Les derniers prophètes au temps de Cyrus

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« Retour de la captivité – les derniers prophètes » extrait de « les principaux faits de l’histoire sainte » de l’abbé L. Bataille. Page 148 à 150

« Après deux ans de règne, Darius mourut et son neveu Cyrus, roi des Perses, devint maître de tout l’Orient. Aussitôt qu’il fut monté sur le trône (536), il publia ce fameux édit qui permettait aux Juifs de retourner dans leur patrie et d’y rebâtir la ville et le temple de Jérusalem. Il leur remit en même temps les vases sacrés de Nabuchodonosor avait enlevés au sanctuaire. Cet édit mit fin à la captivité de Babylone qui avait duré 70 ans, ainsi que Jérémie et Ézéchiel l’avaient prédit (606-536).

Sous la conduite de Zorobabel, prince de la maison de David, 50 000 Juifs environ retournèrent immédiatement en Judée et se mirent à l’œuvre pour rebâtir le temple du Seigneur. Mais, ayant refusé le concours des Samaritains idolâtres qui s’étaient offerts à travailler avec eux, ils furent sans cesse entravés par leurs jalouses tracasseries et ils ne purent terminer leurs travaux qu’au bout de 21 ans. Mais, d’un autre côté, ils furent puissamment encouragés et stimulés au travail par les prophètes Aggée et Zacharie, qui leur prédisaient que « la gloire du nouveau temple serait plus grande que celle du premier, parce qu’il recevrait la visite du Désiré des nations. » On en fit la dédicace au milieu des plus vifs transports de joie (Ce second temple fut loin d’égaler, en splendeur, celui de Salomon. On y replaça encore la table d’or pour les 12 pains des tribus, le chandelier à sept branches et l’autel des parfums ; mais le Saint des saints resta vide, car l’Arche d’alliance, soustraite par Jérémie au pillage des soldats de Nabuchodonosor, n’avait pu être retrouvée).

Les Samaritains, voyant qu’ils n’avaient pas réussi dans leur opposition, bâtirent un temple rival de celui de Jérusalem, sur la montagne de Garizim, voisine de Samarie, et la haine entre les deux peuples ne fit que s’accroître.

Quelques années plus tard, un successeur de Cyrus, Artaxercès longue main, permit successivement à Esdras et à Néhémie, deux des principaux Juifs restés jusqu’alors en Perse, de rentrer en Judée avec tous ceux qui voudraient les suivre, et il autorisa en particulier Néhémie à relever les remparts de Jérusalem, pour le mettre à couvert contre les attaques des peuples voisins (454). Les Juifs se mirent donc à l’œuvre, ayant la truelle d’une main et l’épée de l’autre pour se défendre contre les Samaritains, et, merveilleusement secondés par le Seigneur, ils relevèrent en 52 jours les murailles de la cité sainte.

Après cela, Esdras, prêtre et docteur de la Loi, fit la lecture publique des livres saints qu’il avait collectionnés et remis en ordre ; et le peuple, ému jusqu’aux larmes, renouvela son alliance avec le Seigneur et signa une promesse solennelle de fidélité à la loi de Moïse.

Esdras et Néhémie s’appliquèrent à rassembler les débris épars du peuple Juif et à le reconstituer en nation, avec un gouvernement stable et régulier. La distinction des tribus disparut pour faire place à une division en 4 provinces : la Judée, la Samarie, la Galilée et la Pérée. Et la nouvelle nation Juive, tout en restant soumise aux rois des Perses, fut gouvernée en république par le Grand-Prêtre, assisté d’un conseil de 72 Anciens appelé Sanhédrin.

Ce fut pendant ce temps de réorganisation sociale que parurent les prophètes Zacharie et Malachie.

Le premier fit plusieurs prédictions très précises concernant le Messie, entre autres : son entrée à Jérusalem, monté sur l’ânon de l’ânesse ; la trahison de Judas pour 30 pièces d’argent ; la fuite des Apôtres ; le coup de lance donné à Jésus sur la croix ; l’institution des Sacrements et l’abolition de l’idolâtrie.

Malachie, le dernier des prophètes (vers l’an 450), annonça spécialement l’institution du sacrifice de la loi nouvelle, sacrifice pur, parfait, abolissant tous les sacrifices anciens, et devant être offert à Dieu en tous lieux et sans interruption.

Réflexions. Entre les mains de Dieu, tout devient moyen pour arriver à ses fins. Le plus souvent ce sont les hommes qui pensent le moins agir pour lui, qui font son œuvre. Ainsi Cyrus ne songeait guère à réaliser les prophéties et à reconstituer la nation de laquelle devait naître le Messie. Cependant il le fait et il devient l’instrument indirect de Dieu pour établir les Juifs dans une fidélité religieuse qui ne devait plus se démentir jusqu’à l’arrivée du Christ. C’est pour ne pas se laisser corrompre par des alliances pernicieuses que les Juifs refusèrent le concours des Samaritains idolâtres ; ainsi, devons-nous fuir la société des idolâtres et des païens, si nombreux de nos jours, si nous voulons conserver intact le trésor de notre foi catholique. »

Lien vers le fichier PDF : http://www.fichier-pdf.fr/2016/08/26/les-derniers-prophetes-au-temps-de-cyrus/

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