination, gloire et royauté ; tous les peuples, toutes les nations et toutes les langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle, qui ne passera pas, et sa royauté, une royauté qui ne sera pas détruite. » (Livre de Daniel, 7:13-14)

Le Fils de l’homme pourrait également désigner un enfant. Or, que dit Jésus-Christ sur les petits ? « À ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : Qui est donc le plus grand dans le royaume des Cieux ? Alors Jésus appela un petit enfant : il le plaça au milieu d’eux, et il déclara : Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. Mais celui qui se fera [humble] comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux. Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi. »

Vous remarquerez que le terme [humble] situé entre crochet n’existe que dans la version latine du Novum Testamentum : « Quicumque ergo humiliaverit se sicut parvulus iste, hic est maior in regno caelorum. » (Secundum Matthaeum 18:4). Le terme humilitas dérivé de humus (terre) signifie en latin être tiré de la terre (en tant que fils d’Adam). Par extension, l’humilité signifie se percevoir tel que l’on est, après avoir ôté tout orgueil ou autre pathologie de l’esprit.

Si l’on considère le texte de l’évangile selon saint Matthieu 18:4, un enfant est un être sans péché puisque Jésus-Christ dit : « Celui qui est un scandale, une occasion de chute, pour un seul de ces petits qui croient en moi, il est préférable pour lui qu’on lui accroche au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’il soit englouti en pleine mer. » La version latine est beaucoup plus précise : « qui autem scandalizaverit unum de pusillis istis, qui un me credunt, expedit ei ut suspendatur mola asinaria in collo eius, et demergatur in profondum maris. »

La « mola asinaria » est une meule romaine antique constituée d’une énorme pierre volcanique qui permet de moudre du grain en faisant tourner un âne autour d’un conteneur en pierre dans lequel on récupère le grain moulu par une ouverture. Cette meule est encore utilisée aujourd’hui en Sardaigne sous une forme un peu plus moderne.

Par conséquent, Jésus-Christ annonce que celui qui ne blesserait ne serait-ce qu’un seul enfant ferait mieux de se jeter tout au fond de la mer avec une énorme pierre volcanique autour du cou. Le châtiment corporel permettrait à l’auteur du crime de ne pas être jugé dans les Cieux puisque celui-ci aurait déjà reçu sa punition ici-bas.

Pour confirmer ceci, Jésus-Christ continue ensuite : « Malheureux le monde à cause des scandales ; cependant, malheureux celui par qui le scandale arrive ! Si ta main ou ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le et jette-le loin de toi. Mieux vaut pour toi entrer dans la vie éternelle manchot ou estropié, que d’être jeté avec tes deux mains ou tes deux pieds dans le feu éternel. Et si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi. Mieux vaut pour toi entrer borgne dans la vie éternelle, que d’être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne de feu. » (saint Matthieu 18:7-9) « Vae mundo a scandalis. Necesse est enim ut veniant scandala : verumtamen vae homini illi, per quem scandalum venit. Si autem manus tua, vel pes tuus scandalizat te : abscide eum, et proiice abs te : bonum tibi est ad vitam ingredi debilem, vel claudum, quam duas manus, vel duos pedes habentem mitti in ignem aeternum. Et si oculus tuus scandalizat te, erue eum, et proiice abs te : bonum tibi est cum uno oculo in vitam intrare, quam duos oculos habentem mitti in gehennam ignis » (secundum Matthaeum 18:7-9)

Et enfin : « gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis [en vérité], leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux » (saint Matthieu 18:10) « Videte ne contemnatis unum ex his pusillis : dico enim vobis, quia angeli eorum in caelis semper vident faciem patris mei, qui in caelis est. » (secundum Matthaeum 18:10)

Après cette petite analyse, on peut poser l’hypothèse suivante : le terme « Filius hominis » désignerait l’enfant sans péché. Jésus-Christ est donc comparable au petit enfant qui recevrait l’éternelle gloire de son père. Dès lors, cette supposition permet de dessiner l’esquisse de la sainte Trinité puisque le Fils hérite du Père.

Si nous souhaitons avoir la vie éternelle, nous devons cultiver l’idée de l’omnipotente justice de Dieu puisque celle-ci nous invite à fournir le meilleur de nous-même. Il s’agit, malgré nos faiblesses, de donner gratuitement un authentique amour charitable.

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La solitude métaphysique

Qu’est-ce que la solitude métaphysique ? Il s’agit d’une sensation d’isolement qui dépasse l’entendement. Nous la rencontrons surtout dans les moments où nous marchons au milieu d’une foule composée d’individus préoccupés par leurs propres intérêts. Une personne qui circule parmi un grand nombre d’individus connaît cette sensation de solitude extrême alors qu’elle n’a jamais été aussi entourée. L’individualisme est la cause primordiale de la solitude métaphysique.

Nous, personnes du XXIe siècle, sommes, bien souvent, perdues dans des pensées égoïstes et matérialistes. Dans ce cadre-là, il n’y a nulle place pour ceux qui ne font pas partie de ces vaines réflexions. Nous avançons comme si la mort n’avait pas de prise sur nous, comme si nous allions vivre éternellement. Au lieu de nous focaliser sur la réalité, nous nous laissons porter par les événements sans nous soucier de la conséquence de nos actes. D’autant plus que chacun d’entre nous cherche à mettre ses points de vue en valeur pour briller davantage que les autres. Nos outres sont remplies d’un subtil orgueil.

Dans une telle civilisation, l’adolescent qui cherche à se connaître est confronté à cette solitude métaphysique. Les questions qu’ils se posent ne trouvent jamais une réponse simple puisque chaque personne qu’il rencontre lui donne un conseil à chaque fois différent. C’est comme s’il criait dans une grotte et que ses cris lui revenaient comme autant d’échos déformés. À notre époque, les personnes qui se posent des questions existentielles se trouvent seules face à leurs craintes. C’est dans ce cadre-là qu’elles risquent de tomber sous l’influence d’individus mal intentionnés, comme les gourous, les libertins ou autres brigands.

L’individualisme a fragilisé notre civilisation puisqu’il n’y a plus aucune unité. Ce qu’il reste du catholicisme est en train de se dissoudre dans un magma d’informations. Autrefois, la foi en Jésus-Christ était un héritage précieux pour nos ancêtres, il s’agissait d’un trésor qui était soigneusement transmis au sein de la société catholique. Le modernisme a dissous la foi dans un inaudible tintamarre. La violence n’est plus physique comme au temps des cruels empereurs romains puisqu’elle est surtout devenue morale, et donc, impalpable. Nous pouvons parler d’une guerre de l’information perpétuelle qui s’accentue avec le développement de la technologie : chaque nouvelle idée en remplace une autre plus attachée à l’héritage du passé. La dissolution de la foi est un événement qui est difficilement perceptible parmi ce marasme.

La solitude métaphysique explique également l’isolement des personnes âgées et des malades. La multitude d’informations éloigne les gens de l’essentiel. L’adulte ne se souvient plus qu’il a autrefois été un enfant entouré et aimé. Il considère désormais sa vieille mère comme un poids qui l’empêche de se réaliser complètement. C’est comme si chacun d’entre nous disait : « cachez-moi ce passé que je ne saurais voir ». Parmi tant d’informations diffusées quotidiennement, la famille finit par se dissoudre. Nous n’entendons plus les cris et les pleurs de ceux qui souffrent puisque nous sommes essentiellement focalisés sur nos propres peurs. L’individualisme entraîne un repli sur soi, un refus de contempler l’autre dans son intégrité.

L’homme est un être dominé par ses sens. Lorsque la civilisation émet des sons discordants et diffuse des images contradictoires, les individus se protègent en cherchant le réconfort dans des petites choses. Les œuvres reflètent le mal-être contemporain et les idéaux meurent au rythme de cette décadence. Le vrai, le bien et le beau sont remplacés par d’autres concepts plus abstraits et, donc, dénués de sens. On ne sait pas pourquoi on se jette des seaux d’eau glacée sur la tête, mais on continue tout de même de le faire puisqu’il s’agit d’une mode lancée sur les réseaux sociaux. La douce mélodie du temps se transforme progressivement en un bruit terrifiant qui emporte tout sur son passage telle une tornade. L’imitation est un phénomène inhérent à l’être humain, doux lorsque quelque souverain montre le bon exemple, dangereux lorsqu’il est employé sans vergogne pour détruire l’héritage du passé.

Le bruit est un phénomène passager. Il faut qu’un jour le silence se fasse. Or, le silence annonce la mort, la fatalité, la guerre et le jugement. Une civilisation en mutation doit nécessairement cesser d’émettre des informations pour être en mesure de se construire sur de nouvelles bases. La guerre est donc une phase préalable à l’instauration d’une nouvelle ère. Si nous voulons survivre dans ces périodes de transition, nous devons surtout cultiver le passé, même, et surtout, si le modernisme nous affirme qu’il ne faut jamais chercher à renouer avec l’histoire. Nous devons nous concentrer sur la vraie foi et regarder l’hostie consacrée comme notre seul et véritable trésor. Les divins commandements sont éternels tandis que le monde retournera indubitablement à la poussière.

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