Association loi 1901 : la déchristianisation par la persécution des Congrégations

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La loi du 1er juillet 1901 n’est pas, comme le fait croire la bien-pensance, une loi libérale, mais, bel et bien la déchristianisation de la France par la mise à mort des Congrégations religieuses. Les journaux catholiques de l’époque, créés par les assomptionnistes, étaient particulièrement visés parce qu’ils maintenaient la foi dans sa pureté rigoureuse.

Retrouvons sans plus tarder le cheminement de cette redoutable loi 1901, précurseur de toutes les ignominies qui affligent actuellement la France.

La « croix quotidienne » (page 78)

La question d’un journal quotidien populaire s’était donc présentée plusieurs fois dans des conversations entre le P. Picard et le P. Vincent de Paul Bailly. L’Univers, grand journal de doctrine, occupait une place illustre, la première, dans la presse religieuse ; mais, par la haute tenue de sa rédaction et aussi par son prix élevé, il s’adressait à une élite et ne visait pas les masses. Or, c’est le grand public qu’on voulait atteindre, et il fallait pour cela un journal d’information populaire et très bon marché.

M. le comte Henri de l’Épinois, qui donnait à la Croix-Revue une collaboration active autant que savante, mais qui n’en avait pas moins un grand souci d’apostolat populaire, insistait souvent auprès du P. Picard pour qu’il se décidât enfin à lancer un journal quotidien d’information à un sou.

Le projet mûrissait dans l’esprit du P. Picard, et bientôt, s’étant rendu compte qu’avec le P. Bailly l’œuvre pouvait réussir, il ne fut plus arrêté que par un scrupule de délicatesse ; il craignait de paraître achever un journal catholique, la France Nouvelle, qui était justement un journal à un sou. Comme cette feuille agonisait ou à peu près, il ne voulait point avoir l’air de lui donner le coup de grâce en lui créant un concurrent. Et il disait à M. le comte de l’Épinois :

« Si la France Nouvelle disparaît, je vous promets que nous lancerons un journal quotidien à un sou. »

Le 7 mars 1883, le P. Bailly s’embarquait pour Jérusalem, où il conduisait 500 pèlerins de la Pénitence. On devait prier aux Saints Lieux pour l’œuvre projetée.

Après le retour du pèlerinage, Don Bosco se trouvait à Paris. Il visita longuement le P. Picard, car entre les deux hommes de Dieu existaient d’anciennes et intimes relations. Le P. Picard invita Don Bosco à déjeuner avec lui et quelques amis, à Grenelle, chez les Petites-Sœurs de l’Assomption, le 20 mai 1883.

On sortait de table, et le P. Picard descendait du premier étage, appuyé sur le bras du P. André, lorsque, arrivé à la troisième marche de l’escalier, il rencontre le comte de l’Épinois qui montait et qui lui dit :

« Mon Père, vous m’avez promis de fonder, à la mort de la France Nouvelle, un journal quotidien à un sou. Or, la France Nouvelle cesse aujourd’hui sa publication, et je viens vous demander si vous êtes prêt à tenir votre promesse. J’ai couru vous relancer jusqu’ici. »

Le P. Picard répond :

« Je n’ai qu’une parole, et j’accepte en principe. Mais venez dîner ce soir chez nous, rue François-1er, avec le P. Bailly et moi, et nous verrons ce qu’il est possible de faire. »

M. de l’Épinois fut fidèle au rendez-vous. On causa longuement, et la question fut examinée sous toutes ses faces. À cet entretien assistaient le P. Picard, le P. Vincent de Paul, le P. André et M. le comte de l’Épinois.

On débattit le titre du nouveau journal. Plusieurs furent proposés : le Catholique, le Crucifix. On s’arrêta à celui de la Croix avec l’image du Crucifix. Toutes les objections qui surgirent plus tard contre ce titre et cette image avaient été prévues et discutées ce soir-là, et on avait résolu de passer outre. Il fut convenu que le journal serait uniquement catholique, sans attaches politiques d’aucune sorte, qu’il ne publierait ni romans ni annonces. Finalement, on vota, et à l’unanimité la création du journal quotidien à un sou fut résolue, avec son titre la Croix.

On arrêta aussi les moyens d’exécution. Le vendredi 1er juin, fête du Sacré Cœur, fut choisi pour lancer un numéro spécimen dont le P. Picard rédigerait le premier article. En même temps, le P. Bailly annoncerait le nouveau journal dans le Pèlerin et inviterait ses lecteurs à souscrire des abonnements à la Croix. Si le 15 juin on avait assez d’argent pour le premier numéro, on commencerait résolument, s’en remettant pour la suite à la Providence.

/…

L’annonce de la Croix quotidienne fut accueillie avec un véritable enthousiasme. Au bout de quinze jours, elle avait 5000 abonnés. Elle parut, confiante dans l’avenir. Pour la taquiner, le gouvernement la menaça d’un procès parce qu’elle disait se vendre « un sou », terme exclu du système métrique. Ce fut l’occasion de dix désopilantes caricatures de Lemot dans la Croix.

La Croix du 29 juin 1883 portait, en effet, la manchette : « un ordre nous ayant interdit de mettre ici que le journal se vend un sou, nous avertissons que désormais il se vendra cinq centimes.

Le premier article du même jour, intitulé Un sou, encadré de noir, explique que, la veille, le substitut de la République a fait appeler le gérant pour lui annoncer qu’il allait être obligé de poursuivre la Croix à cause de ce mot, et l’article se termine ainsi :

« Eh bien ! Nous nous soumettons ; nous ôtons le sou, car si le sou a pour lui le bon sens, il n’est pas un principe que nous ayons juré de défendre. Inscrivons donc cette sotte désignation : cinq centimes, que le peuple n’aura jamais la sottise de prendre, parce qu’il appelle les choses par leur nom et parce qu’en écrivant sur un journal cinq centimes, vous ne l’empêcherez jamais de dire que c’est un journal à un sou. »

Le P. Vincent de Paul fut le rédacteur en chef de la Croix ; il en fut l’âme, il en fut la vie. Presque tous les jours il en rédigea le premier article, qu’il signait du pseudonyme devenu célèbre « Le Moine ».

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Désormais la Croix et « Le Moine » ne semblent plus faire qu’un, c’est le P. Bailly qui lui imprime cette allure surnaturelle, originale, alerte, vigoureuse, qui plaît par sa crânerie, attire et encourage. Il avait pour principe qu’un organe catholique, si moderne soit-il, agit selon la vieille tradition des âges de la foi, lorsqu’il cherche à plaire et à faire rire à l’occasion. Il ne redoutait pas un bon mot au milieu d’un sujet sérieux, mais il redoutait énormément une faiblesse dans l’affirmation de la foi. Comme dans le Pèlerin, il heurtait le diable sans détour.

Il eut sans doute quelques collaborateurs, mais fort peu, et tout le journal passait réellement par ses mains. Dès l’origine, un de ses collaborateurs fut chargé de préparer pour le journal ce que le P. Bailly appelait le « menu spirituel ». C’était un trait de la vie des saints assaisonné de quelques réflexions pieuses pouvant servir de méditation.

Celui qui l’aida le plus dans les débuts fut M. le comte de l’Épinois. Le P. Picard, en fondant la Croix, avait mis comme condition que M. de l’Épinois viendrait aider le P. Bailly pendant trois mois.

Le crucifix (page 81)

Le succès de la Croix fut tellement rapide, tellement surprenant, que, quelles que fussent la valeur de sa rédaction et la sagesse, discutée du reste, de son administration, ce sujet ne pouvait être attribué qu’à une protection surnaturelle.

C’était visible : Dieu récompensait l’acte de foi qui avait inspiré le journal, le but uniquement apostolique qu’il poursuivait. Le drapeau qu’il arborait lui portait bonheur.

On en eut bientôt une preuve manifeste. Il se rencontra, en effet, des catholiques timides qui se scandalisèrent de voir un grand Christ en tête d’un journal. Ils commencèrent par prédire des insuccès. D’après ces sages, le Christ devait tuer la Croix. Puis ils se lamentèrent et se fâchèrent. Cet ornement ne convenait pas, disait-on, à une feuille exposée à traîner partout. C’était une profanation.

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France : Un attentat après l’autre, la guerre civile approche…

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Bien que ce soit un sujet aussi délicat qu’effrayant, l’éventualité qu’éclate une guerre civile en France est non seulement devenue réelle, mais les probabilités qu’un tel évènement se produise ne cessent de croitre à chaque nouveau drame estampillé – à tort ou raison – de terrorisme islamiste par les porte-parole officiels.

Les attentats terroristes – ou présentés comme tels – se succèdent sur notre sol, depuis une attaque à Joué-lès-Tours fin 2014, suivis de ceux contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher, trois militaires agressés au couteau à Nice, en avril 2015, un soldat attaqué et blessé à l’aéroport d’Orly et une femme de 32 ans assassinée dans une église de Villejuif, un attentat en Isère en juin 2015, l’attentat du train Thalys en août 2015, une série de sept attaques à Paris et en Seine-Saint-Denis en novembre 2015, une attaque de policiers à l’aide d’un couperet à viande et un enseignant juif agressé à la machette en janvier 2016, le double meurtre à Magnanville d’un commandant de police et sa compagne en juin 2016, l’attentat au camion fou du 14 juillet 2016 à Nice, puis le prêtre égorgé hier dans l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray. Ils s’intensifient également dans d’autres pays d’Europe, comme au Royaume-Uni, en Belgique et en Allemagne (source).

Tout en demeurant très évasifs sur les origines réelles de cette montée de violences ainsi que très discrets sur les implications du business militaro-industriel qu’ils soutiennent, le gouvernement ainsi que les politiciens de tous bords ne se privent pas pour autant de nous inonder de discours se voulant bienveillants ou rassurants, mais n’ont d’autre but que de récupérer de précieux points en vue des élections de 2017 tout en maintenant un régime de la peur qui leur est favorable et bénéfique… à condition de savoir maitriser cet exercice, ce qui ne semble pas être le cas ici.

Pour Hollande qui ne veut perdre la face nonobstant toute rationalité, il déclare que « Nous sommes face à un groupe, Daech, qui nous a déclaré la guerre. Nous devons mener cette guerre par tous les moyens… », sous-entendant qu’il faut continuer à larguer des bombes en Syrie et en Irak (y compris sur des civils), soutenu par son general Wallz pour qui « la France doit s’attendre à d’autres attentats et d’autres innocents tués », tout en implorant que « Les Français sont menacés, mais leur force tient à leur cohésion ».

Mais voilà, cette « cohésion », cette « unité » tend à s’effriter auprès d’une grande partie d’un peuple lassé qu’on lui demande de ne pas faire d’amalgame, dans un contexte ou l’état d’urgence s’éternise tout en démontrant son inefficacité, révélant ainsi l’incapacité du gouvernement à protéger son peuple malgré sa propension à diminuer les libertés aux travers de lois de plus en plus décriées. Notez au passage qu’il n’est pas question d’augmenter des effectifs policiers ou militaires déjà déficients pour faire face à la menace terroriste, mais plutôt de faire appel au bon sens civique des citoyens dans une propagande d’état nous incitant à devenir réservistes.

A ce propos, le front national tente une stratégie audacieuse, puisque Marion Maréchal-Le-Pen annonce vouloir intégrer la réserve militaire nationale, ce qui risque de provoquer un engouement massif chez les adhérents les plus virulents de ce parti (comprenez racistes), ouvrant de la sorte la voie à des dérapages à venir de plus en plus nombreux, et contribuant ainsi à plonger le pays dans de nouvelles vagues de violences sans fin.

Qu’elles soient issues d’une islamophobie naissante due à l’exaspération grandissante de certains, ou à une haine ethnique, culturelle ou religieuse affirmée d’autres, ces vagues de représailles pourraient bien ignorer toute distinction religieuse et entrainer l’escalade jusqu’à atteindre l’étape ultime : La guerre civile. C’est également ce que semble penser Patrick Calvar, le patron de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), qui évoque un pays « au bord d’une guerre civile », alors que Pierre Conesa, ancien haut fonctionnaire au Ministère de la défense, estime que « La France a eu tort d’intervenir en Syrie », et que « Les attentats sont la suite logique des bombardements »..

Certains pensent que « les conditions sont réunies pour qu’elle se produise », et d’autres que « les Français ne sont pas prêts à affronter une guerre civile », avec des propos assez convaincants :

Il n’y a pas eu de guerre depuis longtemps en France et les Français ont oublié ce qu’était une guerre. Ils sont trop habitués à leur confort et tant que celui-ci n’est pas trop menacé, ils sont prêts à subir toutes les manœuvres politiques si cela peut empêcher une guerre civile d’éclater. François Hollande a décrété l’état d’urgence et la fermeture de nos frontières afin d’interdire l’entrée et la sortie de tout individu et cela n’a inquiété personne. Au contraire la privation de libertés individuelles a conforté les Français. Aux prochains attentats, François Hollande décrètera la loi martiale et tout le monde applaudira le chef de guerre incarné par notre président, même si c’est en partie à cause de lui que la guerre est arrivée sur notre sol français.

Quoiqu’il en soit, plusieurs étapes préliminaires semblent devoir se succéder avant d’atteindre le stade ultime, ce que nous explique un article du site enquete-debat.

Les 6 étapes jusqu’à la guerre civile totale

L’attentat de Nice ne nous a selon moi pas encore fait passer à un nouveau stade de la guerre civile. Depuis le 11 septembre 2001 il y a eu deux étapes de franchies, et j’essaie dans cet article de me projeter dans celles qui nous attendent, afin de permettre à chacun d’anticiper.

Sommes-nous en guerre civile ? Oui, mais de basse intensité. Ses manifestations les plus communes sont le racisme, l’intolérance religieuse, le communautarisme et exceptionnellement l’attentat. Plus l’islamisation de la France s’accentuera et plus les attentats se multiplieront, et plus l’intensité de la guerre civile augmentera, pour parvenir à son climax, comme en Algérie dans les années 90.

L’étape n°1

Elle a été franchie le 11 septembre 2001, quand les deux avions ont percuté les tours du World Trade Center. Pour la première fois en France et en occident, les non-musulmans et les musulmans se sont considérés comme ennemis potentiels dans le même pays. Mais jusqu’en 2015 cette situation a peu évolué, à part dans les villes qui s’islamisaient fortement, et d’où les populations non-musulmanes fuyaient pour éviter la guerre civile, précisément.

L’étape n°2

Elle a été franchie le 7 janvier 2015 avec l’attentat de Charlie Hebdo et de l’Hyper casher. La réaction mondiale à cet attentat prouve que nous venions de passer un cap. 4 millions de personnes dans les rues, dont les principaux chefs de gouvernement d’Occident et d’ailleurs, défilaient en solidarité avec les victimes. Des journalistes, des caricaturistes et des juifs avaient été froidement abattus pour avoir osé critiquer l’islam, ou pour avoir osé être juif. La tension montait donc d’un cran, et ce double attentat en annonçait d’autres, jusqu’à celui de Nice et peut-être encore quelques uns.

On sent ces jours-ci sur les réseaux sociaux que l’attentat de Nice a beaucoup remué les Français, y compris certains qui, même après le Bataclan, continuaient de dire partout « pas d’amalgame » et « sus à l’islamophobie ». Mais on reste dans un état d’esprit rationnel, constructif, relativement contrôlé et mesuré.

Tant que nous restons dans l’étape n°2, donc d’une guerre civile de basse intensité, la vie suit malgré tout son cours pour la plupart des Français, mis à part évidemment ceux qui ont été directement touchés par les attentats, mais qui restent une poignée comparée à la population dans son ensemble. Quelques milliers de personnes tout au plus. C’est dramatique et cela coûte cher à la communauté nationale, mais cela reste gérable.

L’étape n°3

Elle est franchie quand l’accumulation d’attentats, ou un attentat particulièrement horrible ou scandaleux a lieu et constitue une goutte d’eau qui fait déborder le vase. Je pense par exemple à des attentats qui toucheraient des écoles, des crèches, ou des colonies de vacances, bref, majoritairement des enfants. Pas besoin de milliers de morts, un nombre similaire au Bataclan ou à Nice suffirait à plonger le pays tout entier, et une bonne partie de l’Occident, dans l’étape n°3.

Cette étape voit la rationalité habituelle disparaître pour laisser la place à un sentiment de panique, qui permet encore de vivre mais plus comme avant. Il y a un avant et un après. S’il s’est agi d’enfants, vous ne pouvez vous empêcher de penser aux vôtres, et de vous inquiéter quand ils sont à l’école, ou en colonie, etc. La sécurité devient la priorité absolue du pays, bien avant l’économie ou le social. Nous passons en guerre civile d’intensité moyenne.

Les comptes qui sont demandés aux politiques sont également différents de ceux de l’étape n°2 que nous connaissons actuellement. Des manifestations monstres appelant à la démission du gouvernement s’organisent spontanément, des heurts s’y font connaître, une violence encore inconnue émerge, y compris de la part d’individus qui ne se doutaient pas eux-mêmes qu’ils en étaient capables. Mais la pression et le stress aidant, il révèle une énergie et une force inattendue, la fameuse furia francese, qui se révèle quand les Français sont dos au mur.

En réaction, le politique est obligé de prendre des mesures plus courageuses, moins politiquement correctes, et visant à réellement lutter contre la menace qui commence à peser sérieusement sur tout le peuple. Et s’il ne le fait pas, des fusibles sautent, car la pression populaire devient trop forte.

L’étape n°4

Elle est franchie quand le camp des victimes, les civils non-musulmans, commencent à réagir sur le même mode opératoire que les terroristes. Quand un Breivik français ira faire un carton dans une mosquée ou ailleurs, nous aurons franchi cette nouvelle étape, un nouveau cran au-dessus, un cliquet qui s’enclenche et qui change à nouveau la donne.

Au niveau 4 de la guerre civile, les pouvoirs publics ne maîtrisent quasiment plus les règlements de comptes entre communautés, qui ont lieu de plus en plus fréquemment, comme entre gangs ou entre mafias. Chaque camp veut venger ses morts, et l’escalade est alors inévitable. D’autres pays commencent à s’en mêler, d’un côté comme de l’autre, et financent des armes, des milices privées, ou d’autres moyens requis dans une guerre conventionnelle.

Personne n’est sûr de revenir sain et sauf quand il part travailler le matin, les bombes explosent un peu partout sur le territoire, tout le monde est dépassé par les événements, les morts et les traumatismes se multiplient. Le pays se ferme progressivement aux touristes, aux investissements étrangers, et les habitants sont de plus en plus nombreux à vouloir le quitter pour rejoindre des terres plus vivables. L’économie tourne au ralenti, la crise économique est profonde et durable, le chômage endémique. L’État ne peut plus payer une partie des allocations, subventions, et retraites, ce qui met encore plus d’huile sur le feu.

Les gens se font justice eux-mêmes, des milices privées se montent, le trafic des armes ne concerne plus que les caïds de cité mais également des pères de famille cherchant à protéger leur progéniture. La pression est mise sur le gouvernement pour qu’il vote une loi autorisant la liberté de s’armer. S’il refuse, des élus sont ciblés jusqu’à ce que le gouvernement change ou passe la loi qui devient impérative.

Les camps sont désormais bien clairs : le gouvernement et ses bras armés (police, justice, armée) ; les musulmans et leurs idiots utiles ; l’extrême-gauche qui tente de profiter de l’anarchie ; et les patriotes (y compris des membres de l’armée, de la police et de la gendarmerie qui les ont rejoints). La guerre civile devient une guerre raciale et religieuse, tout le monde devient une cible et un bourreau potentiel.

L’étape n°5

Elle est franchie quand une nouvelle goutte d’eau fait déborder un vase déjà plein. Il peut s’agir d’un attentat particulièrement spectaculaire, à l’instar du 11 septembre 2001, ou utilisant des moyens particulièrement massifs, comme l’arme bactériologique ou nucléaire (soit qu’on l’utilise contre des cibles, soit qu’on cible une centrale nucléaire française).

Ce ne sont plus des milliers de gens qui sont directement touchés par les attentats, mais des centaines de milliers, voire des millions. Une centrale nucléaire qui pète, ou une nappe phréatique empoisonnée, ou du gaz sarin dans le métro comme à Tokyo il y a quelques dizaines d’années, etc. Il existe hélas des centaines de possibilités, peut-être plus, ce qui rend le travail de nos services de défense et de renseignement quasiment impossible.

A cette étape n°5, le gouvernement saute, un coup d’État militaire a lieu et un régime autoritaire prend les choses en main, afin de tenter de rétablir le calme et la sécurité. Il prend des mesures drastiques, impliquant des déportations de masse, les fichés S, voire les musulmans ayant un casier judiciaire, etc. L’islam est déclaré interdit de pratique sur le territoire, et les musulmans « modérés » invités à quitter le territoire pour rejoindre un pays musulman. Beaucoup ont déjà quitté le territoire de toute façon, fuyant la guerre civile.

Les frontières du pays sont totalement fermées pour éviter les hémorragies de population vers l’étranger. Impossible de partir en avion ou en bateau, tout est sous le contrôle de l’armée. L’économie tourne quasiment à vide, les gens restent souvent cloîtrés chez eux de peur d’être pris pour des cibles. On se barricade, on fait confiance à l’armée, dans laquelle on s’engage comme réserviste quand on peut.

Du côté musulman la guerre est totale, on se sert des représailles du régime militaire contre l’islam pour recruter massivement des musulmans dans les rangs de l’organisation la plus extrémiste, et on vise les objectifs stratégiques pour faire plier le pays tout entier. Les agents encore dormants se réveillent pour mener le début de l’assaut final.

Il est possible qu’à cette étape-là, l’État islamique ait pu négocier avec le gouvernement (avant que celui-ci ne soit renversé par les militaires) une ou plusieurs enclaves islamiques, en Seine-St-Denis, à Venissieux et/ou dans les quartiers nord de Marseille, voire à Tourcoing ou à Nice justement. A partir de ces mini-états, où ne résident plus que des musulmans acquis à leur cause, ils peuvent tenter de construire la riposte aux attaques de l’armée.

Le pays est naturellement invivable, tous les biens immobiliers ont vu leur valeur s’effondrer en quelques années, et l’économie avec. La France n’est plus que le Liban des années 80, ou la Syrie actuelle. On survit tant bien que mal, on souffre en attendant que ça passe, et on se débrouille avec les moyens du bord. On réalise, mais un peu tard, que des mesures préventives pour éviter l’islam de grandir dans le pays, auraient coûté beaucoup moins cher, financièrement et en litres de sang versés.

Une coalition internationale est créée pour venir en aide à la France et tenter de la libérer du joug musulman. Mais il est probable que la situation soit assez similaire dans les autres pays de la coalition occidentale. Donc la priorité de chaque pays consiste à gérer d’abord sa propre guerre civile, avant de penser à pouvoir venir sauver le voisin ou la France.

L’étape n°6

Elle est atteinte quand la coalition internationale parvient à décider que l’islam est incompatible avec l’occident, et que tout musulman doit partir de gré ou de force d’occident, pour aller vivre en terre d’islam.

Les déportations et départs plus ou moins volontaires se chiffrent par millions de personnes, comme le million de pieds-noirs qui ont quitté l’Algérie, ou les millions de Pakistanais qui ont dû quitter l’Inde après la guerre qui a vu la création du Pakistan puis du Bangladesh.

Après d’immenses souffrances des deux côtés, et des séquelles irréversibles, notamment des monuments historiques entièrement détruits, des villes entières rasées ou irradiées, le monde est divisé entre monde musulman et monde non-musulman, un nouveau mur est construit entre les deux mondes, et chacun tente de vivre dans ce nouveau monde séparé en deux.

Conclusion

Je vois assez clairement ces 6 étapes vers la guerre civile de forte intensité, toutefois nul ne peut dire, et moi non plus, quels seront les événements qui déclencheront ces étapes, ni quand ils auront lieu.

Faudra-t-il 3 mois ou 3 ans pour passer de l’étape n°2 à l’étape n°3 ? L’étape n°3 et l’étape n°4 auront-elles lieu dans cet ordre ou bien dans l’ordre inverse ? Nos dirigeants parviendront-ils à éviter l’escalade en prenant les mesures qui s’imposent dès l’étape n°2 ou 3 ? Il faudra vivre pour le découvrir.

On constate malgré tout que l’histoire s’accélère, avec une quinzaine d’années entre l’étape 1 et l’étape 2, et moins de deux ans pour nous approcher dangereusement de l’étape 3. Que chacun en tire les conséquences qu’il souhaite, pour moi c’est assez clair.

Par Jeanenquete-debat

Notes

Les étapes décrites ci-dessus font référence à une publication du 17 juillet, et le dernier attentat contre une église ayant eu lieu depuis, peut on en conclure que nous en sommes à l’étape n° 3, ou devons nous pour cela attendre que l’incompétence de notre gouvernement ne soit la cause d’une nouvelle tragédie ayant lieu dans une école ou un établissement similaire ?

Notez vers la fin de l’étape n° 5 la phrase « Une coalition internationale est créée pour venir en aide à la France et tenter de la libérer ». Probablement s’agirait-t-il d’une coalition dirigée par les États-Unis, qui pourraient ainsi « voler à notre secours », ou plus près de la vérité, apporter une solution au problème qu’ils ont créé. La boucle est bouclée… Un peu (beaucoup) à l’image des « libérateurs » de la seconde guerre mondiale, venus nous secourir après avoir financé les armées d’Hitler

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Source : http://www.le-veilleur.com/article/france-un-attentat-apres-l-autre-la-guerre-civile-approche