Paris brûlera à cause de ses péchés

Chers amis,

Je dois prendre la plume une nouvelle fois dans l’urgence. En ce XXIe siècle, selon certains, il serait insensé de vouloir annoncer des vérités qui seraient mauvaises, puisque il faudrait se conformer à l’esprit positiviste, et ce, afin de ne pas les déranger dans leur sommeil léthargique.

Pourtant, saint Alphonse de Liguori, immense saint, ne faisait pas dans la dentelle. Voici l’extrait de l’un de ses sermons :

« Mes enfants, sortez du péché, car un grand malheur va vous accabler… Corrigez-vous et priez Dieu ; la famine vous menace » ; et dans l’église de Saint André d’Arienzo, se servant de termes plus explicites encore : « Le Seigneur, dit-il, nous punira par une disette telle, que, faute de pain, on mangera jusqu’aux herbes des haies », et enfin « Faites attention ; Dieu, non pour votre perte, mais pour votre conversion, tient en réserve un grand fléau : l’année prochaine, nous serons dans une pénurie terrible ». Le peuple s’ennuyait de ses menaces : « Que vient donc faire ici cet Évêque ? disait-on. Il ne sait prédire que malheurs et désastres. »

La prophétie, pourtant, ne se réalisa que trop bien : la récolte de 1763 fut très mauvaise, et, dès la fin de novembre, le pain manqua.

De temps à autre, une intuition vient vous frapper. En voici une. Et si l’Islam était apparu après le Catholicisme pour servir de garde-fou à l’apostasie des chrétiens ? Vous me direz que ceci est une hypothèse comme une autre.

Pourtant, cela pourrait s’avérer exact. L’Europe en général, et notre pays d’autant plus, est en train de perdre la foi : l’apostasie règne en maîtresse depuis quelques décennies déjà. Cependant, depuis 2008, le fossé se creuse de jour en jour. La charité disparaît progressivement dans toute la France pour céder la place à un aveuglement surnaturel. Les individus veulent agir comme il leur plaît, à leur manière, selon leurs désirs et à l’heure de leur souhait. L’égocentrisme et l’orgueil atteignent un seuil inédit à ce jour. Le mal se répand comme un virus. Une grande folie saisit le monde.

Certains veulent devenir des femmes pendant que d’autres pensent être des animaux ou des objets. Ils se laissent porter par toutes sortes de rêveries et pensent qu’il s’agit d’une vérité, de leur vérité. Or, la Vérité n’existe qu’en Jésus-Christ, le reste étant une folie humaine en lien avec notre nature mortelle et imparfaite.

Si le mouvement des gilets jaunes prenait une ampleur nouvelle, il se pourrait très bien qu’un Islam conquérant veuillent obtenir sa part du gâteau. Si c’était le cas, une partie des banlieues françaises pourraient se soulever en attendant l’aide logistique de quelques pays musulmans. Ce serait alors le début de la guerre civile.

Face à notre grande mollesse, à notre goût du confort, à notre culte de la luxure et du péché, l’Islam pourrait imposer une Charia radicale pour nous punir. Ainsi, le mal serait retranché de manière violente de notre société puisque cette religion ne supporte pas le désordre. Cependant, au lieu de remédier au mal par une conversion douce ; en utilisant le catéchisme, la confession et les Sacrements ; l’Islam impose une force politique pour faire taire toute contestation. Cela s’appelle la Loi du Talion, œil pour œil, dent pour dent.

Or Jésus-Christ a aboli cette Loi pour donner les commandements que nous connaissons si bien :

« Tu aimeras Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme » et « tu aimeras ton prochain comme toi-même ».

Si notre nation avait compris que l’apostasie entraînerait cette fatale punition, nos frères et nos sœurs seraient encore, à ce jour, catholique pratiquant.

On peut donc supposer que l’Islam exécute la Justice de Dieu en punissant nos fautes, puisque nous n’avons pas été capables de prendre conscience de la Vérité des commandements de Son Fils Jésus-Christ.

Si nous ne voulons pas de Dieu, Dieu nous châtiera pour nous corriger à la manière d’un bon père. Lorsque la souffrance atteindra un seuil intolérable, les conversions viendront en masse, ce sera alors le retour de la foi en Dieu avec une soif de Miséricorde et l’envie d’appliquer la Charité : « tu ne pardonneras pas sept fois, mais soixante-dix-sept fois sept fois. »

C’est ainsi que je voulais vous annoncer la prophétie suivante : Paris brûlera prochainement à cause de nos péchés. Convertissons-nous, lisons les saints Évangiles, redevenons pleinement catholiques et conservons précieusement les commandements, les anciens livres, les reliques. Soyons dignes de Dieu en nous purifiant de nos péchés et en voulant devenir des saints.

Hâtons-nous, puisqu’il ne reste certainement que quelques mois avant le début des fléaux.

Beaucoup diront que « celui-ci a perdu la tête » ou qu’il est « intégriste », mais, lorsque Paris sera en flammes il sera trop tard. Nous sommes prévenus en ce début du mois d’avril 2019.

Veillons et prions, car les temps prochains seront très difficiles. Les loups vont bientôt sortir du bois.

Dieu bénisse et garde les croyants dans Son Amour, et, dans tous les cas, que Sa volonté soit faite.

Lien vers le fichier PDF : https://lafrancechretienne.files.wordpress.com/2019/04/paris_brulera_a_cause_de_ses_peches.pdf

4 réflexions sur “Paris brûlera à cause de ses péchés

  1. LA VOILE DE L’AMOUR

    J’écris ces lignes ce 15 avril 2019 à l’heure où Notre-Dame de Paris est sous les flammes.
    C’est le cœur de la France, le point géodésique central d’où partent toutes les routes de France, un grand signe eschatologique et spirituel.
    L’Église attaquée de toute part à l’intérieur et à l’extérieur ne disparaîtra jamais.

    Le trésor le plus précieux, qu’abritent ces vaisseaux de pierres bâtis pour la plus grande gloire de Dieu se trouve dans les tabernacles, c’est la présence réelle de notre Créateur. Les bâtisseurs le savaient bien redoublant d’ardeur et de créativité.

    Les mots du Christ en cette semaine sainte résonnent dans nos âmes : « détruisez ce temple et en trois jours je le relèverai ».

    Le Ciel est à l’œuvre et en a décidé ainsi ce premier jour de la semaine Sainte.

    Il lui appartient d’en révéler plus mais nos âmes catholiques ressentent le châtiment qui monte, les cœurs et les esprits sont frappés et ce n’est pas fini, j’en ai bien peur.

    La couronne d’épines était présente dans la cathédrale comme sur cette illustration, saint Louis la rapporta ainsi que la Sainte Croix. J’en dirai plus dans les lignes qui suivent.

    J’ai été interpellé par le fait que cette illustration qui est la 84ème de cette aventure depuis le 29 juillet 2015, coïncide avec la 84ème supplique de Pontmain initiée par Chouan de cœur.

    La 83ème illustration n’a pas été publiée, un incident technique l’a abîmée, je devrai me remettre à l’ouvrage. Si cela n’avait pas été le cas, cette illustration ne serait jamais née.

    Cinq jours ont été nécessaires pour la concevoir. Initiée le 31 mars, poursuivie les 6, 7 et 13 avril, elle s’est achevée le 14 avril 2019 pour le dimanche des rameaux.

    Le 31 mars 1146, saint Bernard lançait la seconde croisade sur la colline de Vézelay le jour de Pâques. Le 31 mars 1547 François 1er rendait son âme à Dieu à Rambouillet.

    Le 6 avril 1793 le comité de salut public était constitué, le 6 avril 1814 le Lys était de retour en la personne de Louis XVIII.

    Le 7 avril de l’an 30 est la date fixée par les historiens pour la mort du Christ.

    Achevée le jour des Rameaux, nous pouvons espérer que le triomphe du Christ Roi se fera jour par l’arrivée de son lieutenant.

    La coque d’un navire s’est encore imposée pour cette création. Je pensais à la flotte providentialiste mais elle n’est pas la seule à être concernée.

    Cette coque, c’est également L’Église qui traverse les siècles malgré les tempêtes et que le Christ fera triompher, il en est le phare.

    Pensez au songe des trois blancheurs de saint Jean Bosco. La Croix se dresse fièrement, salvatrice, à la gloire de Notre Sauveur. Une Ostie argentée se trouve en arrière-plan indiquant le plus grand miracle de miséricorde que fit le fils de Dieu en s’incarnant dans les Saintes Espèces.

    Présente dans le songe de Don Bosco, l’eucharistie symbolise la voie royale qui mène au salut.

    La Sainte Couronne entoure la composition, revêtant le vert de l’Espérance, devise des Bourbons et aux cœurs des royalistes providentialistes.

    Saint Louis ainsi que je le disais, s’est imposé en figure de proue comme l’exemple le plus haut de la fonction royale jusqu’à en perdre la vie lors de la huitième croisade payant de sa personne, au pied des murailles de Tunis.

    Unissant toute la lignée de nos rois, il est le Lys qui appelle le dernier Lys tant attendu. Les Cœurs Sacrés de Jésus et de Marie sont de part et d’autre de la Sainte Croix, en grande union, leur souffrance se faisant voir par le sang qui s’écoule de leurs plaies. La Foi, l’Espérance et la Charité, vertus théologales sont symbolisées par la Croix, les ancres de marines et les Cœurs Sacrés.

    Saint Louis, fer de lance des croisades en France rappelle que de nos jours des cœurs se sont croisés également venant de sensibilités différentes, en très petit nombre mais ces petits ruisseaux deviendront des torrents aux jours décisifs pour le redressement de la fille aînée de L’Église par son bon roi.

    Cette représentation religieuse est cadrée en partie haute « à l’italienne » telle une voile précieuse, faisant échos aux extases de Marie Julie Jahenny.

    Noirs complots, Paris, le roi, extase du 1er juin 1877 :

    « Ô Henri, mon serviteur ne vois-tu pas la voile de mon Amour qui vogue vers tes régions lointaines ? Cette voile se forme comme un pavillon ! Tu marcheras sous cette voile, toi et tes chers compagnons et les soldats de ta cause ».

    Voilà chers amis ce que j’ai voulu représenter par cette illustration.

    Cette équipée cheminant sous la protection de la Croix, de l’eucharistie, des deux Cœurs Unis pour le triomphe de la Sainte Église dont les portes de l’enfer ne pourront triompher, avec l’aide du roi Très chrétien promis par nombre de prophéties et que le navire providentialiste incarne en cette pré-fin des temps.

    Je vous souhaite à toutes et tous de saintes fêtes de Pâques sous la voile de l’Amour qui emportera tout. Nous reconstruirons nos cathédrales et nos trésors perdus, entraîné par le bon roi tant attendu, pour la plus grande gloire de Dieu n’oubliant jamais que le plus grand de nos trésors à protéger, c’est notre âme et que le plus beau des royaumes est au Ciel.

    En union de prière en Jésus par Marie.

    Louis CHIREN

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  2. LA CROIX DE LA SAINTE ESPERANCE

    Voici la 83ème illustration de cette aventure qui précède « la voile de l’Amour « . Pour être exact elle n’a pas conservé sa forme initiale (je vous avais indiqué que la première illustration avait été abîmée) mais en a pris une nouvelle. La providence fera que cette première inspiration reprendra vie ou pas.

    Elle a été réalisée en ce jour du lundi de Pâques qui marque une octave d’exception. En effet elle se prolonge sur huit jours c’est dire l’importance de la Résurrection du Christ pour le salut du monde.

    « A la victime pascale, chrétiens, offrez le sacrifice de louange. L’agneau a racheté les brebis ; le Christ innocent a réconcilié l’homme pécheur avec le Père. La mort et la vie s’affrontèrent en un duel prodigieux. Le maître de la vie mourut ; vivant, il règne. « Dis-nous, Marie-Madeleine, qu’as-tu vu en chemin ? » » J’ai vu le sépulcre du Christ vivant, j’ai vu la gloire du ressuscité. J’ai vu les anges ses témoins, le suaire et les vêtements. Le Christ, mon espérance, est ressuscité ! Il vous précédera en Galilée. »

    Nous le savons : le Christ est vraiment ressuscité des morts. Roi victorieux, prends-nous tous en pitié !

    Ce 22 avril rappelle aussi l’élection au siège de saint Pierre d’Hildebrand en 1073. Il prendra le nom de Grégoire VII et modifiera en profondeur l’Église par des mesures connues sous le nom de réforme grégorienne.

    Cette Croix qui vous est proposée a été conçue pour la flotte providentialiste. Je la nomme pour lors « Croix de l’Espérance » car le roi n’est toujours pas sur le trône de ses pères.
    Mais pourquoi ne deviendrait-elle pas la « Croix providentialiste » pour commémorer le souvenir de cette flotte qui œuvra sous l’égide du vaisseau amiral représenté par la Charte de Fontevrault.

    Elle ferait suite aux Croix de la première restauration qui marqua un court espoir dans le cœur des royalistes jusqu’à celle du comte de Chambord dont nous nous rappelons tous.

    Cette Croix est une marque de piété, celui de l’Espérance qui est une vertu chrétienne et qui place en Dieu notre confiance en sa grâce dans ce monde et après notre mort. C’est cette confiance qui nous porte à travailler pour ce redressement du royaume de France comme de petits instruments de la divine providence.

    L’espérance ne doit pas être confondue avec l’espoir qui est une approche purement laïque. L’espérance est l’ancre de l’âme, sûre et ferme et trouve sa source dans les béatitudes. Elle n’est donc pas un sentiment mais un acte habituel de la volonté.

    Georges Bernanos écrira à son sujet :

    « L’espérance est une vertu héroïque. On croit qu’il est facile d’espérer. Mais n’espèrent que ceux qui ont eu le courage de désespérer des illusions et des mensonges où ils trouvaient une sécurité qu’ils prenaient faussement pour de l’espérance ».

    Cette phrase émanant d’un écrivain catholique est à méditer.

    L’Espérance est accessible à tout un chacun, elle n’est pas réservée à une élite. Ainsi la Croix est bien le signe de ralliement du plus grand nombre autour du roi Très Chrétien que le Ciel nous donnera et qui enfin rassemblera faisant tomber les querelles stériles.

    Vous avez dû remarquer qu’elle semble rappeler la Croix des mousquetaires, unité d’élite fondée en 1622 par Louis XIII et dont le mousquet est à l’ origine du nom.

    Leur dernière refondation se fera sous Louis XVIII pour se terminer en 1816.

    On attribue à Alexandre Dumas qui leur donnera une gloire populaire la célèbre phrase (qui en fait apparaît deux fois dans son roman sous la forme: tous pour un, un pour tous) : « un pour tous, tous pour un ».

    C’est en fait une phrase apocryphe, rattachée aux cantons Suisses qui commencera à se répandre au XIXème siècle suite à des catastrophes naturelles.

    En latin cela donne « Unus pro omnibus, omnes pro uno ».

    Cette locution est a n’en pas douter fédératrice et pourrait s’ajouter aux vœux susceptibles de fédérer les différentes mouvances royalistes mais cela est une autre histoire.

    Au centre de cette Croix une couronne d’épines entourant les deux Cœurs Sacrés relie cette illustration à « la voile de l’Amour » qui est née de cette inspiration première.

    Cette couronne est verte et fait écho à l’ordre de Notre-Dame du Chardon fondée en 1370 par Louis II duc de Bourbon en l’honneur de Dieu et de la Vierge Immaculée. On l’appelait également l’ordre de Bourbon ou l’ordre de l’Espérance. Le vert était présent dans le grand collier ainsi que dans l’uniforme de cet ordre.

    La sainte couronne dont saint Louis nous légua la garde et qui veille encore sur son royaume (penser au récent épisode de Notre-Dame de Paris) ceinture les deux Cœurs Unis, renfermant comme la ceinture de l’Espérance nos actions et nos engagements catholiques et royaux pour cet avenir qui scellera de nouveau le pacte de Reims.

    Dans l’attente de la divine surprise que nous espérons prochaine, je vous souhaite à toutes et tous une sainte Espérance pour le Salut du royaume de France.

    https://louischiren6.wixsite.com/peintreetpoete/la-croix-de-l-esperance

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  3. MEMOIRE D’UNE GARGOUILLE

    Cette illustration est née le 8 mai pour s’achever le 11 mai 2019. Deux jours de création pour rendre hommage à Notre-Dame de Paris à travers cet héritage spirituel qui se manifeste matériellement par ce monument édifié pour la plus grande gloire de Dieu et en grande dévotion à la Très Sainte Vierge Marie.
    Cet héritage est également immatériel par le simple fait de sa vocation première qui est la manifestation de la foi qu’ont démontrée les auteurs du projet ainsi que les bâtisseurs du Moyen Âge. Manifestation de foi que nous pouvons observer dans l’ensemble du territoire au travers de ces cathédrales et basiliques, de ces églises et chapelles, de ces couvents et calvaires. Cet héritage immatériel est ancré dans la pierre, dans les vitraux, dans le bois de cette charpente, cette forêt qui a pris feu d’une manière très étonnante selon les plus grands spécialistes de la question.

    Cette immatérialité qui fait le sang de la France éternelle coule dans nos veines car l’amour et l’engagement qu’on eut ces générations successives à bâtir ces vaisseaux de pierres sont passés véritablement dans le sang de leurs descendances.

    Raison pour laquelle le démon par la révolution a souhaité détruire ce lien qui forme un tout, une marque visible de cette terre catholique, la fille aînée de l’Eglise.

    Le 8 mai nous fêtions les apparitions de saint Michel archange au mont Gargan qui eut lieu en 525 en Italie sous le pontificat de Gélase 1er.

    Ce même jour commémore bien sûr la libération d’Orléans par sainte Jeanne d’Arc en 1429. Nous attendons instamment sa seconde intervention comme annoncée par le Ciel.

    Le 11 mai 330, Byzance devenait officiellement la capitale de l’Empire romain en remplacement de Rome. Elle sera rebaptisée Constantinople plus tard en honneur de l’empereur Constantin le grand qui comme vous le savez devait vaincre Maxence au pont de Vilnius après l’apparition d’une Croix dans le Ciel et ce songe du Christ lui annonçant: « par ce signe tu vaincras ».

    Que d’échos à notre noble combat.

    Cette illustration d’une vue partielle de Notre-Dame de Paris vise à faire vivre d’une manière fictive et dans une approche anthropomorphique une gargouille.

    Après des siècles de travaux qui de la pose de la première pierre en 1163 en présence du Pape Alexandre III en passant par les modifications de la fin du XIIIème siècle, du réaménagement du chœur pour accomplir le vœu de Louis XIII, des destructions orchestrées par la révolution dite française (démontage de la flèche du XIIIème, destructions de 28 statues de la galerie des rois, destruction de toutes les grandes statues des portails à l’exception de la Vierge du trumeau du portail du cloître) à la restauration décrétée par Louis-Philippe 1er par l’action des architectes Eugène Viollet-le-Duc et Jean-Baptiste Lassus.
    Que pourraient dire ces éléments d’architecture auxquels les sculpteurs ont donnés des formes animales, fantastiques ou quasiment humaines s’ils pouvaient s’exprimer.

    Il est loin ce doux temps
    Où enfin j’ouvris les yeux
    J’ai conscience d’être une pierre
    Un homme m’a façonnée

    Cette naissance se fit au sol
    D’un gros bloc de calcaire
    Des entrailles de Paris
    Origine Lutécienne

    Je ressens encore les coups
    Du ciseau et du burin
    De l’odeur des ruelles
    Et celle de mon parrain

    Tournée dans tous les sens
    Enfin je vis la scène
    Une bâtisse à mi-hauteur
    Où bientôt je prendrai place

    Ce grand jour vint enfin
    Étrange sensation
    Un évêque nous bénit
    Car plusieurs nous étions

    Nous sommes des gargouilles
    Notre allure est étrange
    Nos gueules recrachent l’eau
    En gardiennes nous veillons

    Faisant corps avec elle
    Notre belle cathédrale
    Nous contemplons la vie
    Qui s’agite en dessous

    À cette place stratégique
    Je subis les frimas
    J’écoute les prières
    Au son du grand bourdon

    J’ai vu le roi saint Louis
    Portant la Sainte Couronne
    Ainsi que Charles VII
    Je connais votre Jeanne

    Le mariage d’Henri
    Votre vert galant
    Son triomphe qui suivit
    Fêté par un beau chant

    Bossuet perça les murs
    Ses paroles portaient
    Une oraison funèbre
    Il parlait d’un Condé

    Et puis vint le tumulte
    Que de bruits et d’effrois
    Terrible révolution
    J’étais aux premières loges

    Les régimes se renversent
    Ce sont les temps modernes
    Bien des pierres sont meurtries
    Brisées par la furie

    Une restauration
    Vint panser nos blessures
    Nous ne pouvions tout voir
    Notre Dame est debout

    Je termine mon histoire
    Par une chaleur intense
    C’est la forêt qui brûle
    Nous sommes dans l’attente

    La Vierge a protégé
    Cette construction humaine
    À cet instant je pense
    Si je pouvais parler

    https://louischiren6.wixsite.com/peintreetpoete/memoire-d-une-gargouille

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